Aquaculture. L'Anda présente le bilan de 6 ans d'existence
Créée en 2011 dans le cadre de la Stratégie Halieutis, l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (Anda) prend part à la 4e édition du salon international Halieutis, qui se tient du 15 au 19 février à Agadir. L'occasion de faire le point sur ses 6 ans d'existence.
Au sein d’un espace de 300 m2 dénommé "Univers aquacole", situé au pôle "Valorisation & Process", les participants à la 4e édition du Salon Halieutis sont invités à découvrir le potentiel et la richesse de l’aquaculture marocaine.
Cet espace abrite les stands des différents partenaires et professionnels ainsi que les acteurs-clés de la filière aquacole, à l'instar de l'Institut national de recherche halieutique (INRH) ou les coopératives d'aquaculture issues de différentes régions.
"Cette présence en force des différents acteurs du secteur fait office de véritable prise de parole commune", ont fait savoir les responsables de l'Anda. Objectif: promouvoir d'abord les potentialités aquacoles du Maroc, puis présenter les opportunités d’investissement dans les différentes composantes de la filière et raffermir l’importance du projet aquacole dans la durabilité du secteur halieutique marocain.
"Depuis sa création, l’Anda a tracé une feuille de route bien claire et a lancé des chantiers structurants de manière à rehausser le secteur aquacole et le hisser aux normes des standards internationaux", indiquent-ils.
"Elle s’est attelée à mener des actions ciblées afin de donner une visibilité et une attractivité à l’offre aquacole dans notre pays et d’inciter les opérateurs nationaux et étrangers à s’y investir", ajoutent nos interlocuteurs.
Des projets de différentes tailles sont en cours de réalisations. En premier lieu, il y a eu le lancement de l’offre aquacole de la région de Dakhla Oued Eddahab - sur plus de 225 km du littoral allant de la ville de Dakhla au sud de la baie de Cintra -, le 23 novembre 2015, via un appel à manifestation d’intérêt pour la mise en œuvre du plan d’aménagement aquacole (PPA).
Le montant d’investissement prévisionnel de ce projet est estimé à 2,8 milliards de DH avec une production cible annuelle de près de 115.000 tonnes et la création de plus de 3.300 emplois. "Ces opportunités sont destinées aux investisseurs intéressés aussi bien nationaux qu’internationaux avec l’objectif de donner une forte impulsion au secteur aquacole et de contribuer à une économie régionale prospère et développée", précisent les responsables de l'Anda. A noter que les résultats seront lancés courant 2017 dès la finalisation de la sélection des dossiers.
Toujours au sud du Royaume, un autre plan de développement de l’aquaculture dans la bande littorale comprise entre Imessouane et Sidi-Ifni sera lancé via un appel à manifestation d’intérêt, dès la finalisation et la validation des études menées par l’Anda avec les différents partenaires.
Ce plan d’aménagement aquacole est essentiellement constitué de cinq zones sur 5.430 ha, recensant 330 parcelles et destinées à la conchyliculture, à la pisciculture et à l'algoculture.
Au nord du Maroc, un projet similaire dans la zone méditerranéenne - entre cap Targha et Saïdia sur une longueur de 350 Km - est également en cours pour exploiter la tendance piscicole de cette dernière. Les résultats de ce PAA, d'après les chiffres de l'agence, dénotent d’un potentiel aquacole considérable s’élevant à 143.138 tonnes correspondant à 1.905 ha de surface utile identifiée et 85 unités de production.
"Aujourd’hui, l’Anda, après avoir lancé la mise en œuvre du plan aquacole de la région de Dakhla-Oued Eddahab qui sera suivi par ceux de la région s’étendant d’Imessouane à Sidi Ifni et de la Méditerranée, elle procédera à partir de 2018-2019, au lancement de la mise en œuvre des autres plans aquacoles portant sur les autres régions du littoral national, notamment ceux des régions de Casablanca-Settat, de Marrakech-Safi et ainsi que ceux s’étendant de Guelmim à Boujdour", détaillent les ambassadeurs de l'aquaculture marocaine au salon Halieutis.
De son côté, l'appui des populations vulnérables dans les zones côtières n'est pas en reste. Exemple: un projet pilote porté par la coopérative de Marchica dans le cadre de la gestion intégrée des zones côtières (GIZC). Localisé au niveau de la Lagune de Marchica à Nador, il s'étale sur 28 hectares et concerne l'élevage des algues. Sa production cible s'élève à 4.000 tonnes/an d’algues.
Deux autres projets similaires ont vu le jour, dont un à Ras Kebdana dans la province de Nador et un dans la baie de Cala Iris près d'Al Hoceima. Ces derniers concernent l’élevage des moules et sont appuyés par des partenaires internationaux comme l'Agence japonaise de coopération international (Jica) ou le Fonds mondial pour l’environnement (FEM).
De manière globale, les chiffres clés de 6 ans d'existence de l'Anda se présentent comme suit:
>19 fermes conchylicoles
>1 ferme piscicole
>1 ferme d’algoculture
>1 écloserie de coquillages
>5 plans d’aménagements aquacoles lancés depuis 2013.
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