Brésil: la justice se prononce sur le retour de Lula
La justice brésilienne va finalement juger, mercredi 20 avril, si l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva peut ou non entrer au gouvernement fantôme de Dilma Rousseff, qu'il était censé sauver de la destitution.
Trois jours après l'approbation de la procédure de destitution de l'impopulaire dirigeante de gauche par les députés, le tribunal suprême fédéral (STF) se réunit à partir de 19h00 (GMT) pour clore ce chapitre explosif de la crise politique brésilienne.
Les hauts magistrats doivent se prononcer sur la légalité de la nomination de Lula comme chef de cabinet (quasi-Premier ministre) de Dilma Rousseff le 16 mars, alors qu'il était sous la menace d'un placement en détention par le juge Sergio Moro, qui le soupçonne de corruption dans le cadre du scandale Petrobras.
L'ex-président (2003-2010), était censé peser de tout son charisme et de ses talents de négociateur pour dissuader un nombre suffisant de députés de voter pour la destitution de son héritière politique, gagnant au passage une immunité le protégeant de la justice ordinaire.
Sa nomination a été paralysée par une décision en référé d'un juge du STF, y voyant un possible "subterfuge" pour entraver le cours de l'enquête.
La décision collégiale du STF, plusieurs fois reportée sans raison, interviendra vraisemblablement trop tard pour Dilma Rousseff, dont le mandat ne tient désormais plus qu'à un fil devant le sénat.
D'ici le 11 mai, il y suffira d'un vote à la majorité simple, considéré par tous comme très probable, pour prononcer sa mise en accusation pour maquillage des comptes publics et l'écarter du pouvoir pour au maximum six mois avant le jugement final.
Son ex-allié et désormais rival, le vice-président Michel Temer, assumerait alors immédiatement ses fonctions. Il consulte déjà pour former un gouvernement.
En cas de décision favorable du STF, l'ex-président aura donc eu toutes les peines du monde pour devenir simple ministre, pendant moins d'un mois.
(Avec AFP)
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