10.000 délits forestiers enregistrés entre 2020 et 2022
Lors de la dernière décennie, les délits forestiers ont baissé de 30%, pour s’établir à 10.000 infractions entre 2019 et 2022. La sensibilisation, ainsi que l’implication des populations locales et de sociétés privées dans la surveillance du couvert forestier, n’y sont pas étrangers.
La lutte contre les délits forestiers est l’une des priorités de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF). En l’espace de dix ans, ces infractions ont connu une importante baisse, de l’ordre de 30%, passant de 14.250 (2013-2015) à 10.000 délits (2020-2022). Lors de cette dernière période, les coupes de bois illicites (35%) et le défrichement du domaine forestier (20%) représentent 55% des infractions. Le détail de la nature des infractions commises est comme suit :
La diminution de ces délits est consécutive à la mise en place de plusieurs mesures, dont une plus grande implication des habitants des zones à risques dans la surveillance des forêts, mais aussi en faisant appel à des sociétés de surveillances privées, sur une superficie de 160.000 hectares.
L’utilisation des nouvelles technologies dans le cadre de la surveillance, dont les drones, a également participé à la baisse des délits forestiers. Jumelées au feu de forêts, ces infractions sont responsables de la perte, en moyenne, d’environ 17.000 ha de couvert forestier par an.
D’une superficie estimée à 9 millions de hectares, le domaine forestier du Royaume est régi par le Dahir du 10 Octobre 1917 sur la conservation et l’exploitation des forêts.
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