img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
SOCIETE

Santé. La colère des médecins du secteur public monte d'un cran

Une nouvelle série de grèves est prévue dans tous les centres de santé du secteur public en octobre, à l’exception des services de réanimation et des urgences.

Santé. La colère des médecins du secteur public monte d'un cran
K. Kh.
Le 3 octobre 2018 à 16h30 | Modifié 11 avril 2021 à 2h49

Toujours en colère, le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) appelle à de nouvelles grèves. 

Les revendications des médecins du public n’ont pas changé, dont les principales sont l’amélioration des conditions de travail et de la situation salariale. 

Après de nombreuses grèves, sit-in, et marches nationales, ils n'ont remarqué aucun changement. La mobilisation monte d’un cran.

Après la tenue de son conseil national le 29 septembre dernier, le Syndicat appelle à une nouvelle semaine de colère, du 15 au 21 octobre 2018.

Ainsi, aucun examen médical ne sera effectué dans les centres de diagnostic, et ce du 15 au 19 octobre. Aucun document médical payant ne sera délivré, notamment les certificats pour les conducteurs.

Le Syndicat prévoit également deux grèves nationales, jeudi 11 octobre et vendredi 26 octobre, dans tous les centres de santé du secteur public, à l’exception des services de réanimation et des urgences.

Les médecins continueront de boycotter les prestations administratives, notamment les rapports périodiques, les statistiques (excepté les maladies à déclaration obligatoire), toutes les attestations (excepté celles de naissance ou de décès), ainsi que les réunions et les formations. 

Ils annoncent aussi qu'ils ne participeront à aucune caravane médicale et qu’ils poursuivront la "grève de cachets", et le port du brassard noir 509 (mention à l'indice salarial 509).

Les médecins boycotteront la campagne médicale scolaire, en raison de l’absence des normes médicales et administratives minimales.

Ils présenteront également des listes de démission collective, et effectueront des recherches sur le désir des médecins marocains de quitter le pays

Rappelons en effet que les médecins Marocains sont de plus en plus tentés de quitter le Maroc pour éviter d'être affectés dans des régions lointaines pour des salaires "de misère" et des conditions de travail déplorables, après près de 10 ans d'études. 

Le syndicat prévoit également d'entamer les procédures nécessaires pour généraliser les grèves dans tous les services y compris les urgences et la réanimation, et dans tous les centres publics de santé du Royaume.

Après près d'un an de lutte, le SIMSP pointe du doigt plusieurs dysfonctionnements dans la santé dont: 

- un budget réduit à 5%, contre un besoin estimée à, au moins, 10%; 

- l'échec du Ramed;

- la fermeture de plusieurs centres de santé, privant ainsi les citoyens de leurs services;

- la hausse du nombre de médecins démissionnaires;

- la détérioration des infrastructures dans de nombreux hôpitaux et établissements publics de santé ;

- une forte pression sur les services d'urgence;

- la corruption;

- et des dépenses de plus en plus élevées pour les familles marocaines. 
Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
K. Kh.
Le 3 octobre 2018 à 16h30

à lire aussi

Législatives 2026 : 400 MDH pour les campagnes, dont 50 MDH réservés aux jeunes candidats
Elections 2026

Article : Législatives 2026 : 400 MDH pour les campagnes, dont 50 MDH réservés aux jeunes candidats

La décision, datée du 4 juin et publiée au Bulletin officiel, encadre l’appui public accordé aux partis en lice pour le scrutin du 23 septembre. Une enveloppe spécifique vise les listes portées par des femmes et des hommes de moins de 35 ans, sous réserve du respect des conditions prévues par la loi.

Après son roadshow en Chine, CFC détaille sa stratégie pour attirer les entreprises tournées vers l'Afrique
Actus

Article : Après son roadshow en Chine, CFC détaille sa stratégie pour attirer les entreprises tournées vers l'Afrique

Alors que le Maroc s’impose de plus en plus comme une plateforme industrielle pour les groupes chinois, Casablanca Finance City veut capter l’étage supérieur de cette présence : les centres de pilotage, les services financiers, les holdings et les dispositifs de financement durable. Dans un entretien accordé à Médias24, Aziz El Khyari, directeur du développement des affaires et des partenariats institutionnels de la place financière casablancaise, explique comment CFC compte s’appuyer sur ses près de 300 membres, ses facilités opérationnelles et ses liens avec plusieurs places financières chinoises pour inscrire Casablanca dans la nouvelle architecture sino-africaine.

Migration : à l’ONU, les provinces du Sud défendent leur modèle d’accueil
Quoi de neuf

Article : Migration : à l’ONU, les provinces du Sud défendent leur modèle d’accueil

À Genève, Abdellah Boufouss a mis en avant les dispositifs déployés à Laâyoune et Dakhla pour les personnes migrantes, tout en appelant les États à respecter le principe de non-refoulement.

Législatives 2026 : le PAM lance une plateforme pour sélectionner ses candidates régionales
Elections 2026

Article : Législatives 2026 : le PAM lance une plateforme pour sélectionner ses candidates régionales

Du 22 au 28 juin à minuit, les militantes intéressées devront déposer leur dossier en ligne avant un examen par une commission conjointe, puis d’éventuels entretiens individuels dont les résultats seront publiés sur le portail officiel du parti.

Bourse de Casablanca : le MASI termine la séance en hausse de 0,21%
La séance du jour

Article : Bourse de Casablanca : le MASI termine la séance en hausse de 0,21%

La Bourse de Casablanca a clôturé la séance du 22 juin dans le vert. Le MASI a progressé de 0,21%, soutenu notamment par les hausses de Minière Touissit, Zellidja et SMI, dans un marché ayant généré près de 160 MDH d'échanges.

Streaming illégal : avant le Mondial 2030, le Maroc prépare un tour de vis
DROIT

Article : Streaming illégal : avant le Mondial 2030, le Maroc prépare un tour de vis

Alerte de Bank Al-Maghrib sur les faux sites de streaming, réforme législative en préparation, offensive judiciaire et technique de chaînes internationales... Au Maroc, plusieurs initiatives se déploient simultanément pour renforcer la protection des droits de diffusion audiovisuelle, avec en ligne de mire la Coupe du monde de football 2030.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité