Brahim Ghali laissé en liberté et pourra quitter l'Espagne, une mascarade selon le Club des avocats au Maroc
Le juge de l'Audiencia Nacional a refusé d'ordonner la détention provisoire à l'encontre de Brahim Ghali. Le Club des avocats au Maroc considère que ce procès est une mascarade et que la justice espagnole est complice de Ghali.
"Le juge de la Haute cour nationale espagnole, Santiago Pedraz, a refusé d'ordonner la détention provisoire ou tout autre type de mesures conservatoires à l'encontre de Brahim Ghali, après la comparution de ce dernier par visioconférence à partir de l'hôpital de Logroño", annonce un communiqué du Pouvoir judiciaire espagnol.
"Dans des dossiers séparés, le magistrat décide que Ghali doit fournir une adresse et un numéro de téléphone en Espagne afin d'être localisé. Le procureur et l'avocat de la défense se sont opposés à l'adoption de mesures conservatoires", ajoute le document.
"Le juge souligne que dans la présente affaire, il n'existe aucun risque de fuite. Il n'y a aucune preuve qui permet de dire que la personne faisant l'objet de cette enquête (Brahim Ghali, NDLR) peut ou veut se soustraire à l'action de la justice, d'autant plus que dès qu'elle a eu connaissance des faits faisant l'objet de l'enquête, elle a accepté de comparaître, malgré son état de santé. Sa défense aurait pu demander le report de l'audience".
"De plus, Ghali ne peut ni cacher, ni altérer ou détruire les sources de preuves pertinentes". Enfin, le juge indique que "l'accusation ne dispose pas d'éléments circonstanciels qui prouvent l'implication de Ghali dans les crimes qui lui sont reprochés", notamment les crimes de génocides, de torture, de fusillades et de viols.
Contacté par nos soins, Me Mourad Elâjoutti, président du Club des avocats au Maroc, considère que ce "procès est une vraie mascarade".
"Le juge a déjà annoncé hier (lundi 31 mai, NDLR) qu'il n'adoptera aucune mesure conservatoire à l'encontre de Ghali. C'est du jamais vu qu'un juge annonce, la veille de l'audition, les mesures qui seront entreprises durant celle-ci".
"Les déclarations de ce juge sur la présomption d'innocence, le manque de preuves et la demande d'arrestation jugée excessive, qui a défendu publiquement Ghali, nous laissent perplexe sur son devoir d'impartialité, et sur sa vraie fonction (juge ou avocat). Elles nous démontrent que les considérations politiques ont pris le dessus sur la procédure judiciaire".
"Nous regrettons cette décision de la justice espagnole que nous considérons comme complice, puisqu'elle va permettre à Ghali de quitter le pays malgré les poursuites engagées à son encontre".
Concernant la suite de l'affaire, le président du Club des avocats nous explique que "le communiqué de la justice espagnole n'a pas fourni d'éléments sur ce point, mais nous considérons que ces procès ne sont pas encore finis".
Rappelons que Ghali a été entendu ce lundi 1er juin suite à la plainte d'El Fadel Breika, de l'Association sahraouie pour la défense des droits de l'homme.
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