Lancement au Maroc d'un projet d'intégration de l’IA dans l’analyse des risques douaniers
Le coup d’envoi officiel du projet d'intégration de l’IA dans l’analyse des risques douaniers avait été donné le 19 mai à Rabat, lors d’une cérémonie présidée par Abdellatif Amrani, DG de l’Administration des douanes et impôts indirects, et Valentin Zellweger, ambassadeur de Suisse au Maroc.
L’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) vient de lancer, en partenariat avec l’Organisation mondiale des douanes (OMD) et le Secrétariat d’État à l’économie de la Confédération Suisse (SECO), un projet visant à intégrer les technologies d’intelligence artificielle dans les processus d’analyse et de gestion des risques douaniers, précise l'ADII dans un communiqué.
Ce projet "novateur, axé sur le ciblage et l’analyse prédictive, s’inscrit dans les efforts de digitalisation avancée engagés par l’ADII pour renforcer l’efficacité de ses contrôles" tout en facilitant les échanges commerciaux licites.
La première mission technique du projet s’est déroulée du 19 au 23 mai au siège de l’ADII, poursuit la même source. Conduite par des experts internationaux accrédités par l’OMD, cette mission "a permis une évaluation fine des acquis actuels de l’ADII en matière de traitement automatisé des données et de ciblage des risques, et a jeté les bases d’un plan d’action structuré pour les étapes à venir".
Lors de la cérémonie du coup d’envoi officiel qui s'est déroulée le 19 mai, les participants ont échangé sur "les enjeux stratégiques liés à l’exploitation des données massives, à l’intelligence artificielle et au machine learning appliqués à la gestion douanière des risques". Ont également été abordées les initiatives en cours menées par l’ADII en matière de transformation numérique et les perspectives de leur consolidation dans le cadre du présent projet.
L’ADII se félicite de cette collaboration trilatérale porteuse d’innovation, qui témoigne de la reconnaissance de son engagement en faveur d’une douane intelligente, proactive et résolument tournée vers l’avenir, conclut-on.
à lire aussi
Article : CSPJ : les associations de magistrats se mettent en retrait
À l’approche du scrutin du 17 octobre 2026 pour renouveler les représentants du troisième mandat (2027-2031), une charte impose la neutralité : aucun candidat présenté ou soutenu, aucun accompagnement dans les tribunaux et un signalement régulier des éventuelles irrégularités.
Article : Japon : le mégaprojet ferroviaire à 500 km/h s’enlise
Promise pour 2027, l’ouverture du premier tronçon Tokyo-Nagoya n’a plus de date officielle et sa facture est passée de 7.000 à 11.000 milliards de yens. L’arrivée jusqu’à Osaka, qui devait ramener le trajet à 67 minutes, devient elle aussi incertaine.
Article : Rahhou veut miser sur l'IA pour renforcer la transparence des marchés
Monographies sectorielles actualisées chaque année et nouvelles règles sur les échanges d'informations. Le Conseil de la concurrence entend mettre les mêmes données à la disposition des opérateurs en place et des nouveaux entrants.
Article : Maroc-Banque mondiale : 15 milliards, mais pour quels emplois ?
Prévu jusqu’en 2035, le nouveau partenariat entre le Royaume et l'institution de Bretton Woods doit orienter les interventions de la BIRD, d’IFC et de la MIGA vers la compétitivité des entreprises, les territoires et le capital humain. Mais les financements restent indicatifs et leur impact difficile à isoler.
Article : Drâa-Tafilalet peut-elle réussir son virage minier ?
Riche d’un sous-sol exceptionnel et d’un savoir-faire ancestral, la région de Drâa-Tafilalet, qui assure plus de 40 % de la production minière nationale hors phosphates, se positionne aujourd'hui comme la nouvelle frontière de l'investissement minier au Maroc. Entre la modernisation du modèle artisanal de la CADETAF et l'arrivée de grands opérateurs internationaux, le défi est désormais de structurer une chaîne de valeur durable et de lever les obstacles logistiques pour hisser ce territoire au rang de géant minier national.
Article : Sawti, la plateforme qui veut réconcilier jeunes et MRE avec la politique
Disponible en neuf langues, dont la darija, l’outil permet de vérifier son inscription électorale, de comparer les partis et leurs positions, puis d’accéder à des quiz fondés sur des sources vérifiables.