Plus de 70 autorisations délivrées en 12 mois pour l'ouverture d'établissements de santé privés
Les dernières mesures initiées par le ministère de la Santé et de la protection sociale ont permis de fluidifier le traitement des dossiers d'investissement du secteur privé dans la santé, explique à Médias24 le Pr Redouane Salmali, président de l'Association nationale des cliniques privées.
L'Association nationale des cliniques privées (ANCP) a récemment tenu une réunion autour du chantier royal de la protection sociale, des mesures liées à la refonte du système national de santé, et du rôle et de la contribution du secteur privé de la santé, aux côtés des autres partenaires et intervenants, pour atteindre cet objectif conformément aux directives royales.
La nouvelle stratégie adoptée par le ministère de la Santé et de la protection sociale pour le traitement des dossiers d'investissement du secteur privé dans la santé a permis, entre le 14 septembre 2022 et le 27 août 2023, de délivrer les autorisations finales pour l'ouverture de 76 établissements de santé privés, dont 32 polycliniques, 5 centres d'oncologie, 21 centres de dialyse rénale, 13 laboratoires de radiologie médicale, et d'autres institutions, se félicite l'ANCP dans un communiqué.
Les 76 établissements se répartissent à travers le Royaume comme suit : 23 établissements dans la région de Casablanca-Settat, 11 à Rabat-Salé-Kénitra, 10 à Fès-Meknès, 9 à Souss-Massa, 7 à Marrakech-Safi, 5 à Tanger-Tétouan-Al Hoceima, 4 à Béni Mellal-Khénifra, 3 dans chacune des régions de Drâa-Tafilalet et de l'Oriental, et 1 à Laâyoune-Sakia El Hamra.
Fluidification de la procédure d'autorisation des cliniques
"Les nouvelles dispositions prises par le ministre de la Santé, qui a créé un secrétariat rattaché à son cabinet pour s'occuper des autorisations, avec la collaboration des administrateurs et des experts, ont permis une fluidité exemplaire dans le traitement des demandes d'autorisation", explique à Médias24 le Pr Redouane Salmali, président de l'ANCP.
Et de poursuivre, "en témoigne la cadence d'ouverture des établissements de soin qui ont dépassé les 70 cette année. Aujourd'hui, la procédure est bien codifiée. Les normes sont connues par tous les experts de la construction de cliniques. Les exigences humaines sont également établies, ce qui a permis d'abord aux cliniques de déposer des dossiers complets, puis à la commission de traiter avec beaucoup de célérité ces dossiers".
"Aujourd'hui, la nouvelle refonte du système de santé s'appuie sur la généralisation de la couverture assurantielle à tous les citoyens marocains. Le besoin se chiffre à 36.000 lits supplémentaires. Si le secteur privé couvre 50% à 60% de l'offre de soins, nous aurons besoin d'environs 500 cliniques. Il faut souligner que l'investissement moyen d'une clinique d'une taille moyenne, équipement et immobilier confondus, avoisine les 150 MDH. Une telle somme nécessite le recours à des fonds d'investissement et à des banques d'affaires, et repose sur la fluidité du financement bancaire et l'incitation fiscale pour permettre aux investisseurs de mettre en place des structures de santé performantes et de qualité", conclut notre interlocuteur.
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