Voice of Africa. Les défis de l’écosystème des startups en Afrique (Yassine Laghzioui)
A Voice of Africa, l’événement organisé à l’UM6P de Benguerir en marge des Assemblées générales du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, Yassine Laghzioui, CEO de UM6P Ventures, nous parle des défis de l’écosystème entrepreneurial africain et propose des solutions pour y faire face.
"L’écosystème entrepreneurial africain est très prometteur mais fait face à plusieurs défis", explique Yassine Laghzioui, CEO de UM6P Ventures, au micro de Médias24. "Nous avons détecté, à l’UM6P Ventures, plusieurs opportunités ; or ce sont des projets en attente d’investissements qui risquent de ne jamais aboutir", dit-il, déplorant que "la crise économique actuelle ne [fasse] qu’empirer la situation pour les porteurs de projets".
Selon lui, le plus grand challenge du continent est la fragmentation du marché, avec plus de 50 pays africains, chacun ayant sa propre culture et ses propres réglementations et habitudes de consommation. Ces différences compliquent le développement des startups au niveau continental.
Pour y remédier, estime Yassine Laghzioui, "l’une des solutions est de créer un cadre standardisé et unifié qui simplifie le développement des startups" ; en plus de créer un partenariat entre les investisseurs africains pour permettre à leur portfolio de startups de progresser à l’échelle continentale.
Le second défi se situe au niveau des réglementations. Le cadre légal n’est pas homogène et cohérent, "ce qui rend cauchemardesque le développement continental des startups". Là encore, pour y remédier, la solution peut être de mettre en place une sandbox (un système virtuel sécurisé) qui permet au startups de tester leurs solutions sans les composantes liées aux régulations, suggère Yassine Laghzioui.
Le dernier défi est lié au capital humain. "Nous constatons un décalage entre les compétences des diplômés et les besoins des startups, notamment les compétences entrepreneuriales", observe notre interlocuteur. Les formations doivent être adaptées à l’entrepreneuriat. Quant aux universités, elles pourraient également développer des programmes d’accompagnement dédiés aux étudiants ayant des idées de projets.
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