Les associations des parents d’élèves demandent l’annulation des notes du premier semestre
Dans une lettre adressée au chef du gouvernement, la Ligue nationale des associations des parents d’élèves demande l’annulation des notes du premier semestre dans les secteurs public et privé, après la perte d’un mois et demi du temps scolaire suite aux protestations des enseignants contre le nouveau statut unifié.
"Après avoir perdu 195 jours au cours des quatre dernières années scolaires, nos enfants sont maintenant privés de plus d’un mois et demi (de cours, ndlr) depuis le début de l’année scolaire. Nous nous interrogeons sur la manière dont cela sera compensé, en particulier compte tenu des déductions sur les salaires des enseignantes et des enseignants, qui les amèneront inévitablement à refuser de suppléer les cours", fustige la Ligue nationale des associations des parents d’élèves dans une lettre adressée au chef du gouvernement.
"Étant donné que les enseignants ont annoncé un nouveau mouvement de grève les 7, 8 et 9 novembre 2023, nous vous demandons de retirer le décret 2.23.819 (relatif au nouveau statut unifié, ndlr), qui pourrait mener notre pays vers des conséquences indésirables. Nous exigeons l’annulation des notes des épreuves du premier semestre dans les secteur public et privé pour garantir l’égalité des chances conformément à la vision stratégique et à la loi-cadre 51.17, surtout après votre communiqué du 30 octobre 2023, adapté au développement de la réforme du secteur", précise-t-on.
Les doléances des parents d’élèves
"Tout décret relatif à l’Education, ne tenant pas compte de l’avis de tous les intervenants et utilisant les associations de parents d’élèves comme un simple décor pour des réunions vouées à l’échec, avec pour conséquence la perte des droits des élèves, n’est pas acceptable", revendique la même source.
Voici les doléances de la Ligue nationale des associations des parents d’élèves signalées auprès du chef du gouvernement :
- la publication d’un rapport détaillé sur le temps scolaire perdu, par niveau, dans les régions et les provinces, ainsi que sur la manière d’y remédier et sur la gestion des élèves du secteur public lors des examens certificatifs ;
- l’organisation d’un débat national pour remédier aux déséquilibres actuels, en particulier ceux causés par le décret n° 2.23.819 ;
- l’ouverture d’un débat sur la mise en œuvre du décret n° 2.20.475 et ses impacts sur la gestion des associations de parents, en suivant le contenu du message royal à l’occasion de la rentrée scolaire 2001-2000, appelant à activer le rôle des parents dans la gestion de la vie scolaire en tant que partenaires essentiels dans l’éducation de leurs filles et fils tout au long de leur parcours scolaire.
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