Gaz au Maroc : Les chantiers 2019 de SDX et Sound Energy
Le top management des deux principales compagnies d'exploration actives au Maroc, SDX et Sound Energy, ont livré quelques informations intéressantes sur leur stratégie 2019, lors de la dernière journée du 2è sommet marocain du pétrole et du gaz. Ils se sont également félicités du cadre très attractif que propose le Maroc, surtout sur le plan économique.
«Le Maroc est à nos yeux doté de plusieurs atouts pour une compagnie d'exploration: les coûts de forage et d’exploitation sont bas, le cadre est aussi très attractif, notamment sur le plan fiscal» souligne Paul Welch, PDG de SDX Energy. Un constat également partagé par le directeur de l’exploration de Sound Energy, le Dr John Argent.
Sound Energy: le Feed du puits TE-5 finalisé en avril 2019
Sound Energy poursuit en 2019 son exploration de la concession Tendrara, à commencer par le puits TE-5, qui recèle un potentiel de 952 milliards de mètres cubes selon le Dr John Argent.
Le Feed qui permettra d’exploiter le puits TE-5 sera fin prêt en avril prochain. L'année 2019 verra également la confirmation du potentiel du puits TE-10, après la nouvelle découverte de décembre 2018, et le démarrage, en ce mois de février, des tests d'écoulement et de stimulation.
SDX Energy : 12 nouveaux puits seront forés en 2019-2020
Cette compagnie pétrolière se félicite d’un taux de réussite de 87% pour ses forages au Maroc, ainsi que d’un délai d’à peine 30 jours entre la découverte d’une poche de gaz et le début des forages. Pour autant, SDX compte améliorer l’efficience de ses efforts de prospection au Royaume : «nous ne souhaitons ni sous-explorer ni sur-explorer. C’est pourquoi nous allons recourir aux dernières techniques de prospection, afin de pleinement libérer le potentiel de la concession du Gharb en 2019», affirme Paul Welch, PDG de SDX Energy.
Ces technologies portent essentiellement sur le machine-learning pour interpréter les données sismiques 3D des différentes zones de prospection, tout en partant à l’exploration de nouvelles zones. Le site de Lalla Mimouna, dans le Gharb, intéresse particulièrement SDX en 2019, en raison de la découverte, l’année dernière, de gaz thermogénique: un mélange d’hydrocarbures à haut rendement énergétique, composé essentiellement de méthane.
Prévoyant le forage de 12 nouveaux puits sur la période 2019-2020, SDX Energy compte notamment s’intéresser aux «petites poches de gaz, qui peuvent s’avérer économiquement intéressantes si l’on parvient à forer à travers 3 ou 4 d’entre elles, en une seule fois», précise Paul Welch. Le PDG de SDX s’est aussi félicité du cadre attractif proposé par le Maroc, qui «permettra de réaliser d’excellentes marges dès que les cours du gaz repartiront à la hausse».
Tapis rouge pour les opérateurs
Détenant un minimum de 75% dans chaque concession, le reliquat revenant à l’Etat, chaque compagnie pétrolière bénéficie notamment d’une exonération totale de l’IS pendant une période de 10 ans. Ainsi qu’une exemption de droits de douanes et de TVA sur les biens d’équipements importés. Ces compagnies payent en retour un loyer à l’Etat sur chaque concession : un montant annuel de 100 dollars/km².
Le cadre proposé par le Maroc est également intéressant en termes de royalties versées par les compagnies pétrolières à l’Etat. Dans le détail, ces royalties se déclinent comme suit:
- Pétrole : 10% sur la production des forages onshore ainsi que des forages offshore de faible profondeur. Dans les 2 cas, les premières 300.000 t sont exemptées. Concernant les forages offshore profonds, les royalties s’élèvent alors à 7%, avec une exemption sur le premier volume extrait de 500.000 t.
- Gaz naturel : 5% sur les forages onshore ainsi que les forages offshore de faible profondeur, avec une exemption sur un volume de 300 millions de mètres cubes. Les royalties sont ramenées à 3,5% pour les forages offshore profonds, avec une exemption sur les premiers 500 millions de mètres cubes extraits.
À découvrir
à lire aussi
Article : Avenue Royale. Ce que les documents officiels révèlent sur le chantier le plus sensible de Casablanca
À Casablanca, le projet de l’avenue Royale franchit une nouvelle étape, marquée par l’accélération des démolitions dans l’ancienne médina. Si les opérations avancent sur le terrain, le projet reste entouré d’un flou persistant, notamment sur sa configuration finale et son calendrier. Consultés par Médias24, les marchés publics permettent toutefois d’en éclairer plusieurs volets. Le point sur l’avancement du projet.
Article : Bourse. Le pourquoi de la décision de Sothema de diviser ses actions par cinq, l'intérêt pour les investisseurs
À compter du 5 mai 2026, le titre Sothema changera de format à la Bourse de Casablanca. Derrière cette opération technique, des enjeux de liquidité, d’accessibilité du titre et d’attractivité auprès des investisseurs particuliers. Décryptage.
Article : Bonnes feuilles. Et si on faisait renaître le Conseil national du commerce extérieur ?
Ancienne conseillère auprès de plusieurs Premiers ministres, Nezha Lahrichi revient, dans "Le Pouvoir entre réalisme et illusion", sur une trajectoire passée au plus près de la décision publique. Le livre tient à la fois du témoignage, du portrait politique et de l’essai sur les dérives contemporaines du pouvoir. Médias24 en publie ici des bonnes feuilles consacrées au Conseil national du commerce extérieur, institution dont l’histoire contrariée résonne avec une question très actuelle : comment penser, organiser et anticiper le commerce extérieur marocain ?
Article : African Lion 2026 : à Cap Drâa, les drones FPV s'invitent sur le théâtre d’exercice
Une précision chirurgicale pour quelques centaines de dollars : le drone FPV a brisé les codes de la guerre conventionnelle. Face à ce prédateur qui impose un stress permanent aux troupes au sol, les Forces armées royales ripostent.
Article : Du jamais vu. Flambée de la viande ovine qui frôle les 200 DH/kg
À l’approche de Aïd al-Adha, la viande ovine atteint jusqu’à 170 DH le kilo chez le boucher. Pour les morceaux les plus demandés, les prix grimpent à 190, voire 200 DH le kilo. Ces niveaux sont inédits au Maroc par leur ampleur, mais aussi par la rapidité avec laquelle ils se sont imposés.
Article : “Rabat ne sera pas une ville-musée”. La transformation de l'offre culturelle de la capitale expliquée par Mehdi Bensaïd
ENTRETIEN. Dans un contexte de transformation accélérée des infrastructures de la capitale, le ministre de la Culture évoque pour Médias24 les leviers qui doivent faire de Rabat un pôle culturel majeur à l’international. Entre modernisation, développement de la formation et démocratisation de l’accès à la culture, Mehdi Bensaid défend une vision globale à long terme.