Dans sa réponse au cabinet royal, le PPS n'assume pas ses déclarations sur le “tahakkoum”
Après 24 heures de battement et de silence radio, le bureau politique du PPS a répondu au communiqué du cabinet royal. La réponse consiste en gros en une réaffirmation de l’attachement du PPS aux institutions et une réaffirmation de sa loyauté à l’égard du Roi.
Mercredi soir, le PPS a publié sa réponse au communiqué du cabinet royal, qui mettait en cause son secrétaire général. Parallèlement, le quotidien Al Bayane, porte-parole du PPS, publiait les déclarations de Nabil Benabdellah données à 2M (avant le communiqué du cabinet royal) en titrant: "Le champ politique a besoin de forces démocratiques indépendantes dans leurs décisions".
L’article d'Al Bayane s’adresse d’abord aux militants, base et sympathisants du PPS. Le communiqué s’adresse, lui, d’abord au cabinet royal, au Chef de l’Etat et à l’opinion publique.
Le communiqué. La position exprimée a été prise à l’unanimité, écrit le bureau politique. Manière de dire, et cela figure entre les lignes, que le bureau politique maintient sa confiance en Nabil Benabdellah.
Il comporte une réaffirmation de principes appelés à prouver la sincérité, la loyauté du parti à l’égard de l’indépendance du Maroc, de ses constantes, de son unité territoriale, de sa stabilité, de son respect total des institutions, de la Constitution… “A la tête de ces institutions, l’institution monarchique à laquelle nous vouons la plus grande considération, un total dévouement, car elle est le symbole de l’unité de la nation, garante de la permanence et de la continuité de l’Etat“.
Cette position n’est pas nouvelle, rappelle le PPS, elle a toujours été celle du parti tout au long de l’histoire.
Le PPS restera fidèle à cette orientation, dans la droite ligne de son engagement historique, de son référentiel et de son capital de lutte, de l’indépendance de ses décisions politiques, en tant qu’entité unie et solidaire dans ses différentes composantes. En gros: tout le parti est derrière son secrétaire général.
Le secrétaire général en question est d’ailleurs le porte-parole officiel, qui exprime les positions du parti; les retombées de la vie politique sont qualifiées de “normales“ dans les sociétés démocratiques. Les positions exprimées par les partis s’inscrivent dans une compétition partisane naturelle.
Les positions exprimées ne sont pas nouvelles, elles remontent à plusieurs années auparavant, elles s’inscrivent uniquement dans la compétition partisane et il n’a jamais été dans l’intention du PPS ni de son secrétaire général, d’impliquer l’institution monarchique dans cette compétition entre partis politiques.
Le communiqué fait enfin référence à la nécessité de “poursuivre les réformes, de renforcer la portée moderniste de l’expérience démocratique marocaine, sous l’égide de l’institution monarchique, qui veille au respect de la Constitution, au fonctionnement des institutions constitutionnelles et à la protection du choix démocratique et que nous considérons comme un arbitre placé au dessus de toutes autres considérations“.
Au final, ni le PPS ni Benabdellah n'assument leurs propos ni leurs positions sur le "tahakkoum". Le mot ne figure pas dans le communiqué du bureau politique. Le parti apparaît sur la défensive dans sa réponse. Une nouvelle fois, le Palais a tracé une frontière: le Roi est l'arbitre des institutions, il ne faut le citer d'aucune manière dans les querelles politiques partisanes.
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