L'OMPIC lance une étude sur l'impact de la contrefaçon sur l’économie marocaine
L’objectif est de fournir des données quantitatives et qualitatives sur ce phénomène afin d’élaborer une stratégie nationale de lutte contre la contrefaçon.
L’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) lance une étude sur la contrefaçon au Maroc. Elle vise à analyser l’utilisation des droits de propriété industrielle en tant qu’actifs immatériels dans le Royaume, et à y déterminer l’impact de la contrefaçon compte tenu de l’évolution de ce phénomène et de sa prolifération dans l’environnement numérique.
Elle a pour objet d’actualiser les résultats d’une étude similaire réalisée en 2012. Elle chiffrera l’impact de la contrefaçon, notamment sur les titulaires des droits de propriété industrielle et sur l’économie nationale. Elle devra recenser et analyser les outils de protection, notamment les mesures juridiques, ainsi que les différentes initiatives publiques, privées ou à l’international, de lutte contre la contrefaçon.
L’objectif est aussi de disposer d’informations fiables et pertinentes pour contribuer à l’élaboration d’une politique nationale efficace en matière de lutte anti-contrefaçon, indique l’OMPIC.
L’étude portera sur le marché marocain en tant qu’espace de consommation et de transit, où sont écoulés les produits de la contrefaçon, mais aussi en tant que zone de production de la contrefaçon. Sa réalisation devra commencer par un diagnostic de l’état des lieux de la contrefaçon au Maroc. Celui-ci aura trois objectifs : l’identification des secteurs les plus touchés (textile, électrique, pièces détachées, etc.), l’analyse des circuits d’approvisionnement et de mise en marché, et enfin, la répartition géographique en termes de pays d’origine, de transit et de marchés.
L’OMPIC a alloué un budget de près de 500.000 DH à cette étude. Elle devra être réalisée en l’espace de quatre mois. Un appel d’offres a été lancé pour sélectionner un bureau d’étude.
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