L’appel d’offres pour la faisabilité d’un système d’alerte au tsunami relancé
Après un premier appel d’offres jugé infructueux, le ministère de l’Equipement a lancé un second appel d’offres pour l’étude de la mise en place d’un système d’alerte au tsunami au Maroc.
Le délai global d’exécution du marché est toujours fixé à 420 jours. Son coût est estimé à 1.572.480 DH, selon l’avis d’appel d’offres. Le bureau d’étude sélectionné aura pour missions :
- le diagnostic et l’état des lieux exhaustifs (90 jours) ;
- le benchmarking international (60 jours) ;
- l’étude d’exposition au risque de tsunami (90 jours) ;
- l’étude de pertinence de mise en place d’un système d’alerte aux tsunamis (60 jours) ;
- la formulation d’un processus d’alerte et d’un guide d’établissement d’un plan d’urgence territorial (90 jours) ;
- le dossier d’appel d’offres et du coût financier de mise en place du système d’alerte aux tsunamis au Maroc.
De par sa position géographique, le Maroc est exposé aux tsunamis. En atteste celui du 1er novembre 1755 : provoquée par un tremblement de terre survenu au Portugal, à Lisbonne, la vague avait dévasté les côtes atlantiques, occasionnant d’énormes dégâts humains et matériels.
L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) redoute par ailleurs la survenue d'un tsunami en Méditerranée dans les 30 prochaines années. “Les statistiques montrent que la probabilité d'une vague de tsunami de plus d'un mètre est proche de 100%”, indique l'agence onusienne dans un communiqué.
D’où l'intérêt pour le Maroc de renforcer sa résilience à ce phénomène naturel. A ce titre, les villes d'El Jadida et d'Alexandrie (Egypte) ont été désignées par l'Unesco pour représenter le continent africain dans le cadre du programme “Tsunami Ready”.
Le terme “tsunami” est composé de deux mots japonais : “tsu” (port) et “nami” (vague). Il désigne une onde provoquée par le rapide mouvement d'un grand volume d'eau dans l'océan ou en mer. Ce mouvement est généré par l'activité sismique (78%), l'activité volcanique, les glissements de terrain (10%) et l'activité météorologique (2%).
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