Entreprises. Au Maroc, “55% des dirigeants souffrent de fatigue chronique, de stress et d'insomnie”
Près de 66% des dirigeants ressentent un fort sentiment d’appartenance et de la fierté vis-à-vis de leur entreprise, tandis que 55% se disent souffrir de fatigue chronique, de stress et d’insomnie. C’est ce qui ressort d’une étude récente effectuée par Rekrute.
Cette étude a été menée auprès de 120 directeurs exécutifs. L’objectif: définir l’état d’esprit actuel des dirigeants, et identifier les facteurs qui impactent leur moral.
Au total, 74% des répondants ont plus de 15 ans d’expérience. 21% d’entre eux occupent leur poste actuel depuis une durée comprise entre 5 et 10 ans.
La majorité de ces dirigeants fait partie d’une PME (36%), alors que 36% font partie d’une TGE/ GE (plus de 500 salariés), et 22% d’une TPE (avec un effectif inférieur à 50 salariés). Ces personnes travaillent en grande partie dans des entreprises opérant dans le secteur agroalimentaire (13%).
Moral des dirigeants
Selon cette étude, la motivation des dirigeants est principalement liée aux missions qu’ils effectuent (26%). Le salaire vient en 2e position (22%), suivi du chiffre d’affaires (CA) de l’entreprise (17%), de l’ambiance de travail (15%), des relations avec la direction, les associés et les actionnaires (15%) et des relations avec les collègues et collaborateurs (5%).
Les dirigeants priorisent donc largement leurs missions, leur salaire et le CA à une bonne entente au bureau. Les relations humaines ne sont pas au cœur de leurs priorités.
Les dirigeants sont fortement attachés à leurs entreprises
La majorité écrasante des dirigeants ressent un fort sentiment d’appartenance vis-à-vis de leur entreprise actuelle.
En effet, l'enquête montre que 48% des répondants s’identifient à l’équipe et à l’entreprise dans laquelle ils travaillent, ce qui pousse à croire qu’ils auront facilement tendance à adopter les valeurs de l’entreprise et à être plus performants. Près de 18% ressentent également de la fierté.
Par ailleurs, près d’un quart des dirigeants sont indifférents (24%). Ce chiffre ne doit pas être pris à la légère car il témoigne de la non-implication des managers, qui peut impacter négativement l’entreprise (son activité, son ambiance de travail,…). 10% ressentent du rejet vis-à-vis de leur entreprise.
Les dirigeants sont-ils heureux au travail?
Pas vraiment. Selon les chiffres de cette étude, seuls 40% le sont vraiment. La majorité des dirigeants souffre de stress ou de fatigue morale (45%), et 10% ressentent une fatigue chronique et ont des insomnies à cause de leur travail.
Toutefois, 27% des répondants déclarent que leur travail leur procure du bonheur et du plaisir.
Sans surprise, l'étude montre aussi que le travail des dirigeants impacte grandement leur vie privée: 65% n’ont toujours pas trouvé d’équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle.
Par ailleurs, seule une minorité d’entreprises marocaines prend des mesures pour améliorer le bien-être de ces managers au quotidien (38%). Le reste, qui constitue la grande majorité (62%) ne prend aucune mesure. "Elles devront donc s'y mettre réellement, et mettre en place des actions améliorant le bien-être des dirigeants".
Côté salaire?
En général, les dirigeants sont satisfaits de leur salaire: la majorité (21% ) attribuent la note de 6/10, 17% attribuent la note de 7/10, 16% attribuent la note de 8/10, et 16% donnent la moyenne.
Les dirigeants sont donc satisfaits de leur rémunération, contrairement aux informaticiens qui, d’après notre enquête IT effectuée en décembre 2016, n’étaient pas satisfaits de leur salaire (68%).
à lire aussi
Article : Le Honduras décide de suspendre sa reconnaissance de la “rasd”
Le Honduras a annoncé la suspension de sa reconnaissance de la pseudo “rasd”, une décision officielle notifiée à Rabat et aux Nations Unies.
Article : Engrais. Sous pression à cause du blocus d’Ormuz, l’Inde se tourne massivement vers le Maroc
Entre le blocus d'Ormuz qui paralyse la production indienne, les restrictions chinoises à l'export et la crise agricole américaine, le marché mondial des engrais phosphatés traverse une période de turbulences sans précédent. Dans ce contexte, l'Inde, plus exposée que jamais à la désorganisation des flux, consolide sa dépendance au Maroc.
Article : Hôtellerie : Marriott nomme Denis Laus à la tête du futur resort de Taghazout Bay
Prévu pour l’été 2026 aux portes d’Agadir, l’établissement comptera 250 chambres avec vue sur l’océan, plusieurs espaces de restauration et 600 m² dédiés aux réunions et événements.
Article : La réforme des Groupements sanitaires territoriaux cherche ses preuves sur le terrain
Cinq directeurs généraux nommés par le Roi, des indicateurs présentés comme probants dans une région pilote, mais des syndicats qui contestent et des décrets toujours manquants. La réorganisation du système de santé public marocain autour de groupements sanitaires territoriaux s'accélère. Le plus dur reste à faire.
Article : Casablanca : le Mégarama dément tout projet de démolition sur le front de mer
Le Mégarama de Casablanca ne fait l’objet d’aucun projet de destruction, a indiqué à Médias24 une source autorisée au sein de l’établissement, réagissant à des informations relayées en ligne sur une possible démolition de plusieurs installations du littoral.
Article : SIAM 2026 : Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech pour une agriculture intelligente
Partenaire officiel du SIAM, Maroc Telecom présente ses dernières innovations Agritech fondées sur l’IoT, l’intelligence artificielle et la 5G, afin d’accompagner la transformation digitale du secteur agricole.