Une stratégie nationale de lutte contre la résistance aux antimicrobiens
Le ministère de la Santé annonce la mise en place d'une stratégie nationale de lutte contre la résistance aux antimicrobiens, afin d'assurer la prévention contre les maladies contagieuses, garantir l’efficacité des soins / traitements, et limiter ainsi le taux de morbi-mortalité.
Selon un communiqué du ministère, cette stratégie repose sur les principaux axes suivants:
- Renforcer les compétences et l'expertise des professionnels de la santé en matière de surveillance et de recherche;
- Renforcer les mécanismes de gouvernance pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens;
- Réduire l'incidence des infections grâce à la prévention et au contrôle des facteurs de risques;
- Améliorer la sensibilisation et l’expérience en la résistance aux antimicrobiens;
- Rationaliser l'utilisation des antibiotiques chez l’homme.
Dans ce contexte, et compte tenu de l'importance de la surveillance, de l'évaluation et de l'analyse de la résistance aux antimicrobiens au niveau national afin de fournir les informations nécessaires à la prise de décision, un système national de surveillance de la résistance aux antimicrobiens est mis en place à travers:
- La création d'une Unité de coordination nationale pour la surveillance de la résistance aux antimicrobiens au niveau de la Direction de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies (UNC-SRAM);
- La mise en place d'un comité technique de la surveillance de la résistance aux antimicrobiens (CT-SRAM).
Il est à rappeler que ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Plan santé 2025, et l’opérationnalisation du partenariat entre le ministère de la Santé et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) relatif au renforcement des mesures de lutte contre la résistance aux antimicrobiens afin d’atteindre les objectifs du développement durable à l'horizon 2030.
Par ailleurs, les antimicrobiens, tels que définis par l'OMS, sont des médicaments contre les micro-organismes (comme les bactéries, les champignons, les
virus et les parasites) et peuvent être subdivisés en antibiotiques, antifongiques, antiviraux, antipaludiques et anthelminthiques…
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