Salé : une nouvelle Cité de l’artisanat et des arts remplacera la Cité des potiers à Oulja
Etalée sur une superficie de 13 hectares, la nouvelle Cité de l’artisanat et des arts ambitionne de devenir un nouveau pôle touristique de Rabat-Salé. Elle remplacera l’actuelle Cité des potiers, jugée peu appropriée.
Un concours architectural pour le projet de la Cité de l’artisanat et des arts à Oulja, à Salé, a été lancé par l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg. Le projet coûtera 140 millions de dirhams et durera 24 mois.
Il s’agit de la construction d’une nouvelle "cité" pour accueillir les activités artistiques, artisanales, commerciales et touristiques. Elle prendra la place de l’actuelle Cité des potiers, considérée par l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg comme un tissu peu approprié au site et "d’une architecture pauvre".
Les travaux vont durer 24 mois, sur une superficie de 13,4 hectares.
Cette nouvelle cité sera construite d’un seul tenant, tout en ayant une conception évolutive qui laissera la place à un développement futur maîtrisé et étalé sur une décennie. Durant les travaux, les artisans seront délocalisés sur un site d’accueil.
L’ambition est de faire de cette nouvelle Cité de l’artisanat et des arts une vitrine du savoir-faire traditionnel des artisans de Rabat-Salé pour jouer le rôle de destination touristique, ainsi qu’un espace communautaire où se mêlent culture et activités économiques. Elle comprendra également des services, des équipements, des promenades et une zone de restauration (food-court).
La composante relative à l’artisanat sera constituée d’ateliers de poterie, céramique, sculptures et objets de terre (89 unités), ainsi que des ateliers de vannerie et d’objets à base végétale (22 unités). Il s’agira de locaux physiques et d’espaces extérieurs adaptés à l’exposition en plein air, allant de 40 à 100 m2.
Ils constitueront des espaces d’exposition, de vente et de démonstration des procédés traditionnels relatifs aux différents corps de métiers. Il est également proposé de renforcer le procédé démonstratif du savoir-faire par la participation du visiteur.
Ils seront strictement réservés aux finitions, aux dernières retouches et à l’exposition des produits, et ne serviront en aucun cas à la production de la matière première, précise l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg. Ainsi, toutes les activités polluantes et salissantes seront externalisées et délocalisées, comme les fours et le traitement de l’argile.
La composante relative à l’animation, quant à elle, sera faite de terrasses panoramiques non couvertes et d’un food-court en terrasse open-sky. Elle comprendra des cafés, restaurants, fast-food et snacks.
Une quinzaine de "gift-shop" sont également prévus. Ils pourraient recevoir des activités commerciales touristiques artistiques, des bazars, des objets de souvenirs, des babioles, etc.
D’autre part, la nouvelle cité prévoit un parking paysager planté et gazonné de 17.000 m2, pouvant accueillir des véhicules, pour un minimum de 600 places.
La Cité de l’artisanat et des arts sera connectée au projet de la Tour Mohammed VI, avec un passage sous voie ferrée, la voie de Ain Lahwala et par les berges.
Elle devra être une cité "verte", éco-responsable et durable, composée de bâtiments peu élevés, de faible densité, avec des toitures terrasses végétalisées, tantôt séparés tantôt imbriqués, sous forme d’un ensemble organique assurant une intégration parfaite dans le paysage, indique le programme du concours architectural.
Les projets proposés dans ce concours, et dont la qualité et le contenu répondent aux critères de jugement, feront l’objet d’un classement. Des primes seront attribuées aux cinq concurrents retenus par le jury. Le gagnant sera désigné pour la réalisation du projet :
- Première place : 400.000 DH
- Deuxième place : 200.000 DH
- Troisième place : 80.000 DH
- Quatrième place : 50.000 DH
- Cinquième place : 40.000 DH

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