La MAP répond aux critiques concernant ses nouveaux produits
Sous le titre "Qui a peur de la MAP?", l'agence nationale répond à des interrogations ou critiques qui ont été exprimées au sujet des nouveaux produits qu'elle a lancés, notamment en radio et télévision.
Voici le texte du communiqué:
"La MAP, en sa qualité de pôle public d’information, dans le cadre de sa diversification stratégique a lancé depuis 3 ans des médias d’information en continu. Une télévision en activité sur satellite Eutelsat du nom de M24 et une web radio au nom de RIM. Les deux médias sont opérationnels.
La MAP étant une entreprise publique stratégique, elle ne relève pas de la loi de l’audiovisuel de la HACA qui, elle, ne concerne exclusivement que les opérateurs audiovisuels organisés en sociétés de droit privé.
Une régularisation juridique est en cours pour dépasser ce vide et mettre en conformité les médias de la MAP.
Le créneau des médias de flux d’information en continu n’est occupé à ce jour par aucun opérateur marocain sauf la MAP. Il y avait donc un vide que la MAP a rempli conformément à ses nouvelles missions.
La MAP, selon sa nouvelle loi de 2018, a la compétence d’agir de droit dans tous les domaines et tous les vecteurs qui touchent à l’information marocaine. Il faut juste que la loi de l’audiovisuel de la HACA, en cours de révision, prenne acte de cette nouvelle réalité juridique.
Les médias de la MAP s’appuient sur une rédaction de près de 300 journalistes et de 2 réseaux puissants, un régional et l’autre international. Aucun média marocain ne dispose de cette force de frappe professionnelle.
Le dernier CA de la MAP, tenu le 22 novembre 2021, a insisté sur l’adoption d’une vision convergente des efforts de l’Etat et d’une synergie des acteurs dans le domaine de l’audiovisuel.
L’enjeu est de rapatrier une audience nationale et de restaurer la souveraineté nationale en matière d’information face à nos propres déficiences et aux nombreux défis, notamment internationaux, qui minent notre efficience.
C’est l’intérêt national qui doit absolument primer sur toutes autres considérations de chasse-gardée, de rente ou de monopole en situation d’échec".
à lire aussi
Article : Antidumping sur les couvertures : Mazafil et Cosyfil s'expliquent
Mazafil et Cosyfil demandent l’instauration de droits antidumping sur les importations chinoises et égyptiennes d’étoffes à longs poils pour couvertures. Les deux producteurs dénoncent des prix anormalement bas et défendent une mesure destinée, selon eux, à rétablir une concurrence loyale.
Article : Viandes rouges : la hausse des prix devient-elle la nouvelle norme ?
Après les fortes tensions observées durant la période de Aïd al-Adha, les prix restent orientés à la hausse un mois plus tard. Cette situation interroge d'autant que ces prix, jugés autrefois exceptionnels, s'installent. Les dessous d’une flambée durable.
Article : Gaz naturel : sans cadre légal, la feuille de route marocaine reste fragile
De Nador West Med à l’unité flottante de regazéification envisagée dans l’appel à manifestation d’intérêt, le Maroc commence à dessiner son infrastructure gazière. Mais, faute de loi pour organiser le transport, le stockage, la fourniture et la régulation du marché, les investisseurs restent face à une équation incertaine, déjà renvoyée de gouvernement en gouvernement depuis Abbas El Fassi.
Article : Imad Bakkali, nouveau PDG de Centrale Danone
Il prendra ses fonctions le 1er juillet, en remplacement d’Hervé Barrère, qui quitte le groupe pour des raisons familiales après neuf ans chez Danone. Fort de plus de vingt-trois ans d’expérience dans les biens de grande consommation, il devra poursuivre la transformation de l’entreprise.
Article : Sahara : l’élection de de la Espriella peut-elle faire basculer la position de la Colombie ?
De Bogota à Rabat, l’élection d’Abelardo de la Espriella est observée au-delà de son seul enjeu colombien. Le nouveau président succède à Gustavo Petro, qui avait rétabli les relations avec la "rasd" trois jours après son investiture et multiplié les signaux favorables au polisario. Pour le Maroc, la question est désormais de savoir si cette ligne survivra au retour de la droite au pouvoir.
Article : RGPH 2024 et découpage électoral au Maroc, analyse d'un fossé grandissant entre démographie et représentativité
L'urbanisation rapide confirmée par le recensement de 2024 interroge la physionomie de la future carte électorale marocaine. Alors que certaines banlieues connaissent une forte croissance et que des centres-villes se vident, le ratio d'habitants en âge de voter par député affiche des écarts sans précédent. Décryptage des tensions techniques, géographiques et politiques qui pèsent sur la préparation du scrutin de septembre 2026.