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Etude. Quel type de salarié êtes-vous?

La première étude nationale sur le bien-être au travail, lancée par l'Observatoire marocain du bonheur, a permis de définir 6 types de travailleurs marocains quant à leur relation au bien-être au travail. Voici les détails, catégorie par catégorie. 

Etude. Quel type de salarié êtes-vous?

Le 24 mai 2017 à 13h00

Modifié 11 avril 2021 à 2h41

La première étude nationale sur le bien-être au travail, lancée par l'Observatoire marocain du bonheur, a permis de définir 6 types de travailleurs marocains quant à leur relation au bien-être au travail. Voici les détails, catégorie par catégorie. 

L'étude, menée par l'Observatoire Marocain du bonheur (OMB), sur 1.200 salariés travaillant dans le secteur formel (public, privé), vise à cerner les différents profils des travailleurs marocains. Voici les 6 segments qui ressortent:

Les résilients

Ils se classent seconds lorsqu'il s'agit du bien-être au travail et premiers en terme de bien-être ressenti dans la vie en général.

Avec un revenu plus bas que la moyenne de l’échantillon et un niveau d’éducation également bas, ils semblent tout de même heureux et satisfaits de leurs conditions actuelles au travail et dans la vie. Leur philosophie de vie: "il faut être heureux et tirer profit de ce l’on a".

Ils font preuve de la plus forte motivation au travail et sont ceux qui accordent le plus d'importance à leur travail.

Les dévoués

Ces individus aiment leur métier et le considèrent utile à la société mais en même temps source de stress et de mal-être.

Ce segment compte dans ses rangs la plus forte proportion des fonctionnaires, tout particulièrement ceux travaillant dans le secteur de la santé et de l’éducation.

La très grande majorité des individus qui composent ce segment affiche le deuxième niveau de bien-être le plus bas de tous les segments. Les causes? Principalement, le manque de moyens à disposition pour bien exécuter leur travail, et le manque de formation pour développer leurs compétences.

Les mieux lotis

Ce sont les actifs qui ressentent le plus de bien-être dans le cadre de leur travail et leur vie privée. Tout semble leur sourire: épanouissement au travail, équilibre entre vie privée et vie professionnelle, une bonne rémunération et des perspectives d'avenir.

Ces personnes maitrisent et comprennent ce que l'on attend d'eux et jouissent d'une réelle autonomie dans l'exécution de leurs tâches au travail.

Les "mieux lotis" sont plus fréquemment à leur compte, employés de grandes structures ou des fonctionnaires d'échelles11 et +. Egalement, ils travaillent moins d'heures que les autres, prennent plus fréquemment leur pause-déjeuner à domicile et surtout, passent moins de temps sur le trajet les conduisant à leur lieu de travail. 

Pour l'avenir? Ils font preuve d'optimisme en déclarant que leur bien-être devrait continuer de s'améliorer.

Les désengagés

Comme leur nom l’indique, ces personnes démontrent le plus faible niveau d’engagement envers l’entreprise qui les emploie et envers leur travail de façon générale.

Ils n’aiment pas leur métier, ne se sentent pas motivés, et vivent le travail comme une fatalité qu’ils n’ont forcément pas choisie.

Les "désengagés" sont plus fréquemment importunés par leurs problèmes personnels qui impactent leur travail. Pourtant leur travail ne semble pas forcément nécessiter beaucoup d'efforts physiques au vu de leur profession respective, mais ils semblent pourtant ressentir une certaine lourdeur. 

Par ailleurs, ce sont des gens qui partagent certaines particularités avec la "génération Y": recherche de gratification immédiate, impatience, quête de sens, refus d'une certaine autorité et des règles établies, la volonté d'exprimer son potentiel créatif, et d'éviter les aspects routiniers reliés à l'emploi.

Les revendicateurs salariaux

Niveau d’éducation bas, et des revenus limités. Ce segment compte dans ses rangs la plus forte proportion d’individus avec des enfants. On comprend ainsi mieux la nécessité d’engranger davantage de revenus pour subvenir aux besoins de cellules familiales plus larges.

Loin de se satisfaire de ce qu'ils gagnent, les "revendicateurs salariaux" affichent une posture revendicatrice en tout ce qui a trait au système de rémunération: meilleurs salaires, des primes et un système de rémunération.

Enfin, les postures mentales des membres de ce segment laissent appraître une certaine crainte vis-à-vis de l'avenir et un manque de maitrise.

Les petites mains

Ce segment ressemble au précédent (revendicateurs salariaux) en terme de profil démographique. Cela n’est pas étonnant lorsque l’on considère les profils d’emplois présentés: ouvriers, petits agriculteurs, femmes de ménages, et fonctionnaires des plus bas échelons….

Leur niveau de bien-être au travail reste dans la moyenne malgré des ressentis faisant ressortir de la souffrance et des relations compliquées avec la hiérarchie et les pairs.

Les individus de ce segment s'apparentent (au mieux) à des exécutants, (au pire) à des "petites mains", ne comprenant pas toujours la finalité de leurs tâches, n'ayant que très peu de responsabilité dans le cadre professionnel, disposant de peu d'opportunités d'avancement et souffrant d'un manque de reconnaissance et de valorisation. 

Par ailleurs, cette étude a dévoilé que 60% des Marocains sont heureux au travail. Douze facteurs impactent ce sentiment de bien-être au Maroc, dont la quête de sens, la maîtrise des tâches, l’équilibre entre privée et vie professionnelle, la rémunération et les gratifications... 

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