Al-Amoudi n'est plus président de Preem, filiale de Corral Petroleum Holdings AB
Preem AB, le premier raffineur suédois, filiale de Corral Petroleum Holdings AB, annonce dans un communiqué que Mohammed Al Amoudi n'est plus président de son conseil d'administration. Preem est une filiale de Corral Petroleum Holdings AB. Cette dernière est la société mère de Corral Maroc qui détient la Samir.
Un premier communiqué de Corral et de Preem, avait annoncé l'éviction d'Al-Amoudi du conseil d'administration de Corral Petroleum Holdings AB, avant un communiqué rectificatif publié ultérieurement.
Preem est la première entreprise suédoise de carburant, et de loin. Sa capacité de raffinage est de 18 millions de m3 de pétrole brut par an. Son réseau comprend 570 stations service.
Le nouveau président de Preem est Jason T. Milazzo, vice-président du conseil d'administration depuis 2009.
Jason Milazzo est poursuivi au Maroc dans le cadre de l'extension de la liquidation aux dirigeants de la société Samir. Il est considéré comme le bras droit d'Al-Amoudi et il est omniprésent dans le réseau de ce dernier. Il occupe le poste d’administrateur à Bridgeport LTD, société de conseil en gestion basée à Londres et détenue à 75% par le Cheikh. Surtout, il est vice-président des Conseils d’administration de Corral Petroleum Holdings AB et de sa filiale de Fuel, Preem.
Citoyen américain et britannique, Milazzo a rejoint Mohammed Al-Amoudi il y a près de 10 ans, M. Milazzo a passé deux décennies dans la banque d'investissement, principalement chez Morgan Stanley, où il a occupé plusieurs postes de direction, dont celui de chef du groupe Corporate Finance au niveau mondial.
Le litige au CIRDI oppose le Maroc et Corral Morocco Holding AB.
Mohammed Al-Amoudi a été condamné par le tribunal de commerce de Casablanca à l'extension de la liquidation de la Samir à ses propres biens.
Détenu en Arabie saoudite depuis 2017 comme une centaine d'autres hommes affaires, Al-Amoudi n'est plus visible dans les médias depuis cette épriode.
A ce stade, il n'a pas été possible de savoir si son éviction de Mohammed Al-Amoudi de Preem vise à protéger celle-ci de procédures marocaines de liquidation, ou bien si elle est liée à sa trop longue absence en raison de sa détention.
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