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Bensaïd : « À terme, chacune des 12 régions du Maroc aura son école des Beaux-Arts »

Après l’annonce du projet d’implanter quatre nouvelles écoles des Beaux-Arts, Mehdi Bensaïd est revenu pour Médias24 sur les étapes qui permettront de passer de deux à six établissements d’ici 2024 puis, à plus long terme, à une école pour chacune des 12 régions du Maroc.

Bensaïd : « À terme, chacune des 12 régions du Maroc aura son école des Beaux-Arts »

Le 25 juillet 2022 à 15h36

Modifié 25 juillet 2022 à 16h31

Après l’annonce du projet d’implanter quatre nouvelles écoles des Beaux-Arts, Mehdi Bensaïd est revenu pour Médias24 sur les étapes qui permettront de passer de deux à six établissements d’ici 2024 puis, à plus long terme, à une école pour chacune des 12 régions du Maroc.

Après Tétouan et Casablanca, les villes de Rabat, Agadir, Oujda et Marrakech abriteront prochainement une école des Beaux-Arts, avant que chacune des 12 régions puisse en accueillir une à moyen terme.

À ce jour, le Maroc ne dispose que d’une seule école des Beaux-Arts reconnue par l’État

Un objectif que nous confirme Mehdi Bensaïd pour qui la stratégie de maillage du territoire national, à travers la multiplication d’écoles des Beaux-Arts, permettra d’accueillir au moins une vingtaine d’étudiants par année et par ville. Le cursus de trois ans inclura un enseignement traditionnel (dessin, sculpture…), mais également de nouveaux métiers (gaming, design…) aux débouchés certains.

Dans un premier temps, les futurs établissements seront durant au moins une année sous la supervision des enseignants de l’école de Tétouan, qui est à ce jour la seule à jouir du statut d’école des Beaux-Arts.

En effet, cette dernière est la seule à être reconnue par l’Etat, car l’école de Casablanca, qui ne relève que de la commune, ne dispose d’aucune reconnaissance étatique de son diplôme. C’est la raison pour laquelle le ministre vient de signer une convention avec la ville.

Pour régler le problème de reconnaissance du diplôme, les cours seront dispensés par des enseignants universitaires dès la prochaine rentrée. Ainsi, selon Bensaïd, le diplôme de l’école des Beaux-Arts de la capitale économique pourra être reconnu par l’Etat à partir de la rentrée 2023-2024.

Deux nouveaux établissements créés en 2023 et deux autres en 2024

D’après le ministre, dès l’année prochaine, deux nouvelles écoles verront le jour à Rabat et Agadir et, à l’horizon 2024, ce sera le tour d’Oujda puis de Marrakech.

Interrogé sur l’investissement nécessaire aux quatre ouvertures, Mehdi Bensaïd affirme qu’il n’est pas problématique contrairement à la recherche d’enseignants spécialisés qui devront être disponibles, mais aussi rémunérés par le ministère de l’Enseignement supérieur dont ils seront détachés.

Optimiste quant au budget annuel de fonctionnement d’un million de dirhams jugé « gérable », le ministre insiste cependant sur la difficulté de mobiliser et de financer les postes budgétaires nécessaires.

Sous la supervision temporaire des enseignants de l’école de Tétouan

C’est pourquoi les quatre nouvelles entités seront sous la tutelle technique des enseignants de l’école des Beaux-Arts de Tétouan, durant au moins une année.

Sachant que chaque année des milliers d’étudiants postulent pour accéder à l’école de Tétouan et qu’une quarantaine d’entre eux seulement sont retenus, les nouveaux établissements permettront de multiplier les promotions d’artistes sur tout le territoire, avec une formation adaptée au marché de l’emploi.

« Nos priorités actuelles sont donc de déterminer les postes budgétaires qui seront nécessaires, et de savoir si les infrastructures qui abriteront les écoles de Rabat, Agadir, Oujda et Marrakech devront être installées dans des locaux déjà existants pour démarrer l’activité ou à bâtir pour être pérennes.

« La réaction du marché de l’emploi déterminera si le Maroc a besoin d’une école par région »

En fonction de l’intérêt suscité par les six écoles, Bensaïd ajoute qu’à moyen terme, sans préciser le délai, son département étudiera la possibilité de les étendre aux 12 régions.

« En réalité, c’est l’intérêt du marché de l’emploi qui permettra de savoir s’il est judicieux d’étendre à l’ensemble des 12 régions ce type d’établissement d’enseignement artistique. C’est en fonction des débouchés professionnels offerts par ces formations que nous pourrons trancher », conclut Bensaïd.

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