Vingt blessés dans le premier attentat à Tunis depuis 2015
Au moins vingt personnes, dont quinze policiers et deux adolescents, ont été blessées lundi dans un attentat perpétré par une femme kamikaze à Tunis, le premier à secouer la capitale tunisienne depuis 2015.
Aucun des blessés n'est grièvement atteint, a précisé lundi 29 octobre soir à l'AFP le porte-parole de la Sûreté nationale, Walid Ben Hkima, soulignant que beaucoup n'avaient été que brièvement hospitalisés.
"C'est une tragédie", a déclaré le président tunisien Béji Caïd Essebsi depuis Berlin. "Nous avons cru que nous avions éradiqué le terrorisme", a-t-il poursuivi mais "le terrorisme est toujours présent au cœur de la capitale".
La kamikaze a déclenché sa charge en milieu de journée "à proximité de voitures de police", sur l'avenue Habib Bourguiba, la principale artère du centre de la capitale, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Sofiène Zaag.
Cette femme, âgée de 30 ans, n'était pas considérée comme "extrémiste" par les services de sécurité. Elle était diplômée et au chômage, a indiqué à l'AFP le parquet antiterroriste tunisien.
"Mna Guebla" était titulaire d'une licence en anglais des affaires. Selon des médias tunisiens, elle n'avait jamais trouvé d'emploi dans ce secteur, mais travaillait parfois comme bergère pour aider sa famille.
Le chômage touche quasi un tiers des jeunes diplômés en Tunisie, où l'économie reste verrouillée, huit ans après la révolution.
Elle est originaire d'une zone rurale de la région de Mahdia, dans l'est du pays. Aucune arrestation n'a encore eu lieu dans le cadre de l'enquête ouverte sur l'attentat.
Sur place, une journaliste de l'AFP a pu voir le corps sans vie de la kamikaze, allongée sur le dos, voilée et lunettes noires sur le front. Selon le ministère de l'Intérieur, elle est décédée sur le coup. Son cadavre portait essentiellement la marque de l'explosion sur son flanc gauche.
D'après des sources policières, la kamikaze ne portait vraisemblablement pas de "ceinture d'explosifs" mais "plutôt une bombe artisanale".
Dans une atmosphère chaotique, de nombreux cafés et boutiques de cette avenue emblématique de la capitale ont rapidement baissé leurs rideaux, selon la même source.
Lundi soir, le centre ville était désert.
Les forces de sécurité tunisiennes sont régulièrement frappées par des groupes jihadistes armés opérant notamment dans les zones montagneuses à la frontière de l'Algérie. Mais après une série d'attentats meurtriers à Tunis et Sousse en 2015, la situation sécuritaire s'est beaucoup améliorée dans le reste du pays.
Les touristes qui avaient déserté la Tunisie car deux des attaques de 2015 visaient des vacanciers, sont revenus en masse ces deux dernières années, relançant un secteur clé de l'économie.
Mais l'état d'urgence qui octroie des pouvoirs d'exception aux forces de l'ordre, reste en vigueur sur l'ensemble du territoire depuis l'attentat suicide contre un bus de la garde présidentielle en novembre 2015 à quelques centaines de mètres de l'attaque de lundi.
(Avec AFP)
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