Environnement: voici la nouvelle carte des plages marocaines selon la qualité des eaux de baignade
Les eaux de baignade sont de mieux en mieux surveillées et leur qualité s'améliore. Ce mercredi 21 juin, Mme Nezha El Ouafi, secrétaire d'Etat au développement durable, a présenté le nouveau rapport accompagné d'une cartographie des plages du littoral, classées selon la qualité de leurs eaux de baignade. Les meilleures catégories sont la bleue (A), suivie de la verte (B).
Sur les 430 stations de prélèvements, qui ont fait l’objet d’un nombre suffisant de prélèvements pour le classement, 421 stations (soit 97,90%) ont été déclarées de qualité microbiologique conforme aux exigences réglementaires pour la baignade selon la norme NM 03.7.200.
La quasi-totalité des 9 stations (soit 2,1%), déclarées non conformes pour la baignade lors de cette saison, subissent l’influence des rejets d’eaux usées et connaissent une forte concentration de baigneurs, conjuguée à l’insuffisance des infrastructures d’hygiène.
Le Label Pavillon bleu est octroyé à 22 de plages. En 2005, elles n'étaient que cinq à disposer de ce label décerné aux plages les plus propres.
Ci-dessous, les 22 plages marocaines labellisées Pavillon bleu en 2016. La carte a été coupée pour des raisons techniques.
Le taux de conformité des eaux de baignade continue son amélioration d’année en année. Cependant il faut signaler la tendance haussière de la classe B (moyenne qualité) au dépend de la classe A (bonne qualité) depuis l’année 2015; ce qui présage d’une instabilité de ce taux, note le rapport (consultable intégralement ci-dessous).
Afin d’inverser cette tendance, le rapport recommande de:
- traiter les eaux pluviales avant rejet en mer;
- mettre en place les mesures de résilience pour faire face aux impacts des changements climatiques;
- dépolluer les cours d’eau;
- encourager la réutilisation des eaux usées.
- renforcer les plages en infrastructures d’hygiène et procéder au nettoyage du sable même en dehors de la période estivale.
Les activités pratiquées sur la plage doivent être encadrées en matière de gestion des eaux polluées et des déchets solides (sports nautiques, restaurations, activités équestres et camelines), conclut le rapport qui demande d'accélérer l’élaboration des normes de rejets industriels en mer et d'interdire tout rejet industriel en mer sans traitement préalable.
Le phénomène de réchauffement climatique contribue à l’apparition sur les côtes marocaines de méduses et même de physalies. A cet effet, il y a lieu de renforcer les programmes de surveillance de cette espèce. Le nombre de plages objet du Programme National de Surveillance évolue depuis plusieurs années. Il est passé de 18 en 1993 à 161 plages en 2016.
Notons également le lancement du site internet du Laboratoire national des études et de la surveillance de la pollution. Ce site permet au public d'accéder à information actualisée sur l'état de la qualité des eaux de baignades, plage par plage.
Voici les quatre catégories d'eaux de baignade:
Catégorie A: Eaux de bonne qualité.
B: qualité moyenne.
C: eaux momentanément polluée.
D: mauvaise qualité.
Les deux dernières catégories (C et D) sont non conformes aux exigences de la baignade.
Les plages non conformes aux exigences de la baignades recensées appartiennent toutes à la catégorie C (eaux momentanément polluées). Il s'agit des plages Jbila III (Tanger-Asilah), de Miami (Larache) et de Oued Merzeg (Nouacer).
(Cliquez sur le rapport ci-dessous pour l'ouvrir en PDF)
Voici la cartographie des plages telle qu'elle a été réalisée par le ministère de tutelle, sur la base des prélèvements de 2016:
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