T1-2026 : chômage strict à 10,8%, taux de sous-utilisation de la main-d’œuvre à 22,5%
La situation du marché du travail au T1-2026 publiée par le HCP ne ressemble pas aux notes précédentes. Elle marque une rupture de forme et de fond avec l’Enquête nationale sur l’emploi. Le nouveau dispositif, baptisé Enquête sur la main-d’œuvre (EMO2026), s’aligne sur les normes internationales récentes et redéfinit plusieurs concepts du marché du travail.
L'essentiel:
-Comme dans les pays de l’OCDE, le chômage strict devient l’indicateur de référence, mais il ne suffit pas à lui seul à décrire la réalité du marché du travail.
-La nouvelle méthode est désormais appliquée depuis le 1er janvier. Le HCP vient de publier les chiffres relatifs au 1er trimestre 2026. Aucune comparaison n'est possible avec les précédentes séries statistiques du marché du travail.
-Les deux chiffres à retenir sont les suivants:
- Taux de chômage strict: 10,8% au 1er trimestre 2026.
- Taux de chômage élargi incluant le chômage strict, le sous-emploi et les personnes découragées (main-d'œuvre potentielle): 22,5% au 1er trimestre 2026.
Que signifie ce changement ? C'est un alignement sur les normes internationales, notamment utilisées par les pays de l'OCDE. Le taux retenu dans le débat en Europe et en Amérique est celui du chômage strict. Mais dans les analyses plus fines, les deux taux sont utilisés. Le nouveau système bénéficie d'une base enquêtée plus large et donne des résultats plus fins. Pour une lecture fine et fidèle, il faudra désormais regarder les deux chiffres: chômage strict et chômage élargi.
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Voici les détails :
Le HCP vient de publier la situation du marché du travail au T1 2026. À première vue, un chiffre attire l’attention. Le taux de chômage ressort à 10,8%. Comment est-ce possible, alors que le taux de chômage annuel publié pour 2025 était de 13% ?
En fait, le chiffre publié correspond au taux de chômage strict. C’est un nouvel indicateur, plus restrictif, et différent de l’ancien taux de chômage mesuré dans le cadre de l’Enquête nationale sur l’emploi (ENE).
Avec cette publication, le HCP amorce une nouvelle ère dans la statistique du marché du travail, avec un changement profond de méthodologie, de concepts et de lecture des indicateurs.
L’ancienne lecture du marché du travail reposait sur la structure classique de l’ENE, centrée sur l’activité, l’emploi, le chômage et le sous-emploi. Cependant, avec l’Enquête sur la main-d’œuvre, EMO2026, cette lecture change. Elle s’articule désormais autour de trois blocs.
Le premier est la participation au marché du travail, qui distingue la main-d’œuvre et les personnes hors main-d’œuvre. Le deuxième est l’emploi contre revenu, limité aux activités exercées contre rémunération ou en vue d’un profit.
Le troisième est la sous-utilisation de la main-d’œuvre, qui élargit l’analyse au-delà du chômage. Elle comprend le chômage strict, le chômage strict combiné au sous-emploi lié à la durée du travail, le chômage strict combiné à la main-d’œuvre potentielle, puis un taux composite regroupant ces différentes formes de besoin non satisfait de travail.
L’échantillon annuel passe de 90.000 à 135.000 ménages, soit une hausse de 50%. La base de sondage est actualisée à partir du RGPH 2024. L’élargissement du nombre de ménages enquêtés doit permettre une lecture régionale et provinciale plus fine.
L’emploi resserré autour du travail rémunéré
Le nouveau dispositif commence par resserrer la notion d’emploi. L’EMO2026 ne retient comme emploi que les activités exercées contre rémunération ou en vue d’un profit. Les activités destinées principalement à l’autoconsommation, à l’exemple de l’agriculture familiale, notamment dans des unités non marchandes, ne sont plus classées dans l’emploi. Elles sont rangées dans la production pour usage propre.
Il ne s’agit pas de dire que ces activités ne servent à rien. Une activité agricole familiale, une production destinée à nourrir un ménage ou un travail réalisé dans une unité non marchande peuvent avoir une valeur réelle. Mais ce n’est pas la même chose qu’un emploi qui génère un revenu.
Pour analyser le marché du travail, cette distinction est logique. Un emploi compte économiquement parce qu’il donne un revenu ou un profit. Ce revenu permet au ménage de consommer, d’épargner, de rembourser ses dettes, d’investir dans l’éducation des enfants ou de faire tourner l’économie locale. C’est ce lien entre travail, revenu et demande que la nouvelle définition cherche à mesurer plus clairement.
Le travail non rémunéré reste une activité. Mais il ne crée pas forcément un revenu monétaire. Or, pour suivre l’emploi au sens économique, le revenu est central.
Sur cette base, le HCP indique que 10.364.000 personnes occupent un emploi contre revenu au T1 2026. Le taux d’emploi contre revenu s’établit à 37,3% au niveau national. Il est de 35,5% en milieu urbain et de 40,7% en milieu rural. L’écart est aussi marqué entre les hommes et les femmes. Le taux atteint 60,1% chez les hommes, mais seulement 14,7% chez les femmes.
Ce chiffre dit beaucoup. Le problème marocain n’est pas seulement le chômage. C’est aussi la faible présence des femmes dans l’emploi rémunéré. Au T1 2026, à peine une femme en âge de travailler sur sept a un emploi qui lui procure un revenu ou un profit. C’est l’un des constats les plus lourds de cette nouvelle enquête.
La sous-utilisation de la main-d'œuvre
La nouveauté la plus intéressante de l’EMO2026 est sans doute la mesure élargie de la sous-utilisation de la main-d’œuvre. Le HCP donne quatre indicateurs pour capter les différentes formes de besoin non satisfait de travail.
→Le premier est le taux de chômage strict : le HCP retient désormais un chômage au sens strict. Pour être considérée comme chômeuse, une personne doit être sans emploi, disponible pour travailler et recherchant activement un emploi.
Cette définition est plus restrictive. Elle exclut les personnes disponibles mais qui ne cherchent pas activement un emploi. Elle exclut aussi les personnes qui cherchent un emploi mais ne sont pas disponibles pour travailler.
Au T1 2026, le chômage strict touche 1.253.000 personnes. Le taux atteint 10,8% au niveau national, 13,5% en milieu urbain et 6,1% en milieu rural.
Le chiffre de 10,8% mesure la pression immédiate sur le marché du travail. Il mesure les personnes sans emploi, disponibles et en recherche active.
Le taux de chômage strict est de 9,4% chez les hommes et de 16,1% chez les femmes. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, il atteint 29,2%. Il est presque deux fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes. Il reste très élevé chez les jeunes. Et il demeure beaucoup plus marqué dans les villes que dans les campagnes.
→Le taux combiné du chômage strict et du sous-emploi lié à la durée du travail : ce taux ajoute aux chômeurs stricts les personnes qui ont déjà un emploi contre revenu, mais qui travaillent moins qu’elles ne le souhaitent et sont disponibles pour travailler davantage. Ce taux atteint 16,6% au niveau national. Il monte à 18,3% en milieu urbain, contre 13,6% en milieu rural.
→Le taux combiné du chômage strict et de la main-d’œuvre potentielle : Ce taux ajoute aux chômeurs stricts les personnes qui sont proches du marché du travail, sans remplir toutes les conditions du chômage strict. Il peut s’agir de personnes disponibles mais ne cherchant pas activement, ou de personnes qui cherchent un emploi mais ne sont pas immédiatement disponibles. Ce taux atteint 17,1% au niveau national. Il est de 20,4% en milieu urbain et de 11,2% en milieu rural.
→Le taux composite de sous-utilisation de la main-d'œuvre : Il regroupe le chômage strict, le sous-emploi lié à la durée du travail et la main-d’œuvre potentielle. Il atteint 22,5%.
C’est ce dernier chiffre qui donne la vision la plus large. Il montre que la pression réelle sur le travail dépasse largement le chômage strict. Le marché du travail ne se résume pas aux personnes qui cherchent activement un emploi et sont disponibles. Il inclut aussi ceux qui travaillent moins qu’ils ne le souhaitent, ainsi que ceux qui sont proches du marché du travail mais ne remplissent pas toutes les conditions du chômage strict.
Chez les femmes, le taux composite de sous-utilisation atteint 31,1%. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, il atteint 45,3%.
La faiblesse de la participation confirme ce constat. La population en âge de travailler atteint 27.775.000 personnes au T1 2026. La main-d’œuvre s’établit à 11.617.000. En face, 16.158.000 personnes sont hors main-d’œuvre. Parmi elles, 884.000 relèvent de la main-d’œuvre potentielle.
Le taux de participation à la main-d’œuvre est de 41,8% au niveau national. Il atteint 66,4% chez les hommes, mais seulement 17,5% chez les femmes. Ce chiffre est important. Il montre que le Maroc a un problème de chômage, mais aussi un problème d’entrée dans le marché du travail.
Par ailleurs, la lecture sectorielle donne aussi des repères utiles. Les services restent le principal pourvoyeur d’emplois contre revenu, avec 49,1% de l’emploi contre revenu. L’agriculture, la sylviculture et la pêche en représentent 24,5%. L’industrie compte pour 13,6% et les BTP pour 12,7% de l’emploi rémunéré.
-oOo-
Tableau 1 : Principaux indicateurs du marché de travail au premier trimestre de 2026 selon le milieu de résidence
| Indicateurs | Milieu de résidence | ||
| Urbain | Rural | Ensemble | |
| Population en âge de travailler (milliers) | 18.022 | 9.753 | 27.775 |
| Main-d'œuvre (milliers) | 7.394 | 4.224 | 11.617 |
| Taux de féminité (%) | 23,1 | 17,3 | 21,0 |
| Personnes en emploi contre revenu (milliers) | 6.397 | 3.967 | 10.364 |
| Personnes au chômage strict (milliers) | 997 | 256 | 1.253 |
| Personnes hors main-d'œuvre (milliers) | 10.628 | 5.530 | 16.158 |
| Dont la main-d'œuvre potentielle (milliers) | 640 | 244 | 884 |
| Taux relatifs à la population en âge de travailler | |||
| Taux de participation à la main-d'œuvre (%) | 41,0 | 43,3 | 41,8 |
| Selon le sexe | |||
| Masculin | 64,4 | 69,8 | 66,4 |
| Féminin | 18,6 | 15,4 | 17,5 |
| Selon l’âge | |||
| 15-24 ans | 21,6 | 26,5 | 23,4 |
| 25-34 ans | 57,2 | 55,7 | 56,7 |
| 35-44 ans | 57,0 | 55,5 | 56,5 |
| 45 ans et plus | 35,9 | 41,9 | 38,0 |
| Taux d'emploi contre revenu (%) | 35,5 | 40,7 | 37,3 |
| Selon le sexe | |||
| Masculin | 56,9 | 65,7 | 60,1 |
| Féminin | 14,9 | 14,2 | 14,7 |
| Selon l’âge | |||
| 15-24 ans | 13,4 | 21,9 | 16,6 |
| 25-34 ans | 45,5 | 51,8 | 47,6 |
| 35-44 ans | 52,6 | 53,2 | 52,8 |
| 45 ans et plus | 34,1 | 40,8 | 36,4 |
| Indicateurs | Milieu de résidence | ||
| Urbain | Rural | Ensemble | |
| Indicateurs de la sous-utilisation de la main-d'œuvre (%) | |||
| Taux de chômage strict | 13,5 | 6,1 | 10,8 |
| Selon le sexe | |||
| Masculin | 11,6 | 5,8 | 9,4 |
| Féminin | 19,8 | 7,3 | 16,1 |
| Selon l’âge | |||
| 15-24 ans | 38,0 | 17,2 | 29,2 |
| 25-34 ans | 20,5 | 6,9 | 16,1 |
| 35-44 ans | 7,7 | 4,1 | 6,5 |
| 45 ans et plus | 5,1 | 2,8 | 4,2 |
| Taux combiné du chômage strict et du sous-emploi lié à la durée de travail | 18,3
|
13,6
|
16,6
|
| Selon le sexe | |||
| Masculin | 16,6 | 14,3 | 15,7 |
| Féminin | 23,9 | 10,2 | 19,8 |
| Selon l’âge | |||
| 15-24 ans | 41,8 | 25,7 | 35,0 |
| 25-34 ans | 25,0 | 16,1 | 22,1 |
| 35-44 ans | 13,2 | 13,3 | 13,2 |
| 45 ans et plus | 9,9 | 7,9 | 9,2 |
| Taux combiné du chômage strict et la main-d'œuvre potentielle | 20,4
|
11,2
|
17,1
|
| Selon le sexe | |||
| Masculin | 16,4 | 9,8 | 13,9 |
| Féminin | 32,2 | 17,4 | 27,9 |
| Selon l’âge | |||
| 15-24 ans | 49,6 | 26,9 | 40,4 |
| 25-34 ans | 27,6 | 11,8 | 22,6 |
| 35-44 ans | 13,5 | 8,6 | 11,8 |
| 45 ans et plus | 9,5 | 6,4 | 8,3 |
| Taux composite de la sous-utilisation de la main-d'œuvre | 24,8
|
18,3
|
22,5
|
| Selon le sexe | |||
| Masculin | 21,1 | 17,9 | 19,9 |
| Féminin | 35,6 | 20,0 | 31,1 |
| Selon l’âge | |||
| 15-24 ans | 52,7 | 34,4 | 45,3 |
| 25-34 ans | 31,7 | 20,5 | 28,2 |
| 35-44 ans | 18,6 | 17,3 | 18,2 |
| 45 ans et plus | 14,1 | 11,3 | 13,1 |
Source : Enquête sur la Main-d’œuvre EMO-2026. Direction de la Statistique, HCP.
Les données chiffrées sont arrondies. Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Tableau 2 : Indicateurs régionaux du marché du travail au premier trimestre de 2026 selon le milieu de résidence (en %)
| Tableau 2 : Indicateurs régionaux du marché du travail au premier trimestre de 2026 selon le milieu de résidence (en %) | ||||||
| Région | Taux participation à la main d’œuvre (%) | Taux emploi
contre revenu |
Taux de chômage strict | Taux combiné du chômage strict et du sous-emploi lié à la durée de travail | Taux combiné du chômage strict et de la main-d’œuvre potentielle | Taux composite de la sous-utilisation de la main-d’œuvre |
| Les deux milieux | ||||||
| Tanger-Tétouan-Al Hoceïma | 46,4 | 43,0 | 7,3 | 13,5 | 11,8 | 17,6 |
| Oriental | 37,0 | 31,5 | 14,9 | 22,9 | 22,2 | 29,5 |
| Fès-Meknès | 38,5 | 33,1 | 14,2 | 21,6 | 25,1 | 31,5 |
| Rabat-Salé-Kénitra | 42,6 | 37,9 | 10,9 | 13,3 | 16,9 | 19,1 |
| Béni Mellal-Khénifra | 39,3 | 35,2 | 10,3 | 17,1 | 15,0 | 21,5 |
| Casablanca-Settat | 45,6 | 39,8 | 12,7 | 19,8 | 18,4 | 25,1 |
| Marrakech-Safi | 42,2 | 39,2 | 7,0 | 12,6 | 11,7 | 17,0 |
| Drâa-Tafilalet | 31,1 | 28,2 | 9,4 | 16,7 | 15,3 | 22,2 |
| Souss-Massa | 38,8 | 35,6 | 8,2 | 11,3 | 13,2 | 16,1 |
| Guelmim-Oued Noun | 37,2 | 31,7 | 14,8 | 23,4 | 31,7 | 38,6 |
| Laâyoune-Sakia El Hamra | 43,1 | 34,4 | 20,3 | 22,2 | 30,5 | 32,1 |
| Dakhla-Oued Ed-Dahab | 63,9 | 60,2 | 5,7 | 9,0 | 9,6 | 12,7 |
| Ensemble | 41,8 | 37,3 | 10,8 | 16,6 | 17,1 | 22,5 |
| Milieu urbain | ||||||
| Tanger-Tétouan-Al Hoceïma | 42,1 | 38,1 | 9,7 | 14,9 | 15,2 | 20,1 |
| Oriental | 35,2 | 28,8 | 18,0 | 25,4 | 26,5 | 33,2 |
| Fès-Meknès | 38,7 | 32,0 | 17,2 | 22,7 | 27,2 | 32,0 |
| Rabat-Salé-Kénitra | 41,7 | 36,2 | 13,2 | 14,8 | 19,5 | 21,0 |
| Béni Mellal-Khénifra | 36,2 | 31,1 | 14,0 | 20,1 | 19,8 | 25,5 |
| Casablanca-Settat | 44,1 | 37,5 | 14,9 | 21,0 | 21,1 | 26,7 |
| Marrakech-Safi | 41,3 | 37,0 | 10,3 | 15,3 | 16,0 | 20,7 |
| Drâa-Tafilalet | 35,1 | 31,1 | 11,4 | 16,9 | 17,3 | 22,3 |
| Souss-Massa | 41,7 | 38,0 | 9,0 | 11,7 | 14,3 | 16,8 |
| Guelmim-Oued Noun | 35,8 | 29,7 | 17,0 | 25,5 | 35,3 | 41,9 |
| Laâyoune-Sakia El Hamra | -- | -- | -- | -- | -- | -- |
| Dakhla-Oued Ed-Dahab | -- | -- | -- | -- | -- | -- |
| Ensemble | 41,0 | 35,5 | 13,5 | 18,3 | 20,4 | 24,8 |
| Milieu rural | ||||||
| Tanger-Tétouan-Al Hoceïma | 55,3 | 53,3 | 3,6 | 11,2 | 6,2 | 13,6 |
| Oriental | 40,9 | 37,1 | 9,4 | 18,5 | 14,1 | 22,7 |
| Fès-Meknès | 38,2 | 35,0 | 8,2 | 19,3 | 21,0 | 30,6 |
| Rabat-Salé-Kénitra | 45,0 | 42,6 | 5,2 | 9,4 | 10,2 | 14,1 |
| Béni Mellal-Khénifra | 42,7 | 39,8 | 6,8 | 14,3 | 10,3 | 17,5 |
| Casablanca-Settat | 50,5 | 47,0 | 6,8 | 16,7 | 11,1 | 20,5 |
| Marrakech-Safi | 43,1 | 41,3 | 4,1 | 10,2 | 7,7 | 13,5 |
| Drâa-Tafilalet | 28,7 | 26,5 | 7,9 | 16,6 | 13,9 | 22,0 |
| Souss-Massa | 34,3 | 32,0 | 6,8 | 10,5 | 11,2 | 14,6 |
| Guelmim-Oued Noun | 40,1 | 35,7 | 10,9 | 19,9 | 25,1 | 32,6 |
| Laâyoune-Sakia ElHamra | -- | -- | -- | -- | -- | -- |
| Dakhla-Oued Ed-Dahab | -- | -- | -- | -- | -- | -- |
| ENSEMBLE | 43,3 | 40,7 | 6,1 | 13,6 | 11,2 | 18,3 |
| Source : Enquête sur la Main-d’œuvre EMO. Direction de la Statistique, HCP. | ||||||
-oOo-
Voici les nouveaux concepts expliqués par le HCP:
La Main-d’œuvre
La main-œuvre regroupe les personnes âgées de 15 ans et plus en emploi contre revenu et les personnes au chômage strict.
Taux de participation de la main-d’œuvre
Taux de participation de la main-d’œuvre : [la main d’œuvre âgée de 15 ans et plus / Population en âge de travailler] x 100
Personnes en emploi contre revenu
Les personnes en emploi contre revenu sont l’ensemble des personnes ayant effectué au moins une heure de travail pour produire des biens ou services en échange d’une rémunération ou d’un profit (individuel ou familial) au cours de la semaine précédant leur interview, et des personnes pourvues d’un emploi mais qui en étaient temporairement absentes pour un motif tel qu’une maladie, un congé annuel, un congé de maternité, un conflit du travail, une formation, une intempérie, etc.
Le sous-emploi lié à la durée du travail :
Il est constitué des personnes en emploi contre revenu âgés de 15 ans et plus disposées à faire des heures supplémentaires, disponibles pour le faire et ayant travaillé au cours de la semaine de référence pendant moins de 48 heures.
Taux d’emploi contre revenu
Taux d’emploi contre revenu : [Personnes en emploi âgées de 15 ans et plus / Population en âge de travailler] x 100
Personnes au chômage strict
Les personnes au chômage strict sont les personnes âgées de 15 ans et plus qui répondent simultanément à trois conditions :
1. être sans emploi au cours de la semaine précédant leur interview ;
2. avoir cherché un travail rémunéré ou fait des démarches pour commencer un projet, au cours des quatre semaines précédant leur interview ; et
3. être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines suivant leur interview ou avoir pu prendre un emploi si une opportunité professionnelle s’était présentée au cours de la semaine précédant leur interview.
Personnes hors de la main-d'œuvre
Les personnes hors de la main-d’œuvre sont les personnes qui ne sont ni en emploi contre revenu ni au chômage strict. Elles sont catégorisées selon deux sous-groupes : les personnes appartenant à la main-d’œuvre potentielle et les personnes hors de la main-d’œuvre et du halo autour du chômage strict.
Main-d’œuvre potentielle : personnes appartenant au halo autour du chômage strict
C'est est une sous-catégorie des personnes hors de la main-d’œuvre qui ne satisfont que l’une des conditions 2 et 3 du chômage strict. Il s’agit donc :
- des personnes qui ont cherché un travail rémunéré ou fait des démarches pour commencer un projet, au cours des quatre semaines précédant leur interview, mais qui ne sont pas disponibles pour prendre un emploi dans les deux semaines suivant leur interview et n’auraient pas pu prendre un emploi si une opportunité professionnelle s’était présentée au cours de la semaine précédant leur interview ; et
- des personnes qui n’ont pas cherché un travail rémunéré et n’ont fait aucune démarche pour commencer un projet, au cours des quatre semaines précédant leur interview, mais qui sont disponibles pour prendre un emploi dans les deux semaines suivant leur interview ou auraient pu prendre un emploi si une opportunité professionnelle s’était présentée au cours de la semaine précédant leur interview.
Les indicateurs de la sous-utilisation de la main-d’œuvre
- Taux de chômage strict : [personnes au chômage strict /main-d’œuvre] x100 (SU1).
- Taux combiné du sous-emploi lié à la durée de travail et du chômage strict : (personnes en sous-emploi lié à la durée de travail + personnes au chômage strict) /main-d’œuvre] x 100 (SU2).
- Taux combiné du chômage strict et de la main-d’œuvre potentielle : [(personnes au chômage strict + main-d’œuvre potentielle)/( la main-d’œuvre + la main-d’œuvre potentielle)] x 100 (SU3).
- Taux composite de la sous-utilisation de la main-d’œuvre : [(personnes en sous-emploi lié à la durée de travail + personnes au chômage strict + main-d’œuvre potentielle) /(la main-d’œuvre + la main-d’œuvre potentielle)] x 100 (SU4).
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