Sidi Boulaalam: une tragédie et un séisme
COMMENTAIRE. Ce matin, nous sommes tous meurtris. Le 19 novembre 2017 restera dans l’histoire du Maroc comme le jour d’une tragédie sans précédent.
Deux enquêtes sont en cours. L'une est menée sous la supervision du parquet, l'autre, par les services du ministère de l’Intérieur.
Quelles que soient leurs conclusions, mauvaise organisation de la part de l’association, absence d’implication des autorités locales, ou autre, le responsable final est connu. Il faut l’appeler par son nom. C’est la pauvreté.
Il y aura et il y a déjà une exploitation politicienne de cette tragédie. Un parti politique publie des incantations sous son logo, annonçant une visite sur les lieux. Des membres d’un autre parti encensent leur supposé "zaïm" et stigmatisent les partis adverses. Tout cela est misérable. L’heure est à l’unité.
Les Marocains aujourd’hui doivent rectifier leur modèle de développement. Il faut davantage de répartition, de redistribution des richesses, et cela est possible. Le mot d'ordre : la solidarité.
Le Roi a eu raison d’appeler à changer de modèle de développement. Comme il avait eu raison d’appeler à un programme de mise à niveau des zones rurales et ce, dès 2015. Une commission d’enquête, ou une saisine de la cour des comptes pour connaître les raisons réelles du retard de ce programme seraient les bienvenues. Mais le plus urgent, c’est de regarder droit devant.
Plus jamais ça
Les Marocains sont capables de solidarité. Pour que plus jamais il n’y ait de nouveau Sidi Boulaalam. Mais pour cela, il faut les mobiliser et non pas les diviser comme le font, depuis hier, des officines bien connues.
Un programme destiné à mobiliser les Marocains pour réduire la pauvreté monétaire et la pauvreté multidimensionnelle nécessite aussi une gouvernance transparente pour que chaque donateur connaisse la finalité de son geste et soit sûr qu’elle ne sera pas détournée.
Ce qui s’est déroulé dimanche a dépassé le seuil du tolérable en cette année 2017. Il suscite la tristesse mais aussi un sentiment de révolte. Chaque Marocain doit se demander ce qu’il fait pour son pays et pour ses compatriotes dans le besoin.
Sur le plan de la politique économique, une marge existe, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Solidarité, ciblage des populations démunies avec distribution directe d’aides (le travail de recensement est en cours, par l’Intérieur), encouragement réel des PME, meilleur levier pour créer des emplois et redistribuer des richesses…
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