Nouveaux détails sur la plateforme agroalimentaire de la région Casablanca-Settat
L’étude de faisabilité de la nouvelle plateforme agroalimentaire, qui remplacera les différents marchés de gros de la région, sera réalisée par la société Medz et financée par la CDG et le conseil communal de Casablanca. Elle permettra d’identifier son emplacement exact, ainsi que son business model et son tour de table.
La région de Casablanca-Settat prépare activement sa plateforme agroalimentaire. Lors de la session extraordinaire du conseil régional, réuni ce mercredi 22 novembre, un projet de convention relatif à cette plateforme a été voté à la majorité (47 voix pour et une abstention).
La convention en question concerne la coopération entre différents partenaires pour la réalisation de l’étude de création de cette plateforme, à savoir : les ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et de l’Industrie, ainsi que la wilaya de la région Casablanca-Settat, le conseil communal de Casablanca, la CDG, la société Medz et la SDL Casa Prestations.
"Cette étude nous démontrera les modalités techniques de création de cette plateforme, nous indiquera où celle-ci sera située, mais aussi la manière de gérer ce projet, soit à travers un partenariat public-privé, ou encore avec les différents établissements relevant de la commune de Casablanca et de la région", a expliqué Abdellatif Maâzouz, président du conseil régional, lors de la présentation de ce projet de convention.
L’étude de faisabilité sera réalisée par Medz
Et de préciser : "Cette étude sera réalisée par la société Medz et financée par la CDG et le conseil de la ville de Casablanca".
"Le conseil régional, qui prendra part à ce projet, se chargera de son pilotage", a souligné Abdellatif Maâzouz, notant qu’il s’agit "d’une étape préliminaire qui précède le vote d’une convention-cadre de coopération entre les mêmes parties, pour la création de ladite plateforme".
Cette convention-cadre figurait également à l’ordre du jour de cette session extraordinaire, mais il a été décidé, à la majorité, de reporter son examen et le vote jusqu’à la finalisation de l’étude de faisabilité.
"Le coût de construction de cette plateforme est estimé à 1,5 milliard de DH", a-t-il expliqué. "Il s’agit d’une estimation. Ce montant peut être revu à la hausse comme à la baisse. Nous pourrions également intégrer d’autres parties à cette convention, à savoir le ministère des Finances par exemple, ainsi que la commune qui accueillera ce projet".
"Il est donc préférable d’attendre les conclusions de l’étude de faisabilité, avant d’adopter la convention-cadre relative à la construction de ladite plateforme agroalimentaire, pour avoir une idée précise du montant nécessaire et du terrain exact où elle sera construite".
La zone qui accueillera la plateforme identifiée
Contacté par Médias24, un membre du conseil régional nous explique que l’objectif de cette plateforme est "de regrouper tous les marchés de gros du Grand Casablanca".
À ce stade, "la zone où sera construite la future plateforme agroalimentaire a été identifiée. Il s’agit de la commune rurale de Sahel Oulad H’riz", à Had Soualem, mais le terrain retenu sera défini par cette étude de faisabilité.
"Cette étude préliminaire nous permettra ainsi de définir l’emplacement exact de ce projet, son business model, son coût réel, le montage financier et le tour de table".
Et notre interlocuteur de conclure : "Il s’agit d’une étape qui précèdera la signature de la convention-cadre relative à la construction de cette plateforme, prévue vers la fin de l’année en cours".
Pour résumer, cette étude a pour but de déterminer les meilleures conditions techniques, économiques, financières, institutionnelles et organisationnelles pour la mise en œuvre de ce projet, mais aussi de choisir un site adapté.
La plateforme regroupera tous les marchés de gros de Casablanca
Rappelons-le, l’objectif principal de ce projet est de relocaliser hors de la ville les quatre marchés de gros actuels, à savoir celui des fruits et légumes à Hay Moulay Rachid, de poisson à Lahraouyine, des œufs à la Gironde et des volailles à Hay Mohammadi, afin de réduire la pression sur la ville de Casablanca et de contribuer à sa décongestion.
En effet, prenons l’exemple du marché de gros de fruits et légumes. Fort d'environ 1,5 million de tonnes commercialisées chaque année pour assurer l’approvisionnement de la ville comme la réexpédition à travers le Royaume, il se trouve à l’étroit sur son site actuel, avec des bâtiments difficiles à restructurer.
Le diagnostic et les études préliminaires réalisés par la commune de Casablanca ont démontré que la seule possibilité d’assurer le développement à long terme de ce marché est d’envisager une relocalisation dans les meilleurs délais.
La commune a donc voulu profiter de cette relocalisation pour créer une véritable plateforme agroalimentaire, à vocation régionale, en regroupant en un même lieu l’ensemble des commerces de gros des produits alimentaires, mais aussi des opérateurs de gros de produits alimentaires dans les secteurs traditionnels, ceux de la grande distribution, du froid, de la petite transformation, et des importateurs notamment.
Concrètement, ce projet revient à construire une petite ville, avec un centre unifié pour les marchés, similaire aux marchés de certaines grandes villes mondiales.
Plus de 350 MDH de revenus annuels sont prévus par la commune dès la première année de son exploitation, ainsi que la création de plus de 1.000 nouveaux emplois. Le projet est prévu d’être réalisé sur cinq ans, de 2023 à 2027, selon la commune, qui devrait le financer à hauteur de 50%.
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