Cop22: Renault-Nissan réunit un consortium en faveur de la voiture électrique au Maroc
Le Groupe Renault Maroc, Nissan Motors Egypt, Schneider Electric et M2M Group constituent un consortium, avec l’appui de l’ADEREE, destiné à développer un écosystème de mobilité qui place le véhicule électrique au cœur de la transformation énergétique du Maroc, annonce un communiqué de Renault Maroc.
Pour dire les choses plus simplement, le groupe Renault-Nissan est à la pointe dans le domaine de la voiture électrique. Celle-ci a été introduite au Maroc en 2012. Mais elle rencontre un succès d'estime, sans plus. La COP22 crée un environnement psychologique, mental et marketing tout à fait favorable à la promotion de ces véhicules.
Ce qu'il faut retenir, c'est au moins deux points:
-la mise en place par le consortium et à l'occasion de la COP22, d'un écosystème autour du véhicule électrique;
-le soutien de l'ADEREE et à travers lui des pouvoirs publics, de sorte que le consortium espère obtenir dans le cadre de la loi de finances 2017, un certain nombre d'avantages en faveur de la voiture électrique.
Le projet a pour vocation de concevoir un écosystème pour promouvoir le véhicule électrique (VE) au Maroc. Un écosystème qui réunirait des infrastructures intelligentes, des technologies de pointe et des services numériques de nouvelle génération, en mettant à profit les capacités et expertises des membres du consortium: opérateurs industriels, fournisseurs de technologies, prestataires de services, réseaux de proximité et partenaires publics.
D’autres partenaires vont signer des conventions de partenariat avec ce consortium. Ainsi, l’entreprise Derichebourg Maroc sera chargée de l’intégration et la maintenance de la solution des VE au sein des flottes de véhicules des villes et des grandes entreprises clientes.
D'après un communiqué du consortium, l'écosystème sera opérationnel lors de la COP22, prévue en novembre prochain à Marrakech. Ce sera l'occasion également de proposer des incitations en termes de fiscalité (TVA et vignette), droits de douane, intégration du taux d'émission de CO2 dans le calcul des CV fiscaux (1CV pour les VE); pour être intégrées dans la loi de finances 2017.
Voici, plus concrètement, comment fonctionnera cet écosystème:

Sur le plan technologique, l’envergure énergétique et sociétale de ce projet s’appuie sur un écosystème numérique ouvert, qui permettrait aux VE et aux bornes électriques d’être connectées à un système central qui renseigne les utilisateurs, en temps-réel et en mode multicanal, du niveau de recharge de leur véhicule, ainsi que des bornes de recharge et parkings disponibles à proximité.
Ce système intègre également une combinaison de mode de paiement multicanal pour la recharge électrique (carte, application mobile, réseau de proximité …) et propose d’exploiter la technologie NFC (Near field communication, communication en champ proche) et l’intelligence de la carte grise électronique marocaine pour l’authentification forte des véhicules et la gestion des recharges, déployant ainsi une première mondiale au service de l’environnement et du citoyen.
Le système intelligent permettra d'avoir un approvisionnement continu en énergie et indépendant des pics des consommations sur le réseau électrique. Il permettra d’utiliser le VE pour stocker de l’énergie et pour la décharger dans le réseau privé ou public (Vehicle-to-Home et Vehicle-to-Grid).
Grâce à un système de recharge bidirectionnel, il permettrait d'assurer la stabilité du réseau électrique, notamment quand le parc de véhicules en circulation sera important. Ce principe s’avère également attrayant pour les utilisateurs de l'énergie stockée dans leur VE pour alimenter le réseau, notamment en cas de forte demande. A l'inverse, ils pourront recharger leur véhicule électrique en heures creuses, lorsque le coût de l'énergie est bas.
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