Taxis à Casablanca: Khalid Safir impose des normes plus strictes
Comportement et devoirs envers les clients… A Casablanca, de nouvelles normes régissant la profession des taxis ont été édictées dans un arrêté du Wali.
Dans la capitale économique du Maroc, les "taximen" seront soumis à des normes plus strictes. A l'issue d'une réunion tenue dimanche 22 janvier, le Wali de Casablanca Khalid Safir et les instances syndicales de la profession se sont entendus sur la mise en œuvre de nouvelles règles, contenues dans un arrêté signé par le premier.
La profession était jusqu'à lors régie par deux arrêtés municipaux permanents. L'arrêté n°8 et le n°9/62, les deux datant de 1962. Désuets et peu appliqués, ces textes n'ont pas mis un terme à l'anarchie caractérisant le secteur dans la plus grande ville du pays. D'où leur abrogation par le nouvel arrêté.
Le bureau des taxis est l'organe exécutif des décisions relatives à la gestion des taxis. De ce fait, il est habilité à recevoir les plaintes des clients. Il est rattaché à la préfecture de police de Casablanca. Y siège un comité composé notamment du représentant du Wali et de celui du préfet de police.
Selon le litige et la gravité des griefs, le chauffeur peut se voir retirer temporairement ou définitivement le permis de confiance. Cela sans préjudice des sanctions pénales.
Exemple, le refus de transporter un client est punissable d'un mois de retrait. Mais le refus discriminatoire relève du Code pénal, avec comme sanction l'emprisonnement d'un mois à deux ans et d'une amende de mille deux cent à cinquante mille dirhams (article 431-2). Exception: le chauffeur peut refuser de transporter des personnes en état d'ivresse, comme le précise l'arrêté.
De même, le taximan peut transporter des personnes à l'itinéraires différents, sous réserve de leur approbation. Il ne peut en aucun cas imposer un itinéraire au client, sous peine de se faire retirer le permis pendant trois mois.
L'article 45 est bien accueilli par les professionnels qui y voient une manière de contrer les nouveaux services, tels Uber et Careem. En effet, il sanctionne tout transport de particuliers sans autorisation préalable. La sanction va jusqu'à la confiscation temporaire du véhicule utilisé.
Par sa teneur, l'arrêté fait figure de code de conduite. Y compris vestimentaire. Les chauffeurs sont ainsi tenus "de faire preuve de tact, tout en étant présentables". Un uniforme est également envisagé. L'objectif étant d'inspirer "confiance et quiétude au client". A la britannique. Les contrevenants risquent un mois de retrait.
Les plaintes seront répertoriées dans un registre dédié, de quoi mieux épingler les récidivistes.
Avant d'obtenir leur permis de confiance, les chauffeurs sont formés pendant un mois dans un centre de formation professionnelle (OFFPT). Les "lauréats" peuvent également bénéficier de programmes de formation continue.
Une partie de l'arrêté se penche sur les critères techniques que doivent remplir les véhicules, dont le parc sera graduellement renouvelé, de manière à ne pas "miner l'esthétisme de la ville, ni porter atteinte à l'environnement". Les grands taxis dont l'âge dépasse 10 ans sont proscrits. Les petits taxis devant être exploités pour la première fois ne doivent pas avoir plus que cinq ans. Ils doivent tous être munis d'un GPS!
Ambitieux.
Nouveauté: Grands et petits taxis peuvent, sur arrêté du Wali, être utilisés à des fins publicitaires. Un cahier des charges est dressé en ce sens par les services de la Wilaya, de concert avec la commune de Casablanca.
à lire aussi
Article : ReliX, le nouveau référentiel marocain pour moderniser la maintenance industrielle
Lancé jeudi 2 juillet par le Cluster Maintenance 4.0, le dispositif s'appuie sur la méthode Hexagon, un modèle de maturité en cinq niveaux et sept principes, avec l'ambition de structurer un réseau d'experts à vocation africaine autour de la fiabilité, du numérique et de la durabilité.
Article : Marché actions, minières, HPS : ce que recommandent les analystes de la place
Au-delà du bilan des sociétés cotées, la 7ᵉ édition de la conférence "Résultats et perspectives" a été l'occasion pour trois bureaux de recherche de partager leurs scénarios d'investissement. BMCE Capital voit les fondamentaux du marché rester favorables malgré la correction, MSIN passe en revue les perspectives de Managem et SMI, tandis que CFG Bank recommande HPS à l'achat avec un cours cible de 781 DH.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI termine en hausse
La Bourse de Casablanca a terminé la séance du 2 juillet en hausse. Le MASI gagne 0,98%, porté notamment par Minière Touissit, SMI et Managem, sur un volume de 268,4 MDH.
Article : Réforme de la profession d'Adoul : pour se conformer à la Cour constitutionnelle, le gouvernement adopte un nouveau projet de loi
Le texte adopté jeudi 2 juillet reprend les points censurés le 15 juin, notamment les incompatibilités, le lafif, l’accès des personnes en situation de handicap aux actes adoulaires et l’organisation des instances professionnelles.
Article : Sécurité : Hammouchi reçoit à Rabat le chef du renseignement de la Garde civile espagnole
La rencontre a été marquée par la remise de décorations à plusieurs cadres de la DGSN-DGST, en reconnaissance de leur contribution à la coopération opérationnelle avec Madrid dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale.
Article : Où en est la stratégie “Forêts du Maroc” ? L’état d’avancement d’un mégachantier de 9 millions d’hectares
Avant le lancement de la nouvelle feuille de route "Forêts du Maroc 2020-2030", la forêt marocaine perdait chaque année près de 17.000 hectares. Six ans plus tard, l’ANEF revendique une méthode plus territoriale, fondée sur les communes, les coopératives et les compensations. Mais le pari reste délicat : protéger les écosystèmes sans couper les populations des revenus qu’elles tirent de la forêt, alors que la pression sur les ressources demeure forte.