FMI: la croissance de l'Afrique sub-saharienne au plus bas depuis 15 ans
Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué que L'Afrique sub-saharienne a connu en 2015 sa plus faible croissance depuis 15 ans, en raison de la chute des cours des matières premières et de la sécheresse.
Le repli brutal de leurs prix et le durcissement des conditions de financement ont placé les économies les plus importantes (du continent) sous pression.
Selon les calculs de l'institution, la croissance moyenne dans la région Afrique s'établit à 3,5% en 2015 et devrait chuter à 3% cette année, bien loin des 6% affichés lors de la décennie précédente.
Les deux plus gros producteurs de pétrole, le Nigeria et l'Angola, sont parmi les pays les plus touchés, tout comme le Ghana, l'Afrique du Sud et la Zambie, exportateurs de matières premières.
Une grave sécheresse dans des pays d'Afrique de l'Est et d'Afrique australe comme l'Ethiopie, le Malawi, le Zimbabwe font craindre une situation d'insécurité alimentaire pour des millions de personnes.
Certains pays comme la Côte d'Ivoire, le Kenya ou le Sénégal font encore partie des bons élèves du continent, avec des taux de croissance dépassant 5%, grâce notamment à leurs investissements dans les infrastructures et la forte demande de leurs classes moyennes émergentes.
Le rapport conclut néanmoins que malgré les défis, les prévisions de croissance pour l'Afrique sub-saharienne demeurent bonnes à moyen terme, grâce à un meilleur environnement pour les affaires et une population jeune.
(Avec AFP)
à lire aussi
Article : T1 2026 : le chômage à 10,8% selon la définition stricte, mais 22,5% quand on mesure la sous-utilisation réelle du travail
La situation du marché du travail au T1 2026 publiée par le HCP ne ressemble pas aux notes précédentes. Elle marque une rupture de forme et de fond avec l’Enquête nationale sur l’emploi. Le nouveau dispositif, baptisé Enquête sur la main-d’œuvre (EMO2026), s’aligne sur les normes internationales récentes et redéfinit plusieurs concepts du marché du travail.
Article : Avenue Royale. Ce que les documents officiels révèlent sur le chantier le plus sensible de Casablanca
À Casablanca, le projet de l’avenue Royale franchit une nouvelle étape, marquée par l’accélération des démolitions dans l’ancienne médina. Si les opérations avancent sur le terrain, le projet reste entouré d’un flou persistant, notamment sur sa configuration finale et son calendrier. Consultés par Médias24, les marchés publics permettent toutefois d’en éclairer plusieurs volets. Le point sur l’avancement du projet.
Article : Bourse. Le pourquoi de la décision de Sothema de diviser ses actions par cinq, l'intérêt pour les investisseurs
À compter du 5 mai 2026, le titre Sothema changera de format à la Bourse de Casablanca. Derrière cette opération technique, des enjeux de liquidité, d’accessibilité du titre et d’attractivité auprès des investisseurs particuliers. Décryptage.
Article : African Lion 2026 : à Cap Drâa, les drones FPV s'invitent sur le théâtre d’exercice
Une précision chirurgicale pour quelques centaines de dollars : le drone FPV a brisé les codes de la guerre conventionnelle. Face à ce prédateur qui impose un stress permanent aux troupes au sol, les Forces armées royales ripostent.
Article : Du jamais vu. Flambée de la viande ovine qui frôle les 200 DH/kg
À l’approche de Aïd al-Adha, la viande ovine atteint jusqu’à 170 DH le kilo chez le boucher. Pour les morceaux les plus demandés, les prix grimpent à 190, voire 200 DH le kilo. Ces niveaux sont inédits au Maroc par leur ampleur, mais aussi par la rapidité avec laquelle ils se sont imposés.
Article : “Rabat ne sera pas une ville-musée”. La transformation de l'offre culturelle de la capitale expliquée par Mehdi Bensaïd
ENTRETIEN. Dans un contexte de transformation accélérée des infrastructures de la capitale, le ministre de la Culture évoque pour Médias24 les leviers qui doivent faire de Rabat un pôle culturel majeur à l’international. Entre modernisation, développement de la formation et démocratisation de l’accès à la culture, Mehdi Bensaid défend une vision globale à long terme.