Le déficit budgétaire s’aggrave à 39 milliards de DH à fin octobre
Les recettes fiscales en hausse de 3,6%, les dépenses ordinaires de 8,5%, selon les dernières statistiques de la Trésorerie Générale du Royaume.
Le déficit budgétaire est en hausse de 5,5 milliards de DH par rapport à octobre 2018, selon la comptabilité de caisse tenue par la TGR (encaissements / décaissements).
En tenant compte de la variation des instances, le besoin de financement du Trésor s’élève à 44,6 milliards de DH, en aggravation de 7 milliards. Il a été financé sur le marché intérieur de la dette à hauteur de 41,5 milliards.
L’augmentation du déficit budgétaire résulte d’une hausse moins importante des recettes par rapport aux dépenses, y compris d’investissement.
En effet, les recettes fiscales n’ont augmenté que de 3,6%, à 177,8 milliards de DH. L’IS a baissé de 3,3% (hors contribution sociale de solidarité) alors que l’IR a augmenté de 4,4%, la TIC de 6,5%, la TVA de 4,9% et les droits de timbre de 2,2%.
Rappelons que ces chiffres diffèrent de ceux de la DGI et de la Douane compte tenu de méthode de comptabilisation différentes (remboursements, part des collectivités territoriales…).
Pour leur part, les recettes non fiscales sont marquées par une hausse des recettes de monopole et de privatisation de 22% et de l’encaissement de 4,4 milliards de DH au titre de la cession de 8% du capital de Maroc Telecom.
En face, les dépenses ordinaires ont augmenté de 8,5%, sous l’effet de la progression de la masse salariale et des achats de biens et services (+6,4%), de la charge de la dette (+10%) et des dépenses de compensation (+22%).
Le solde ordinaire parvient tout de même à se maintenir en territoire positif, à 7,3 milliards de DH. Mais en raison de dépenses d’investissement en hausse de 6,3%, à 50,7 milliards de DH, le déficit budgétaire s’aggrave à 38,9 milliards.
>>Lire aussi: Le déficit budgétaire sera ramené à 3,5% en 2019, selon gouvernement
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