La BAD approuve un APR de 100 millions d’euros avec Attijariwafa bank pour développer le commerce africain
La Banque africaine de développement a approuvé un accord de participation aux risques (APR) de 100 millions d’euros avec Attijariwafa bank pour développer le commerce africain.
Cet accord, deuxième du genre conclu avec Attijariwafa bank, intervient dans un contexte de durcissement sur le continent des normes réglementaires en matière de fonds propres et de conformité, souligne la BAD dans un communiqué. Cela a conduit les banques internationales à réduire les niveaux de leurs engagements et le nombre de leurs correspondants en Afrique, en partie à cause de la perception élevée du risque africain, ajoute la même source.
Cet accord permettra à Attijariwafa bank de répondre à cette problématique en soutenant les banques locales du continent, confrontées à une baisse des lignes de financement et de confirmation auprès de leurs banques correspondantes, qui sont engagées auprès des PME et entreprises locales, poursuit la BAD.
L’accord de participation aux risques entend ainsi répondre à la demande croissante émanant des marchés africains en matière de financement du commerce extérieur, dans des secteurs économiques vitaux tels que l’agriculture et l’agroalimentaire, les énergies renouvelables, l’industrie manufacturière, la santé, les télécommunications, le transport et les services.
Il va aussi contribuer à une diversification de la production favorisant la création d’emplois et les recettes fiscales additionnelles pour plusieurs États africains, stimulant ainsi leur résilience économique.
Cet accord permettra de renforcer la capacité des banques africaines et celle de leur clientèle de PME en consolidant les relations de confiance entre les acteurs du système bancaire africain, afin d’accélérer le développement du commerce extérieur régional et international et d’aider les petites et moyennes entreprises opérant dans plusieurs pays africains à avoir accès aux instruments de financement du commerce.
À découvrir
à lire aussi
Article : Sahara : l'UE juge l'autonomie sous souveraineté marocaine comme la solution “la plus réalisable”
L'Union européenne a affiché jeudi 16 avril 2026 à Rabat une position nettement plus explicite sur le Sahara marocain, en estimant qu'"une autonomie véritable" sous souveraineté marocaine pourrait constituer "une solution des plus réalisables" pour clore ce différend régional.
Article : DGI. Facturation électronique : lancement en préparation, les détails avec Younes Idrissi Kaitouni
Validation en temps réel, rôle central de la DGI dans la circulation des factures, intégration des systèmes d’information et contrôle renforcé des délais de paiement… La réforme de la facturation électronique se précise, avec un déploiement progressif et un écosystème en cours de structuration.
Article : Réduction des effectifs d’ingénieurs chez Renault. Première réaction de Renault Maroc
En annonçant une réduction de ses effectifs d’ingénieurs dans ses centres de recherche et développement, Renault fait naître des interrogations au Maroc, où le groupe vient de lancer un nouveau centre d’ingénierie en 2025.
Article : Dans le Haut Atlas marocain, l’Observatoire de l’Oukaïmeden se veut un hub scientifique mondial
Derrière ses dômes blancs, l’Observatoire de l’Oukaïmeden s’est mué en quelques années en une véritable machine à découvertes. Fort de plus de 4.700 objets célestes identifiés et de collaborations internationales de haut niveau, il s’affirme désormais comme une infrastructure stratégique, à la croisée de la recherche, de la technologie et de la souveraineté scientifique. Et ce n'est qu'un début.
Article : Dakhla : un mégaprojet de datacenters verts de 500 MW lancé pour asseoir la souveraineté numérique du Maroc
Une convention entre plusieurs institutions publiques acte le démarrage des études chargées de fixer le modèle économique, la gouvernance et les modalités de financement du programme.
Article : Coupe du monde 2026. Ce que disent les chiffres sur les retombées économiques
Le rapport de la FIFA et de l’Organisation mondiale du commerce sur la Coupe du monde 2026 donne une estimation des retombées économiques de la compétition, aussi bien dans les pays organisateurs qu’à l’échelle mondiale. Des projections qui se recoupent sur plusieurs aspects avec celles annoncées en vue du Mondial 2030.