Le département de l’Équipement sera au cœur de la relance économique

EXCLUSIF. Un peu oublié ces dix dernières années, le ministère de l’Équipement revient au centre du jeu gouvernemental. Avec à sa tête le secrétaire général de l’Istiqlal, Nizar Baraka, ce département retrouve sur la forme son prestige d’antan, mais sera également, sur le fond, le vecteur essentiel de la réactivation de la machine économique. Analyse.

Le département de l’Équipement sera au cœur de la relance économique

Le 20 octobre 2021 à 12h48

Modifié 20 octobre 2021 à 19h28

EXCLUSIF. Un peu oublié ces dix dernières années, le ministère de l’Équipement revient au centre du jeu gouvernemental. Avec à sa tête le secrétaire général de l’Istiqlal, Nizar Baraka, ce département retrouve sur la forme son prestige d’antan, mais sera également, sur le fond, le vecteur essentiel de la réactivation de la machine économique. Analyse.

Le département de l’Équipement retrouve, sous le gouvernement Akhannouch, son prestige d’antan. Conduit désormais par une grosse pointure, Nizar Baraka, secrétaire général de l’Istiqlal, ancien ministre des Finances et ex-président du CESE, ce département qui avait disparu des radars ces dernières années sera au cœur de la stratégie de relance de l’économie du pays. Et de par sa jonction avec le département de l’Eau, il revêt encore plus d’importance.

Nizar Baraka ambitionne de « rendre ses lettres de noblesses à ce département qui se trouve, aujourd’hui, au centre de la stratégie du gouvernement pour la relance ».

Politique des grands et des petits chantiers : créer 250.000 emplois en deux ans

Preuve en est : l’objectif assigné au département pour les deux prochaines années.

« On va lancer un programme d’infrastructures publiques pour la création de 250.000 emplois sur deux ans. Les premiers chantiers seront lancés dès janvier 2022. Cela va permettre de donner des résultats rapides et tangibles en termes de création d’emploi, et répondre également aux attentes de la population en termes d’infrastructures, notamment au niveau du monde rural», explique Nizar Baraka. Ce dernier a une stratégie claire visant à produire un impact maximal, à travers cette politique des petits et des grands chantiers énoncée dans le programme gouvernemental.

Première idée que nous expose le ministre : faire travailler autant que possible les entreprises marocaines à travers l’activation de la préférence nationale, mais aussi en réservant au moins 30% des marchés publics qui seront lancés à des PME. « L’idée, c’est de saucissonner les marchés pour permettre à la PME d’y accéder, et éviter la concentration des marchés publics entre les mains de quelques grandes entreprises. Au-delà de la réalisation de ces infrastructures, notre objectif est de démultiplier les opérateurs et les opportunités de création d’emplois », précise Nizar Baraka.

En plus de la préférence nationale et du quota pour les PME, le ministre de l’Équipement veut aller encore plus loin, en créant ce qu’il appelle la « préférence locale ».

« Les marchés publics sont aujourd’hui concentrés entre les mains d’opérateurs de l’axe Casa-Kénitra. L’idée c’est d’accorder un avantage à des opérateurs locaux qui opèrent dans les régions où les chantiers seront lancés, pour massifier l’impact de cette politique des petits et grands chantiers. Ça s’inscrit toujours dans notre volonté de démultiplier les opérateurs, et créer des locomotives locales au-delà de l’axe Casa-Kénitra », souligne le ministre.

Nizar Baraka imagine également d’autres schémas jamais expérimentés jusque-là pour la réalisation des chantiers publics, notamment dans le monde rural.

« Nous voulons lancer une logique de contractualisation avec des associations locales pour créer des emplois, former ces associations pour les faire monter en compétence, et renforcer leur participation dans le développement de leur territoire », nous confie-t-il.

Autre levier dans cette réflexion locale et régionale de la politique des chantiers : « la contractualisation avec les régions ».

« Le fait qu’elles soient dirigées aujourd’hui par les partis de la majorité qui sont au gouvernement est une chance inouïe pour que l’on puisse aller dans des politiques de contractualisation avec les régions. Nous allons profiter de cette aubaine pour avoir un effet de masse et une cohérence entre les politiques publiques et les politiques territoriales », explique Nizar Baraka. Rappelons qu’il a été critiqué par certains de ses pairs istiqlaliens pour les portefeuilles obtenus, qualifiés par quelques cadres du parti comme « pas à la hauteur du poids du parti ».

Un avis qui s’avère tronqué, quand on voit la centralité qu’a désormais ce département de l’Équipement, cher à l’Istiqlal d’ailleurs… le premier ministre des Travaux publics du Maroc indépendant n’était autre que M’Hamed Douiri. Sans oublier la phase brillante de Karim Ghellab à la tête de ce département, qui a été au centre des grands chantiers de transformation du pays voulus par le nouveau monarque, au début des années 2000. Un département qui a été occupé par le passé par de grands hommes d’État comme Mohamed Kabbaj, Meziane Belfqih ou encore Mohamed Hassad.

Mais Nizar Baraka ne veut pas rentrer dans ces débats. Il met l’accent sur le caractère stratégique de son ministère qui, en plus de l’Équipement, gère également le secteur de l’Eau. Un secteur hautement stratégique et ultrasensible.

L’eau, un secteur encore plus stratégique pour le pays

« Le Maroc est passé du stress hydrique à la pénurie hydrique. Il s’agit aujourd’hui de mettre en place la stratégie nationale de l’eau, de gérer cette pénurie et de trouver des solutions durables pour assurer la souveraineté du pays en la matière. Répondre à la demande en eau est une logique de long terme qui demande de la planification, mais aussi des chantiers d’infrastructure importants comme réaliser des stations de dessalement d’eau et des réseaux pour le transfert de l’eau, gérer les économies d’eau, réanimer la nappe souterraine… », explique le ministre.

Driss Benhima, ancien haut commis de l’État qui connaît très bien ce secteur, ne dit pas autre chose. Et pense même que le volet Eau est encore plus stratégique que le volet Équipement, qui donnera certes des résultats sur le court terme, en matière de création d’emplois.

« Si vous me posez la question sur l’importance stratégique de ce ministère, moi je dirais que l’eau vient en premier. L’eau, c’est le reflet d’une stratégie de long terme, extrêmement importante pour un pays menacé de stress hydrique. Le ministère de l’Équipement, avec sa puissance, ses ingénieurs, son expertise en termes d’hydraulique et en termes de capacité de planification, est le plus à même, à mon avis, de mener cette planification, pour réaliser ensuite tous les grands travaux qui s’imposent. Nous sommes en plus dans un secteur où il n’y a que l’État qui peut assumer ce rôle de stratège et de planificateur. La réponse au stress hydrique demande des solutions techniques et infrastructurelles réfléchies et planifiés à l’avance. Et c’est exactement le métier que sait faire le département de l’Équipement et ses ingénieurs », explique celui qui a été plusieurs fois ministre, a dirigé l’ONE et la RAM, a occupé de hautes fonctions publiques, et dont le père n’est autre que Mohamed Benhima, un des ministres ayant dirigé le département de l’Équipement sous Hassan II.

Pour lui, la jonction entre travaux publics et eau fait sens. Mais avant d’arriver aux travaux publics (dessalement, barrages…), il faut, nous dit-t-il, penser d’abord à la gestion du rendement de l’eau. Un sujet crucial, selon M. Benhima.

« Tout ce qui est réflexion sur le rendement de l’eau vient avant le dessalement et les autres travaux que l’on peut faire, à mon avis. C’est bien qu’on dessale, qu’on réalise des infrastructures, qu’on ait des moyens plus modernes pour produire ou stocker l’eau, mais il faut d’abord gérer ce qu’on a et optimiser son rendement. Grâce à la gestion déléguée, les rendements de l’eau se sont améliorés ces dernières années dans certaines villes. Les régies ont participé aussi à cet effort d’amélioration du rendement de l’eau. Mais il faut voir que chaque point qu’on gagne en rendement de l’eau dans les réseaux, c’est autant d’eau à dessaler en moins », explique-t-il.

Avant d’ajouter qu’une fois cette réflexion sur le rendement de l’eau faite, il ne faut pas oublier qu’il y a de grands travaux qui attendent le pays dans ce secteur. Et M. Benhima ne pense pas particulièrement aux barrages, mais à des projets encore plus gigantesques.

« Faire face au stress hydrique, c’est réaliser de grands travaux. Je pense notamment à ce que l’on appelle la translation de l’eau, le fait de ramener l’eau du nord au centre, puis du centre vers le centre sud. Ceci va demander un réseau d’eau interconnecté assez dense. Et ça nécessitera des travaux importants. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Si j’insiste sur la question du rendement de l’eau, je dis aussi que la translation est stratégique, mais également tout ce qui est réutilisation des eaux usées… », précise Driss Benhima.

Même réaction de Karim Ghellab, ministre de l’Équipement sous Jettou et El Fassi, que nous avons contacté. Pour lui, « l’eau, c’est un secteur encore plus essentiel que les infrastructures ».

« L’eau, c’est la vie. Et l’eau nécessite une planification à très long terme. L’eau est une ressource rare. Ce n’est pas quelque chose que l’on produit. La route, on peut la fabriquer. L’eau, on ne peut pas la fabriquer, sauf si on fait du dessalement de mer dans les régions côtières. L’eau, on ne peut que la chasser, la collecter, la stocker, la nettoyer, faire des barrages, l’optimiser, la suivre… Surtout dans un pays en stress hydrique. L’eau est liée à la vie, au volet sécuritaire, à la souveraineté du pays, au volet social. Là aussi un grand retard est constaté. Ces deux missions du ministère de l’Équipement et de l’Eau sont donc hautement stratégiques », nous dit-il.

Lui aussi pense que le fait de lier l’Équipement avec l’Eau a du sens. Et donne un signal clair que ce département de l’Eau va de pair avec les travaux publics, un département qui détient un savoir-faire historique en la matière grâce à ses ingénieurs en hydraulique, connus mondialement pour leur expertise. Mais le sujet de l’eau, selon M. Ghellab, qui rejoint en cela la réflexion de Driss Benhima, n’est pas lié forcément aux infrastructures.

« Quand on fait un barrage, on fait de l’infrastructure, c’est clair. Mais on peut aussi mobiliser de l’eau dans les nappes souterraines avec des travaux très modestes. L’eau, c’est d’abord le suivi de la ressource, savoir où elle est, sa quantité, sa qualité, connaître la quantité qui se renouvelle, celle qui ne renouvelle pas et la suivre… Et puis, il y a les barrages qui permettent de créer des stocks d’eau, dans des endroits où il y a des oueds ou des rivières qui passent… », explique-t-il.

En somme, pour l’ancien ministre de l’Équipement, il n’y a pas matière à débattre de l’importance stratégique de ce ministère de l’Équipement et de l’Eau. Un débat qui n’avait jamais existé auparavant, mais qui est né après une décennie pjdiste presque blanche dans ce département jadis prestigieux et central.

« Les infrastructures et l’eau sont des sujets très importants pour l’économie et aussi pour le développement social du pays. Ce département produit beaucoup d’effets sociaux, notamment dans le rural. C’est un ministère extrêmement important comme il l’a montré par le passé. Mais ces dernières années, il ne s’est malheureusement pas démarqué par ses réalisations », fait remarquer Karim Ghellab.

Pour lui, si l’eau est essentielle, les infrastructures le sont aussi. Et c’est là où réside également l’importance stratégique de ce ministère qui a toujours été un ministère central de l’exécutif et des politiques publiques. Et cela, au-delà de l’effet keynésien de la politique des travaux publics sur l’emploi ou la croissance dans le court terme.

L’infrastructure, « le système nerveux du pays »

« Le volet infrastructure est important, car les infrastructures, c’est le système nerveux d’un pays. C’est ce qui permet des échanges rapides et compétitifs, et donc un gain de temps et d’argent. Et l’économie, c’est la mobilité. On l’a bien vu avec le Covid. Dès qu’on s’est arrêté de bouger, on n’a plus pu vivre. La mobilité des marchandises et des personnes est indispensable à l’économie, ça on l’oublie un peu. Quand les gens pensent développement et création d’emplois, ils vont penser spontanément aux activités productives, à l’industrie, à l’agriculture, au tourisme… Mais ils ne se rendent pas assez compte que le préalable de la mobilité est essentiel à ces dernières, et par conséquent à cette même création d’emplois », relève Karim Ghellab, qui fait un lien direct et chiffré entre croissance du PIB et mobilité.

« Il y a une règle économique qui dit que pour 1 point de croissance du PIB, on a besoin de 1,5 à 2 points de croissance de la mobilité. Quand on fait 3% de croissance du PIB par exemple, vous remarquerez que le trafic du port de Casablanca croît de 5 à 6%. C’est la même logique pour le trafic autoroutier, ferroviaire, aéroportuaire… Il y a une corrélation directe entre croissance et mobilité. Si on veut faire plus de PIB, on a donc besoin de cette mobilité des personnes et des marchandises, et de ces réseaux d’infrastructures », précise-t-il.

Ce qui n’exclut pas, selon lui, l’importance capitale de ce département dans la relance post-Covid, par le biais de la politique des petits et grands chantiers, annoncée par le gouvernement, et qui sera pilotée par Nizar Baraka.

« En mobilisant les moyens de ce département, on peut faire d’une pierre deux coups. Doter le pays de nouvelles infrastructures, petites et grandes. Et, en même temps, promouvoir les entreprises privées nationales en activant de manière plus volontaire la préférence nationale, pour justement créer de la demande et alimenter la pompe économique qui va créer de l’emploi et générer de la croissance », souligne l’ancien ministre de l’Équipement qui s’est démarqué par ses grandes réalisations dans ce département, au cours de la première décennie du règne de Mohammed VI.

En écoutant ce discours et ces différents avis de grands connaisseurs du sujet, mais aussi à la lecture du programme gouvernemental qui fonde sa stratégie de relance sur la politique des chantiers, on peut se demander si les diagnostics établis sur les résultats de cette politique ont été pris en compte. En effet, plusieurs rapports nationaux comme mondiaux, dont celui du Nouveau Modèle de développement, ayant critiqué ces investissements massifs dans les infrastructures qui n’ont pas donné le rendement souhaité, recommandent d’accorder désormais la priorité à l’investissement dans le capital humain.

Une idée que Karim Ghellab, qui a été de presque toutes les nouvelles grandes infrastructures du pays de ces vingt dernières années, tient à nuancer.

« Il est faux de dire qu’on a trop investi dans les infrastructures. Ce qui est vrai, c’est de dire qu’on n’a pas assez investi sur le capital humain. C’est cela l’erreur. La réalisation de l’autoroute pour Agadir ou pour Oujda, la construction de Tanger Med, ou la réalisation du TGV ont-elles été des erreurs ? Bien sûr que non. Au contraire, ce sont de formidables succès. Cela, personne ne le conteste. Cependant, il faut bien préciser qu’investir dans le capital humain est plus important que dans les infrastructures. Il faut donc prioriser le capital humain, mais les infrastructures restent nécessaires, surtout dans un pays comme le nôtre qui est toujours en construction. On n’est pas encore une économie mature. »

Pour lui, bien que l’investissement dans le capital humain doive être la priorité actuelle, « le Maroc a toujours besoin de ces infrastructures qui constituent le système nerveux du pays, aussi bien pour lier les grands pôles entre eux que pour désenclaver le monde rural. Il y a toujours ces deux volets : l’autoroute qui va relier deux grands pôles urbains, mais aussi la petite route rurale qui va relier la qiyada d’une commune à un douar, pour que l’école puisse être accessible, pour qu’on puisse avoir du transport scolaire… Il y a un volet économique et un volet de développement social, en particulier dans le rural ».

Équipement, Logistique, Industrie : la team Baraka au cœur du système économique

En plus d’assurer la direction de ce département stratégique, le secrétaire général de l’Istiqlal, Nizar Baraka, a réussi à remporter d’autres ministères clés dans le gouvernement Akhannouch : le Commerce et l’Industrie pour Ryad Mezzour et le Transport et la Logistique pour Mohamed Benabdeljalil. Un choix qui indique une certaine habilité dans la négociation menée par Nizar Baraka, qui a tenu non seulement à avoir des portefeuilles clés pour l’économie, mais qui sont aussi très complémentaires, créant ainsi une team Istiqlal qui sera au cœur de toutes les stratégies économiques du pays.

Pour illustrer cette complémentarité, visiblement voulue par Nizar Baraka et arrachée lors des négociations avec le RNI et le PAM pour la constitution du gouvernement, le meilleur exemple est celui de la construction d’un port comme celui de Nador West Med ou Dakhla Atlantique. Des projets qui nécessitent l’intervention du département de l’Équipement, mais qui doivent être reliés par des réseaux de transport et de logistique, puis assurer une base arrière industrielle, pour permettre la création d’un ensemble économique, logistique et industriel, créateur de valeur et d’emplois et porteur de progrès. Comme ce fut le cas pour Tanger Med.

« Le problème que nous avons constaté ces dernières années, c’est qu’on n’arrive toujours pas à capitaliser sur les acquis du Maroc, à cause des divergences entre départements. Comme Tanger Med, Nador West Med va devenir le poumon économique de la côte méditerranéenne du Maroc. Le port de Dakhla Atlantique va devenir un hub pour le Sud et pour le continent, comme programmé dans le modèle de développement des provinces du Sud. L’idée était de permettre à notre équipe de travailler ensemble pour dépasser la logique du travail en silo qui ne donne pas de résultats, freine le développement des projets et du pays », explique Nizar Baraka, négociateur en chef de l’Istiqlal.

« On a séparé le Transport et la Logistique de l’Équipement pour revoir la stratégie logistique du pays et augmenter la compétitivité de notre pays. Mais on a tenu, en effet, à ce que ce département soit dans le giron du même parti pour plus d’efficacité. Surtout que Mohamed Benabdeljalil (ex-patron de Marsa Maroc, ndlr) est un grand connaisseur du secteur. La relance ne peut se faire non plus sans souveraineté industrielle. Le fait que nous ayons un ministre de notre parti qui dirige le département de l’Industrie nous permettra donc de travailler en bonne intelligence, et d’appliquer avec efficacité des principes comme la préférence nationale et locale pour pouvoir démultiplier les opportunités et les opérateurs, et massifier l’impact des politiques publiques sur l’emploi et la croissance », ajoute Nizar Baraka.

Cette jonction istiqlalienne entre ces trois ministères, Driss Benhima trouve également qu’elle fait sens.

« La liaison actuelle entre Équipement et Transport me fait penser à la liaison entre Équipement et Tourisme, du temps des deux ministres istiqlaliens Karim Ghellab et Adil Douiri. Une jonction qui a bien fonctionné et qui a donné notamment lieu à l’Open sky, une décision énergique et courageuse qui n’aurait peut-être pas été prise s’il n’y avait pas deux ministres du même parti. Une décision, d’ailleurs, à laquelle Mohamed Benabdeljalil avait largement contribué, puisqu’il était au ministère de l’Équipement. Il est un des pères de l’Open sky… », commente l’ancien patron de la RAM.

Karim Ghellab ne dit pas autre chose, précisant toutefois que si la proximité partisane est une bonne chose, la cohésion et la solidarité gouvernementale doivent constitue le socle de tout travail réussi.

« La jonction entre ces trois départements fait sens, en effet. Le meilleur exemple, c’est Tanger Med qui obéit à cette triple logique d’infrastructures (portuaire, routière et ferroviaire), de transport de marchandises, de stockage et de logistique, mais aussi à une logique de zones industrielles… Le fait que ces trois ministères soient dirigés par des profils de l’Istiqlal crée en effet une certaine proximité qui sera certainement utile, mais tout le gouvernement est censé être solidaire, car ces ministères ne peuvent pas travailler seuls, puisqu’ils auront besoin des Finances, de l’Intérieur…Le gouvernement, c’est comme l’équipe nationale, on peut venir du Raja ou du Wydad, mais dès qu’on porte le maillot national, il faut oublier les différences de couleurs politiques. »

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