Adouls : nouvelle phase de grève du 2 au 10 mars
Les adouls choisissent l’escalade. Ils annoncent une nouvelle phase de protestations avec sept jours de grève. Détails.
Les adouls haussent le ton. Leur instance nationale enclenche une nouvelle phase de protestation et annonce une grève de sept jours, prévue du 2 au 10 mars, sur l’ensemble du territoire.
Cette décision intervient après un premier arrêt de travail de quarante-huit heures, observé les 18 et 19 février. La profession proteste contre le projet de loi encadrant son exercice. Dans un communiqué daté du 23 février, les adouls officialisent l’escalade et actent la poursuite du bras de fer avec l’exécutif.
Les adouls sur les pas des avocats
Les adouls demandent l’ouverture d’un dialogue direct avec le chef du gouvernement. La profession espère visiblement un scénario similaire à celui des avocats. Ces derniers avaient mené une grève de plusieurs semaines pour contester le texte régissant leur métier, avant de renouer le dialogue avec la primature, à l’initiative de celle-ci.
Les adouls semblent aujourd’hui s’inscrire dans la même dynamique. Pression dans la rue professionnelle, blocage des services, puis appel à la négociation au plus haut niveau. Reste à savoir si cette stratégie produira les mêmes effets.
Des dispositions qui ne passent pas
Les motifs de la colère sont multiples, mais ils convergent vers un seul et même texte. Adopté en Conseil de gouvernement puis par la Chambre des représentants, le projet de loi sur l’organisation de la profession ne répond pas, selon les adouls, à leurs principales revendications. Ils reprochent au texte de maintenir certaines dispositions contestées et de ne pas intégrer des mesures qu’ils jugent essentielles.
Parmi les points sensibles figure notamment l’absence d’un mécanisme de dépôt de consignation au profit des adouls, à l’image de celui dont bénéficient les notaires. Une revendication ancienne, que la profession considère comme structurante pour sécuriser davantage les transactions et moderniser son cadre d’exercice.
Le conflit s’installe donc dans la durée. Après deux jours de grève en février, place désormais à une semaine complète de paralysie annoncée.
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