Mondial 2023. Les Marocaines éliminées sans démériter en huitième de finale
Éliminées par la France (0-4) en huitième de finale de la Coupe du monde féminine 2023 en Australie, ce mardi 8 août 2023, les Marocaines ont été vaillantes à défaut d’être efficaces. La participation inédite de Chebbak et ses coéquipières à ce stade de la compétition présage d’un bel avenir pour le football féminin national.
L’équipe nationale n’a pas démérité mais a vu son épopée lors de la Coupe du monde 2023 s’achever en huitième de finale, à Adelaïde, en Australie, face aux Bleues d’Hervé Renard. Certes, Ghizlane Chebak et ses coéquipières peuvent nourrir des regrets après cette élimination à ce stade de la compétition, mais au fond c’est une réussite en soi. Un résultat inespéré pour une première participation à l’évènement planétaire.
Malgré une entame de match énergique des Lionnes de l’Atlas, les Françaises ont pris le large avant la demi-heure du jeu, en trompant par trois fois Khadija Rmichi. En tout, la portière marocaine aura cédé à quatre reprises, sur des réalisations de Kenza Dali, Kadidiatou Diani et un doublé d’Eugénie Le Sommer.
Une entame de match encourageante
La logique sportive a été respectée, malgré une entame de match encourageante côté marocain. Le premier quart d’heure a mis en lumière la supériorité technique des Françaises et la discipline tactique de l’équipe nationale. Ghizlane Chebbak a notamment été au four et au moulin.
Par son sens de l’anticipation, la capitaine de l’équipe nationale a annihilé des situations dangereuses. Mais au quart d’heure de jeu, le verrou marocain a fini par sauter, cédant aux coups de butoir des attaquantes adverses et à une tête piqué de Diani. Le placement des deux défenseuses centrales marocaines est défaillant sur l’ouverture du score. Un avantage logiquement acquis par les Françaises au vu de leur maîtrise jusqu’alors.
Une mainmise sur le match confirmée moins de cinq minutes plus tard (20’), sur un tir à l’entrée de la surface de réparation de Kenza Dali, avant qu’Eugénie Le Sommer ne mette fin au suspens en ajustant de près Khadija Rmichi, à la suite d’un dégagement raté de la défense marocaine. L’avant-centre française a finalement réussi un doublé de la tête à la réception d’un centre au second poteau (71’).
Manque de justesse dans la dernière ou avant-dernière passe
L’écart physique et technique entre les deux équipes était trop difficile à combler. Articulé autour d’un 4-4-2 trop rigide, où les permutations pour perturber la défense adverse étaient rares, l’équipe nationale n’a pas réussi à mettre en danger la portière française. Le choix d’opter pour du jeu long a symbolisé la difficulté des Marocaines à sortir du pressing français et la domination de l’arrière garde française dans les airs.
En somme, les Marocaines ont trop peu été en possession du ballon (23%) pour inquiéter les Bleues. Et quand elles l’ont eu, elles n’ont pas vraiment su quoi en faire (un tir non cadré). Sur certaines phases de récupération haute, les protégées de Reynald Pedros ont manqué de justesse dans la dernière ou avant-dernière passe (48% de passes réussies). Les changements opérés par le technicien français n’ont pas apporté la plus-value escomptée.
L’absence d’expérience et le trop-plein de naïveté à ces altitudes où les espaces et l’oxygène se raréfient, ont été rédhibitoires aux Marocaines qui pourront sans doute se consoler en étant les premières joueuses de la région arabe ou amazigh à atteindre ce stade de la compétition. Cette défaite ne remet aucunement en cause le parcours d’exception réussi par l’équipe nationale féminine. Un véritable exploit qui présage d’un avenir radieux et plein de succès.
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