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Marrakech : les maisons d’hôtes retrouvent leur niveau d’activité d’avant la pandémie

Trois mois après la réouverture des frontières, la grande majorité des 1.300 maisons d’hôtes de la ville ocre ont déjà retrouvé leur niveau d’activité pré-crise.

Marrakech : les maisons d’hôtes retrouvent leur niveau d’activité d’avant la pandémie

Le 25 mai 2022 à 16h17

Modifié 25 mai 2022 à 19h13

Trois mois après la réouverture des frontières, la grande majorité des 1.300 maisons d’hôtes de la ville ocre ont déjà retrouvé leur niveau d’activité pré-crise.

A Marrakech, les propriétaires et gérants de maisons d’hôtes profitent de l’engouement qui a suivi ces deux années de crise, après une crise qui les a durement frappés.

« Une reprise d’activité crescendo depuis la réouverture des frontières »

Manifestement heureux de l’actuel niveau d’activité, Guillaume Vallade, patron de riads à Marrakech, nous explique que la reprise a été laborieuse après la réouverture des frontières le 7 février, avant de démarrer crescendo entre les mois de mars et avril.

« A partir d’avril, puis jusqu’à mai, nous avons retrouvé les mêmes chiffres d’arrivées qu’en mars 2020, à savoir un taux d’occupation étranger de 100% en permanence

De plus, nos clients sont de plus en plus nombreux à devoir patienter avant de pouvoir réserver leur séjour dans nos maisons d’hôtes de la vieille médina de Marrakech.

« Sachant que nos plannings de clients étaient déjà bien remplis avant la levée des tests PCR, nous n’avons pas encore assez de recul pour estimer son impact.

Mais nous avons cependant relevé une hausse des demandes de réservations avec le site Expédia qui, contrairement à Booking, propose des formules vol plus hôtel », conclut cet entrepreneur, qui se dit également ravi d’avoir pu reprendre l’ensemble de son personnel.

« Un engouement dû à un rapport qualité-prix plus souple que celui des hôteliers »

Aussi optimiste pour l’avenir que l’investisseur français, Abdellatif Abouricha, chargé de communication au Conseil régional du tourisme (CRT) de Marrakech, se réjouit du « formidable engouement des visiteurs étrangers pour la formule très abordable des maisons d’hôtes ».

« Face aux hôteliers qui proposent la nuitée à 200 euros, elles font un véritable carton auprès des Français et Britanniques, avec des prix qui démarrent à 60 euros petit-déjeuner compris, et qui peuvent grimper jusqu’à 400 euros pour des prestations de très grand luxe qui n’ont rien à envier palaces concurrents.

« En effet, une bonne partie des arrivées de touristes étrangers de séjour choisissent désormais d’aller dans ces petites structures, qui offrent un rapport qualité-prix sans aucun équivalent sur le marché », observe Abdellatif Abouricha.

« Les maisons d’hôtes fonctionnent à plein régime »

Que ce soit pour les maisons de luxe comme El Fenn, appartenant à la femme d’affaires britannique Vanessa Branson, qui charrie une clientèle uniquement britannique grâce aux 15 vols hebdomadaires provenant du Royaume-Uni, ou celles plus modestes en termes de tarifs, la demande explose littéralement. Toutes affichent complet sur l’ensemble de la semaine.

Contrairement aux hôteliers classiques, dont certains n’ont pas encore rouvert faute de fonds ou de personnel qui s’est reconverti ailleurs, elles fonctionnent à plein régime, avec une clientèle étrangère que l’on remarque dans les rues de la médina de 8 heures à 1 heure du matin.

« La levée du test PCR a fait bondir les réservations »

Français et Britanniques ont donc fait leur grand retour dans la cité ocre. Un phénomène qui n’arrête pas de se renforcer depuis la récente suppression de l’obligation de présenter un test PCR négatif aux frontières aériennes du Maroc.

« En effet, dès que les moteurs de recherche Booking et Expédia, avec lesquels travaillent la majorité des maisons d’hôtes, ont affiché la levée de cette mesure restrictive, les réservations ont augmenté pratiquement du jour au lendemain de manière exponentielle », conclut Abdellatif Abouricha.

Pour lui, cet engouement s’explique par le caractère familial de la clientèle des maisons d’hôtes. Sachant en effet que celle-ci est souvent constituée de familles, avec deux adultes et deux enfants, la suppression du test PCR permet à ces clients d’économiser 160 euros, soit 40 par personne.

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