Mairie de Rabat : les tractations ont commencé pour la succession d’Asmaa Rhlalou
Au lendemain de la démission de la présidente du conseil de la ville de Rabat, plusieurs élus nous ont expliqué les ressorts de son départ, avant de revenir sur la procédure et les délais qui seront nécessaires pour tenir de nouvelles élections. Selon nos sources, les tractations ont déjà commencé entre le RNI et le PAM pour imposer un candidat.
Asmaa Rhlalou a présenté au wali de la région Rabat-Salé-Kénitra sa démission de la présidence du conseil de la commune de Rabat, ce mercredi 28 février au terme d’un bras de fer qui aura duré des mois.
Abandonnée par sa majorité, elle a pourtant bien tenté de tenir le plus longtemps possible. Mais l’absence de solutions, l’accumulation des tensions et la persistance du blocage a fini par acculer la désormais ex-maire de Rabat, qui aura donc jeté l’éponge avant même la moitié de son mandat.
Un président d’arrondissement istiqlalien de son ex-majorité estime que le bilan de la commune peut s’apparenter à une "feuille blanche" tant il y a à faire, "que ce soit en matière de voirie, d’aménagement d’espaces verts, de zones réservées aux activités touristiques, industrielles, commerciales ou résidentielles, de centres culturels, d’amélioration des conditions de vie et des services aux citoyens, de création de nouveaux équipements structurants adaptés aux besoins de la population et d’inclusion sociale en termes de logement", entre autres.
Une paralysie qui, rappelons-le, est due au refus des élus de voter le budget 2024 ou d’adopter les nouveaux projets, dans leur guerre ouverte contre l’ancienne maire.
"Aucun candidat ne s’est déclaré"
Maintenant que les élus rbatis ont remporté leur bataille, quelle est la suite ? Si plusieurs président(e)s d’arrondissements se positionnent d’ores et déjà pour succéder à Asmaa Rhlalou, il n’existe à ce jour aucun candidat déclaré ou appuyé par son parti.
Malgré plusieurs informations parues chez nos confrères faisant état d’un accord de la coalition tripartite pour désigner la conseillère RNI Fatiha El Moudni, un dirigeant important du parti de la Colombe nous révèle qu’aucun nom n’a été tranché par les partis de la majorité.
Concernant la procédure de désignation du successeur de la présidente démissionnaire, un conseiller du PAM nous explique qu’une volonté de candidater à la mairie impose d’être la tête de liste d’une liste générale ou féminine dans l’un des cinq arrondissements de la capitale.
"Si le RNI veut conserver la municipalité, il y aura dix candidats potentiels (chaque parti a deux têtes de liste dans chaque arrondissement) ; or sans l’ex-tête de liste Asmaa Rhlalou, on arrive à neuf prétendants. Cela dit, sachant que le PAM propose d’offrir la mairie de Tanger au RNI pour pouvoir diriger la municipalité de Rabat, qu’il convoite, il pourrait y avoir 19 candidats postulants", révèle notre source. Ces deux partis seront obligés de trouver un terrain d’entente pour désigner un candidat de consensus.
"Le nouveau maire sera élu dans un délai maximal d’un mois"
Le successeur sera probablement une femme, selon les trois partis concernés de la majorité, rapporte notre source.
La procédure de désignation du futur maire devra passer par un vote des élus, qui sera organisé dans le cadre d’une session extraordinaire du conseil de la ville, fin mars. "Dès que le wali annoncera la vacance du poste, les candidats seront invités à se présenter avant que les 81 élus procèdent à un vote à l’issue duquel le vainqueur devra recueillir un minimum de 41 voix", conclut notre source. Selon elle, la mairie sera de nouveau fonctionnelle au plus tard au mois d’avril prochain.
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