Alf Sahel se lance dans l’abattage et la transformation de volaille
Spécialisés jusque-là dans l’élevage et la fabrication d’aliments de bétail, les frères Mohemmane visent une intégration globale de leur business, en se lançant dans l’abattage et la transformation de volaille. L’investissement est de 500 millions de DH.
Les projets de construction de nouveaux abattoirs avicoles privés se multiplient. Parmi eux, celui initié par les frères Mohemmane, présents en force dans les domaines de l’élevage avicole et de la fabrication d’aliments de bétail (Alf Sahel). C’est d’ailleurs à proximité de cette usine d’aliments composés située à Had Soualem que le nouveau complexe d’abattage et de transformation est en cours de construction, sur une superficie de 18 hectares.
"L’activité au sein de ce complexe intégré ira de l’abattage jusqu’à la transformation et la fabrication de charcuterie. Ce sera le plus grand complexe du genre dans toute l’Afrique. L’investissement mobilisé est de 500 MDH, pour un démarrage prévu fin 2017", nous confie un responsable du groupe.
Aucune indication par contre sur les capacités de ce complexe. "Cette donnée est confidentielle", ajoute la même source.
Ce sera le deuxième complexe présent sur toute la chaîne de valeur au Maroc. Le premier est détenu par le groupe Zalar, commercialisant les produits Dindy.
En plus d’une large couverture nationale, les produits issus du projet Mohemmane seront exportés vers toute l’Afrique. "L’Asie et le Moyen-Orient sont exploitables, mais à moyen et long termes", précise-t-on.
L’Europe n’est pas dans le viseur du groupe. D’ailleurs, pour l’instant, l’Afrique n’est pas autorisée à exporter ce type de produits vers l’Europe, à l’exception d’une usine tunisienne qui s’est engagée dans une démarche spécifique pour pouvoir accéder au marché européen. Une démarche très coûteuse, selon certains professionnels du secteur.
Très discrets, les frères Mohemmane sont à la tête de l’une des plus grandes unités de fabrication d’aliments de bétail, fournissant plus de 30% du marché national et exportant vers la Mauritanie. Leur père, était pour sa part, d’abord éleveur et vendeur de poussins et d’aliments dans les années 70, avant de devenir accouveur, puis producteur d’aliments de bétail, au début des années 2000.
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