Détenu en Allemagne, Mohamed Boudrika perd son siège de député
Mohamed Boudrika a perdu son siège de membre de la Chambre des représentants sur décision de la Cour constitutionnelle, le 21 janvier. La cour a rendu son verdict à la suite d'une requête de l’institution législative.
Dans son verdict rendu le 21 janvier, la Cour constitutionnelle dit se fonder sur une correspondance de Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants.
Dans cette lettre, la cour est informée que Mohamed Boudrika s’est absenté sans raison valable pendant une année, une longue absence sanctionnée en vertu de l’article 12 de la loi organique 27-11 relative à la Chambre des représentants.
De ce fait, son siège de député (au titre de la circonscription d'Al Fida-Mers Sultan à Casablanca) a été déclaré vacant, et le candidat non élu qui le suit sur la liste est appelé à y pourvoir.
Rachid Talbi Alami, dans sa lettre, a expliqué que 41 mises en demeure ont été adressées, via un huissier de justice, au domicile de Mohamed Boudrika, mais qu’il n’avait fourni aucune réponse, étant constamment absent.
Détenu depuis juillet dernier à Hambourg, l’ancien président du Raja fait l’objet d’une procédure d’extradition à la demande des autorités judiciaires marocaines.
Comme pour anticiper la décision de la Cour constitutionnelle, il a annoncé, il y a quelques jours sur un média de la place, qu’il avait présenté sa démission du Parlement et du RNI.
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