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Grève des transporteurs: le secteur avicole lourdement impacté

La FISA s’inquiète des conséquences de la grève des transporteurs sur le secteur avicole. Dans un communiqué, la Fédération explique que les grévistes entravent les livraisons des aliments composés et des poussins d’un jour aux élevages avicoles. Elle les accuse également de bloquer l'approvisionnement des marchés en volailles et œufs. Ralentissement du crédit bancaire: un signal d'alarme qui n'arrête pas de clignoter.

Grève des transporteurs: le secteur avicole lourdement impacté

Le 30 octobre 2018 à 17h10

Modifié 11 avril 2021 à 2h49

La FISA s’inquiète des conséquences de la grève des transporteurs sur le secteur avicole. Dans un communiqué, la Fédération explique que les grévistes entravent les livraisons des aliments composés et des poussins d’un jour aux élevages avicoles. Elle les accuse également de bloquer l'approvisionnement des marchés en volailles et œufs. Ralentissement du crédit bancaire: un signal d'alarme qui n'arrête pas de clignoter.

La Fédération interprofessionnelle du secteur avicole est lourdement touchée par la grève des transporteurs. Ces derniers "empêchent les livraisons des aliments composés et des poussins d’un jour aux élevages avicoles, que les provendiers et les accouveurs assurent eux-mêmes, en utilisant leurs propres camions", lit-on dans le document.

"Les grévistes bloquent également les livraisons des volailles et des œufs de consommation aux marchés. Ils vont même jusqu’à imposer, sous la menace et l’usage de force, le retour des chargements à leurs lieux de départ et, dans la plupart des cas, ces grévistes prennent les véhicules chargés en otage. Ceux qui refusent de se soumettre à leur ordre se voient exposés à la casse et leurs chauffeurs à la violence", accuse la Fédération.

"Ceci est une grave menace à la liberté de circulation des biens et des services", dénonce-t-elle.

La Fisa liste les principales conséquences que fait peser la grève des transporteurs sur le secteur avicole:

rupture des stocks d’aliments composés au niveau des élevages avicoles. "La situation est tellement critique que la survie du cheptel avicole s’en trouve sérieusement menacée du fait que les éleveurs ne disposent plus de quoi nourrir leurs volailles";

difficultés d’acheminement des volailles et des œufs au consommateur, "sachant que les aviculteurs ne peuvent pas stocker leurs productions pour une période prolongée, avec toutes les charges additionnelles et les pertes d’exploitation que cela induit. De même, la non livraison des poussins le jour même de l’éclosion correspond à des pertes irréversibles et considérables";

hausse considérable du coût du transport atteignant, dans certains cas, le double sur des quantités minimes des intrants que les aviculteurs réussissent à recevoir avec beaucoup de difficultés;

hausse artificielle des prix de vente des volailles et des œufs;

incapacité des usines de fabrication d’aliments composés de maintenir leur activité, pour cause de rupture de leurs stocks de matières premières provenant des ports et des dépôts de leurs fournisseurs.

"Ces risques, combinés, s’ils ne sont pas maîtrisés, auront des conséquences désastreuses sur le secteur, sachant que les aviculteurs sont déjà affaiblis par les pertes successives induites par les difficultés structurelles et conjoncturelles dont souffre le secteur avicole dans son ensemble. Les professionnels sont actuellement dans l’incapacité d’honorer leurs engagements financiers à l’égard de leurs fournisseurs", ajoute le communiqué.

Afin d’éviter que la situation ne s’aggrave, la Fédération appelle les ministères concernés à "intervenir de toute urgence pour sauver ce qui reste à sauver et prendre les mesures nécessaires qui s’imposent".

"A défaut, l’effondrement du secteur dans sa globalité n’est pas exclu, d’autant plus qu’il s’agit de la sécurité et la vie du cheptel avicole en élevage, avec tout ce qui en découlera, notamment la perturbation du marché et la hausse générale des prix des produits avicoles", conclut la FISA.

Rappelons que les transporteurs sont en grèves depuis plus d'une semaine, en protestation principalement contre la hausse du prix du carburant.

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