Législatives: l’Etat versera 200 MDH aux partis
Le Bulletin officiel du 11 aout publie plusieurs textes réglementaires relatifs aux élections législatives et particulièrement le financement des campagnes.
Les dépenses de l’Etat sont ainsi fixées à 200 MDH. Il s’agit de la participation de l’Etat au financement des campagnes électorales. Schématiquement, chaque siège coûtera donc plus de 500.000 DH au contribuable. (Arrêté du Chef de gouvernement n°3.191.16 du 10 aout 2016).
Pour la prochaine campagne législative, le plafond des dépenses électorales autorisées par candidat est de 500.000 DH. L’objectif de ce plafonnement est l’égalité des chances entre les différents candidats. Chaque candidat (ou tête de liste) devra s’en justifier au plus tard 15 jours après le scrutin. (Décret n°2.16.668 du 10 aout 2016).
Si l'on suppose que ce plafond de dépenses par candidat est réellement respecté, un parti qui présente 100 candidats dépensera (lui-même ou ses candidats) le total de 50 MDH pour la campagne.
Au cours des législatives de 2011, 7.100 candidats se sont présentés. Si l'on considère, grosso modo, que 500.000 DH est une dépense moyenne, cela représente un montant global déversé sur le marché, de 3,55 milliards de DH!! Si l'on prend comme hypothèse, une dépense moyenne de 250.000 DH par candidat, on atteint néanmoins un chiffre d'affaires global de 1,77 MMDH.
Comment seront calculées les parts de chaque parti?
Un versement forfaitaire de 750.000 DH par parti participant aux élections, est versé dès publication du décret n°2.16.666 du 10 aout 2016. Le second versement est effectué en deux tranches, en tenant compte du nombre de voix obtenus par chaque parti, du nombre de sièges, avec une surpondération pour les sièges obtenus par les candidates. En d’autres termes, une légère discrimination positive est instaurée au profit des partis ayant une représentation féminine à la future Chambre des Représentants.
Le Bulletin officiel du 11 aout 2016 est consultable ici.
à lire aussi
Article : Nabila Rmili : “L'avenue royale sera le plus grand espace vert d'un centre-ville en Afrique”
Reçue dans l'émission Le 12/13 de Médias24, la présidente du conseil de la ville de Casablanca a fait le tour des grands chantiers urbains en cours : avenue Royale, réhabilitation de Derb Ghallef, plan d'aménagement de Hay Mohammadi, nouveau centre d'enfouissement et de valorisation des déchets, marché central. Sur chacun, elle a précisé l'état d'avancement, reconnu les limites et défendu les choix opérés.
Article : RAGA 2026 : le Policy Center plaide pour une Afrique qui produit elle-même son récit stratégique
Présentée le 10 juin à Rabat, la 10e édition du rapport annuel met l’accent sur la souveraineté intellectuelle, la sécurité, l’intégration régionale et les réponses concrètes aux fragilités du continent. L’enjeu : dépasser les diagnostics pour mieux peser dans un ordre mondial en recomposition.
Article : Marché de l'or : les prix chutent, mais plus personne ne veut ni vendre ni acheter
L’or baisse, mais les vitrines ne se remplissent pas pour autant. Alors que le métal jaune retombe autour de 4.100 dollars l’once après les records du début d’année, le marché marocain se retrouve pris entre des clients attentistes et des bijoutiers qui préfèrent différer leurs ventes plutôt que d’encaisser leurs pertes. Explications.
Article : Maroc-UE : sécurité, migration et énergie au menu du dialogue parlementaire à Bruxelles
Réunie le 11 juin, la Commission parlementaire mixte a placé le partenariat entre Rabat et l’Union européenne dans le sillage du nouveau pacte méditerranéen et du Conseil d’association tenu début 2026. Les échanges ont notamment mis en avant le rôle du Maroc comme partenaire prioritaire dans le voisinage sud.
Article : Inforisk lance de nouveaux outils pour mieux évaluer les clients, les fournisseurs et les risques de paiement
Présentées lors d’une rencontre avec la presse, ces solutions s’appuient notamment sur la cartographie de 12.000 groupes marocains et une base de 70.000 personnes politiquement exposées. L’objectif : rendre la donnée d’entreprise plus exploitable dans les décisions du quotidien.
Article : Medasys passe sous le contrôle d'Arka
Medasys est passé officiellement sous le giron d'Arka. C'est une étape de plus dans la constitution d’un groupe marocain intégré autour des datacenters, du cloud, de la cybersécurité et des services numériques. Détails.