Les enseignants diplômés du supérieur s'accrochent à la révision de leur statut
Les fonctionnaires du ministère de l'Education nationale, titulaires de diplômes d'études supérieures, réclament la promotion sur la base des diplômes et la révision de leur statut.
La Coordination nationale des fonctionnaires du ministère de l'Education nationale, titulaires de diplômes d'études supérieures annonce un mouvement de protestation "sans précédent".
Lors d'une conférence de presse organisée ce mercredi 10 mars à Rabat, la Coordination annonce un sit-in ouvert à Rabat, accompagné d'une grève de la faim à partir du 15 mars, pour faire pression.
Ces fonctionnaires réclament la promotion sur la base des diplômes et la révision de leur statut, à l'instar des promotions d’avant décembre 2015".
Combat de longue date
Au Maroc, le statut général de la fonction publique n'accorde aucune promotion sur la base du diplôme. Entre 2003 et 2015, un "décret exceptionnel" a été promulgué pour promouvoir les enseignants titulaires de diplômes supérieurs, nous explique Abdelouahab Shimi, membre de la Coordination.
Jusqu'en décembre 2015, les fonctionnaires bénéficiaient alors d'une promotion à l'échelle 11 et un changement de cadre administratif leur permettant de toucher un salaire à partir de 7.000 DH.
Depuis janvier 2016, après l'arrivée à échéance du décret en question, les nouvelles promotions enchaînent les mouvements de protestation pour réclamer ce droit, à l'instar des précédentes promotions.
Quelques 5.000 enseignants titulaires de diplômes supérieurs ne sont donc plus promus depuis 2016.
Dossier en standby
Lors d'une réunion tenue le 21 janvier 2020, le ministère de l'Education nationale s'est engagé à résoudre le dossier des fonctionnaires diplômés, entre autres.
Selon la Coordination, le directeur des ressources humaines, alors représentant du ministère lors de la réunion, avait promis un décret instaurant un concours interne, permettant à cette catégorie de bénéficier de la promotion.
Plus d'un an après la réunion, le ministère a fait "machine arrière", selon les représentants des fonctionnaires diplômés du supérieur, qui appellent à "déterrer le projet de décret", en attendant un changement du statut général de la fonction publique.
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