Développement durable au Maroc : voici le bilan de l'année 2018
Nezha El Ouafi, secrétaire d’Etat chargée du Développement durable, a présenté ce vendredi 18 janvier le bilan 2018 de son département ainsi que les principales perspectives pour 2019. Si le développement durable peine encore à s’imposer dans le quotidien des Marocains, ce sont les administrations publiques qui donneront l’exemple en 2019. Voici les grandes lignes.
2018 a été marquée par le lancement de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement durable 2030 (SNDD), adoptée en conseil de gouvernement en juin 2017. Cette stratégie a été traduite en 19 plans d'action de développement durable sectoriels (PADDS), qui définissent la contribution spécifique de chaque département ministériel. Parallèlement à l’adoption d’un plan transversal destiné à consacrer l’exemplarité de l’Etat en matière de développement durable.
L’ensemble de ces plans d’actions seront présentés fin janvier au Chef de gouvernement, en vue de leur adoption définitive. 2019 verrai ainsi, pour la première fois au Maroc, l’évaluation d’administrations publiques à l’aune d’indicateurs de durabilité.
La mobilité électrique occupe une bonne place dans la Stratégie 2030. L’objectif étant de convertir le parc auto des administrations publiques pour atteindre un taux de 40% de véhicules électriques en 2030.
>Nouvelles filières de valorisation de déchets
Le secrétariat d’Etat chargé du développement durable a poursuivi, en 2018, le déploiement du Programme national d’assainissement liquide (PNA) ainsi que le Programme national de gestion des déchets ménagers (PNDM).
La valorisation des déchets connait une montée en gamme dans la stratégie nationale. D’abord par la création des centres de tri et de valorisation des déchets, au sein des décharges contrôlées existantes ainsi que dans les nouveaux centres d’enfouissement et de valorisation des déchets. Le secrétariat d’Etat au DD a mobilisé à cet effet une enveloppe de près de 520 MDH en 2018.
Un plan d’action national a également été élaboré, portant sur l’émergence et la structuration de filières œuvrant dans la valorisation de déchets plastiques, batteries, huiles, pneus, papier, déchets de construction et équipements électroniques. Selon Nezha El Ouafi, l’objectif est non seulement de créer un circuit vertueux de l’économie verte, mais aussi d’intégrer nombre d’acteurs informels très actifs dans ces filières de récupération.
>Les eaux usées au bénéfice de l’irrigation
Le PNA a fusionné en 2018 avec le Programme national de traitement des eaux usées - tout en couvrant les périmètres urbain et rural.
Le déploiement de la nouvelle version du PNA – dénommée PNAM, sera entamé en 2019. Avec pour objectif la construction de stations d’épuration des eaux usées (STEP) qui permettront, selon la secrétaire d’Etat, de dégager des ressources hydriques non conventionnelles estimées à 1 MM de mètres-cube d’eau à l’horizon 2040. Les eaux usées traitées seront destinées à l’irrigation des espaces verts ainsi qu’à l’agriculture.
Doté d’un budget de 42,76 MMDH, le PNAM prévoit les investissements suivants:
-19,29 MDH sur la période 2018-2025
-9,4 MDH sur la période 2026-2030
-14,05 MDH sur la période 2031-2040
De nouveaux programmes ont également été initiés, notamment le Programme national d'amélioration de la qualité de l'air (PNAir), ainsi que le Programme national d’assainissement liquide intégré (PNAM), destiné à généraliser les services d'assainissement liquide dans le monde rural.
Sur le PNAir, El Ouafi estime le coût de la détérioration de la qualité de l’air au Maroc à 10 MMDH par an – principalement en raison du coût sanitaire qui en découle.
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