La question à laquelle Alger doit répondre : où se trouvaient les trois ressortissants algériens?
L'Algérie continue à mettre en scène sa posture de victime d'une agression marocaine. Mais pour être crédible, ce régime doit répondre à des questions : quel est le lieu exact où se trouvaient les trois ressortissants ? S'agissait-il d'une route commerciale ? Que transportaient les véhicules ?
Ce vendredi 5 novembre 2021, les bruits de bottes s’amplifient en Algérie. Le discours de haine, alimenté par les canaux officiels et la posture du régime, n’a jamais été aussi fort et aussi assumé.
Le nouveau prétexte porte sur la mort, non élucidée jusqu’à présent, de trois ressortissants algériens. Alger accuse le Maroc d’acte terroriste délibéré. Comme si le Maroc pouvait, d’une manière délibérée et préméditée, bombarder des civils algériens. Dans sa communication officielle, Alger accuse aussi le Maroc d’assassinat, c’est-à-dire de meurtres commis avec préméditation.
Jeudi 4 novembre, le ministre algérien des Affaires étrangères a écrit à l’Organisation des Nations unies (ONU), à l’Union africaine (UA), à la Ligue arabe et à l’Organisation de la conférence islamique pour "les informer de la gravité extrême de l’acte de terrorisme d’État en question qu’aucune circonstance ne saurait justifier", tout en soulignant "la volonté et la capacité de l’Algérie d’assumer ses responsabilités en matière de protection de ses ressortissants et de leurs biens en toutes circonstances".
La plupart des médias algériens, officiels ou pas, se déchaînent sur le même registre.
La mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), qui s’est rendue sur les lieux de l’incident, fera certainement un rapport au secrétaire général de l’ONU, António Guterres.
La présence de la MINURSO sur le terrain autour des deux camions calcinés confirme que l’incident a eu lieu dans le Sahara marocain, à l’est de la ceinture de défense, dans la zone régie par l’accord militaire signé sous l’égide de l’ONU. Les trois camionneurs, s’il est confirmé qu’ils étaient de paisibles marchands, n’avaient rien à faire dans cette région.
Il va sans dire qu’Alger va bien se garder de répondre à ces questions embarrassantes. Prenons date et attendons le rapport de la MINURSO. Tout le reste n’est que bruit.
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