χ

Conflit commune de Fès-City Bus : Bekkali favorable à un accord sous conditions

L'arbitrage du ministère de l'Intérieur dans le conflit qui oppose la ville de Fès au délégataire du transport public par bus, City Bus, a porté ses fruits puisque qu'un accord est en cours de concrétisation. Contacté par Médias24, le maire de Fès souhaite disposer de garanties de la part du délégataire, afin de signer l'accord dans un délai de 10 jours.

Conflit commune de Fès-City Bus : Bekkali favorable à un accord sous conditions

Le 2 octobre 2022 à 9h43

Modifié 2 octobre 2022 à 9h43

L'arbitrage du ministère de l'Intérieur dans le conflit qui oppose la ville de Fès au délégataire du transport public par bus, City Bus, a porté ses fruits puisque qu'un accord est en cours de concrétisation. Contacté par Médias24, le maire de Fès souhaite disposer de garanties de la part du délégataire, afin de signer l'accord dans un délai de 10 jours.

  • 420 millions de dirhams d'investissements pour 227 bus
  • 125 bus dès les 10 premiers suivant la signature de l'avenant
  • Le maire réclame des garanties de la part du délégataire quant au financement de sa part

Le différend qui oppose la ville de Fès à City Bus est en passe d’être réglé. Un accord de principe a été trouvé entre les deux parties suite à l’arbitrage du ministère de l’Intérieur.

Cet accord prévoit un investissement de près de 420 millions de dirhams, pour acquérir 227 bus.

Joint par Médias24, le maire de la ville de Fès, Abdeslam Bekkali, nous explique que ces bus seront de différentes tailles. Ainsi, 90 seront d’une longueur de 9 mètres, 125 bus d’une longueur de 12 mètres et 12 bus d’une longueur de 15 mètres.

L’accord prévoit la réception de 125 bus dans un délai de 10 mois, tout en recevant une cinquantaine de bus dans les deux premiers mois suivant la signature de l’avenant, afin de gérer cette phase transitoire.

Cet accord vient après que l’offre précédente qui prévoyait un investissement de 378 millions de dirhams, ait fait l’objet de réserves de la part du bureau et du conseil communal, notamment à cause du refus de garder les mini-bus de type sprinter.

Bekkali demande des garanties

La somme de 420 millions de dirhams va être supportée à part égale entre la Société délégataire City Bus et les pouvoirs publics. Abdeslam Bekkali salue le rôle positif du ministère de l’intérieur dans cet arbitrage qui prouve, d’après lui, son engagement envers le transport public dans la ville de Fès.

Mais le maire ne paraît pas totalement rassuré. C’est pour cette raison qu'il réclame absolument des garanties de la part du délégataire, notamment quant au financement des termes de cet accord.

« Nous demandons au délégataire d’apporter des garanties, car de l’autre côté les pouvoirs publics vont s’engager à remplir leur part du contrat », déclare-t-il.

Il y a également d’autres détails concernant l’opérationnalisation de l’accord, qu’il convient de préciser, tels que la qualité et les marques des bus qui seront mis en circulation.

« Cette étape ne doit pas prendre plus de 10 jours, car la ville ne peut pas attendre plus. Si le délégataire arrive à apporter les garanties nécessaires, nous allons aller de l’avant, sinon nous allons choisir l’autre chemin », affirme-t-il.

Il sera également question de concevoir un montage financier en trouvant les partenaires qui vont contribuer à la part de l’investissement qui revient à la commune. Le ministère de l’Intérieur devrait en être le principal contributeur à travers une subvention accordée à la ville de Fès.

Création d'un compte spécial pour recevoir les redevances dues au délégataire

D’autre part, la commune a créé lors de la dernière session du conseil, un compte spécial pour le développement de la mobilité. Abdeslam Bekkali nous explique que c’est à travers ce compte que la commune peut recevoir les redevances et les taxes que la ville doit à la société délégataire.

Ce compte, qui devait être créé dès l’entrée en vigueur du contrat de délégation, n’a pas été créé ni par le Conseil communal sur le mandat 2009-2015 (celui à l’origine du contrat), ni celui du mandat 2015-2021, regrette Abdeslam Bekkali.

« La société délégataire nous doit aujourd’hui au titre de ces redevances et taxes une somme proche de 8 millions de dirhams », a-t-il précisé.

Enfin, cet accord, s’il est confirmé, va faire l’objet d’un avenant entre le délégant et le délégataire qui change les termes du contrat qui lie les deux parties jusqu’en 2027.

Ce possible dénouement intervient après une stratégie d’attaque menée par le maire Abdeslam Bekkali, depuis son accession à la tête de la mairie en 2021. Alors nouveau président du Conseil communal, il n’a pas hésité à émettre des avertissements, suivis d’amendes contre la société délégataire, pour le non-respect de ses engagements.

Il lui reprochait notamment un manque de 190 bus qu’elle devait mettre en circulation dans la ville. De son côté, City Bus reprochait également à la ville le manque de subventions et la stagnation des prix, contrairement à ce que prévoyait le cahier de charge.

A lire aussi


Les dernières annonces judiciaires
Les dernières annonces légales

Communication financière

Ajarinvest: Rapport semestriel (S1 2022) de l’OPCI « NOTIS INVEST SPI » au titre de l'arrêté du 30.06.2022

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.