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Lancement imminent d’un plan stratégique national pour l’élimination des hépatites virales d’ici 2030

"Un Maroc où toute personne souffrant d’hépatite virale a accès aux traitements sûrs, abordables et efficaces". Telle est la vision portée par le Plan stratégique national de lutte contre les hépatites virales 2022-2026, lancé ce jeudi 28 juillet.

Lancement imminent d’un plan stratégique national pour l’élimination des hépatites virales d’ici 2030

Le 27 juillet 2022 à 18h02

Modifié 27 juillet 2022 à 18h02

"Un Maroc où toute personne souffrant d’hépatite virale a accès aux traitements sûrs, abordables et efficaces". Telle est la vision portée par le Plan stratégique national de lutte contre les hépatites virales 2022-2026, lancé ce jeudi 28 juillet.

Le ministère de la Santé et de la protection sociale est sur le point de lancer, jeudi 28 juillet à l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite virale, le Plan stratégique national de lutte contre les hépatites virales 2022-2026.

Elaboré selon une approche participative multisectorielle, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il vise l’élimination des hépatites virales en tant que menace de santé publique à l’horizon 2030, selon des circulaires du ministère consultées par Médias24.

Une campagne nationale de dépistage de l’hépatite virale C sera lancée le même jour. Au total, 150.000 tests rapides de détection seront effectués. Ils seront réalisés dans 1.700 centres de dépistage, lesquels comprennent les ONG, les établissements pénitentiaires et les centres référents de prise en charge du VIH.

1,8 million de tests de dépistage seront réalisés annuellement 

Au Maroc, selon les données de l’enquête nationale de séroprévalence des hépatites virales de 2019, la séroprévalence des hépatites B et C est de 0,7% et 0,5% respectivement en population générale. Grâce à ce plan stratégique national, les nouvelles infections par ces hépatites, ainsi que la mortalité dont elles sont responsables, seront réduites de 50% d’ici 2026.

Pour rappel, ce plan avait été annoncé pour la première fois en 2016. Depuis, il a subi des retards liés à des problèmes répétés dans le processus d’achat de nouveaux médicaments par le ministère de la Santé. Il est axé sur la prise en charge, le dépistage, la prévention et la surveillance épidémiologique.

La priorité sera d’abord accordée à l’élimination de l’hépatite C, en raison de la disponibilité d’outils fiables de dépistage et de confirmation, et de traitements antiviraux à action directe (AAD), fait savoir le ministère de la Santé. « Efficaces » et « sécuritaires », ces traitements guérissent l’infection en quelques mois seulement, poursuit la même source. La mise en œuvre du plan ouvrira la voie à l’élimination de l’hépatite B également, à l’horizon 2030.

Plus précisément, il s’agira de réaliser chaque année près de 1,8 millions de tests de dépistage des hépatites B et C chez les groupes à haut risque, parmi lesquels figurent les personnes injectrices de drogues, les patients hémodialysés, les professionnels du sexe, les porteurs d’infections sexuellement transmissibles, etc.

Quelque 10.500 personnes atteintes d’hépatite C chronique bénéficieront chaque année d’antiviraux à action directe. Plus de 17.000 personnes atteintes d’hépatite B et éligibles au traitement seront également prises en charge annuellement.

580 MDH débloqués par le ministère 

Le budget total pour la mise en œuvre de ce plan stratégique national est estimé à 580 millions de dirhams pour la période 2022-2026. Les dépenses sont réparties de la sorte :

55% pour la prise en charge ;

24% pour le dépistage ;

21% pour la prévention ;

1% pour la surveillance épidémiologique ;

1% pour la gouvernance.

L’annonce du lancement de cette stratégie a été fortement saluée par les organisations de la société civile, notamment l’Association de lutte contre le sida (ALCS). « Ce plan, dont la mise en œuvre est attendue depuis plusieurs années, va enfin permettre aux nombreux Marocains vivant avec des hépatites virales de se faire soigner gratuitement dans les centres de prise en charge », a réagi l’ALCS.

L’association déplore cependant que la société civile, partenaire clé du ministère de la Santé, n’aie été impliquée qu’à la fin de l’élaboration de ce plan. « Le ministère a besoin des associations pour accéder aux groupes ciblés par le plan, en particulier les injecteurs de drogues et les professionnels du sexe, dont la société civile est particulièrement proche », a revendiqué un responsable au sein de l’ALCS auprès de Médias24.

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