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Dossier Cet article est issu du dossier «Santé. L'essentiel de la réunion de Tahraoui avec les parlementaires» Voir tout le sommaire
Santé

Marchés de gardiennage, propreté et accueil dans les hôpitaux : “Plus de 70% des attributaires ne sont pas professionnels” (Tahraoui)

Après les nombreuses critiques et rumeurs concernant les marchés de gardiennage, de propreté et d’accueil dans les établissements de santé, le ministre de tutelle a fait le point sur les dysfonctionnements constatés et les mesures mises en place pour y remédier.

Ce qu'a dit Tahraoui sur les marchés de gardiennage, de propreté et d'accueil dans les hôpitaux
Ce qu'a dit Tahraoui sur les marchés de gardiennage, de propreté et d'accueil dans les hôpitaux
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Le 3 octobre 2025 à 17h11 | Modifié 3 octobre 2025 à 17h38

Sur les réseaux sociaux comme au Parlement, le ministère de la Santé a été la cible de nombreuses accusations concernant les marchés de gardiennage, de propreté et d’accueil dans les établissements de santé.

Le ministre a répondu à ces accusations, le 1ᵉʳ octobre en Commission des secteurs sociaux, en détaillant les dysfonctionnements constatés dans ces secteurs, ainsi que les mesures engagées pour y remédier.

"Plus de 70% des sociétés qui sont entrées dans ces secteurs ne sont pas professionnelles"

"Les marchés liés au gardiennage, à la propreté et à l’accueil ont été externalisés il y a plusieurs années. L’objectif était de confier ces services à des entreprises spécialisées, car il est difficile pour le ministère de les gérer directement", a-t-il expliqué au Parlement ce 1ᵉʳ octobre. "Ces marchés ont donc été attribués aux régions et provinces, afin qu’elles les gèrent directement, de manière autonome et responsable".

"Cependant, plus de 70% des sociétés qui sont entrées dans ces secteurs ne sont pas professionnelles. Prenons l'exemple du gardiennage. Certaines entreprises, au capital de seulement 10.000 DH, ont décroché des marchés allant jusqu'à 5 millions de DH, puis recrutent du personnel sans formation ni expérience, payé irrégulièrement ou parfois à peine 600 ou 1.000 DH par mois. Certains ne sont, malheureusement, même pas payés".

"Cette situation pose un réel problème. On pousse, en quelque sorte, ces gardiens à adopter des pratiques irrégulières. Les patients vulnérables sont prêts à débourser de l’argent pour des prestations qui ne relèvent même pas de la responsabilité des agents de sécurité, simplement pour obtenir de l’aide".

Un cahier des charges strict

"Pour remédier à ces dérives, il est nécessaire d’imposer des critères stricts. Dans les nouveaux cahiers des charges, nous avons exigé des références fiables. Nous avons également exigé que les superviseurs aient au moins un diplôme de niveau bac+2, puisqu’ils seront les interlocuteurs directs de la direction hospitalière".

"Le directeur d’hôpital n’a ni le temps ni les moyens de vérifier quotidiennement si les agents sont présents et font correctement leur travail. Le rôle du superviseur est donc crucial. C'est pour cette raison qu'il doit être professionnel, formé et capable d’appliquer des processus de suivi".

"Le cahier des prescriptions spéciales (CPS) établi par le ministère a été transmis aux régions. Les marchés doivent s’y conformer, et le ministère contrôle leur respect avant d’autoriser l’entrée d’une société. D’ailleurs, certains nouveaux marchés présentant des irrégularités ont été annulés", a-t-il révélé.

Et de préciser : "Cette problématique concerne aussi bien le gardiennage que la propreté, l’accueil, et même la gestion des déchets hospitaliers. Dans ce dernier cas, deux ou trois sociétés monopolisent le marché, sans toujours respecter les normes. Le respect du cahier des charges est donc indispensable pour rétablir la transparence et la qualité de ces services essentiels".

> Consultez notre dossier sur la présentation faite le 1er octobre en Commission des secteurs sociaux par le ministre de la Santé

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Le 3 octobre 2025 à 17h11
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