A Casa, la coupole Zevaco sera réhabilitée
La coupole de Zevaco sera rénovée sans être dénaturée. Le projet, financé conjointement par le fonds d’investissement Ajial holding et Casablanca Patrimoine, est d'un coût prévisionnel de 14 MDH.
"La coupole Zevaco sera enfin réhabilitée", a déclaré d'emblée Khalid Safir, wali de la région de Casablanca-Settat, lors d'une conférence de presse tenue jeudi 24 mars. Les travaux prendront fin vers la mi-2017. Le passage souterrain est également concerné par le projet et bénéficiera d’un assainissement et d'un travail de rénovation, afin d’abriter des activités commerciales et culturelles.
L’œuvre du grand architecte Jean-François Zevaco sera remise à l’identique au niveau de la forme. Mais une réflexion artistique sera menée concernant l’esthétique de la coupole.

Casablanca Patrimoine, maître d’ouvrage délégué du projet, lancera le concours d’architecture avant fin mars 2016. "Son verdict sera rendu 54 jours plus tard", confie à Médias 24, Najwa Ilham Bekri, DG de la SDL. "Les travaux dureront 12 mois. L’équipe en charge de la conception comptera également des artistes urbains", ajoute-t-elle.
L’un des plus grands symboles de l’architecture casablancaise et marocaine a été conçu en 1975 par Jean-François Zevaco. Mais l’architecte a renié son œuvre, se sentant trahi par la willaya de l’époque dans sa réalisation finale. Ci-dessous, la coupole d'origine.
De plus, Zevaco était un parfait anti-conformiste, déclarant "Si vous aimez mon œuvre, c’est que j’ai fait des compromis. Un bon architecte ne fait pas de compromis."

De parents corses, Jean-François Zevaco est né à Casablanca en 1916 et y est mort en 2003. Il obtient son diplôme de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris en 1945 et revient s’installer dans la ville blanche en 1947.
Son œuvre est principalement marocaine. Il fait partie des "futurs concepteurs du Casablanca de l’après 1945". Mais pas uniquement, puisqu’il a participé à la reconstruction d’Agadir après le tremblement de terre de 1960. D’ailleurs, en 1980, il a reçu le prix Aga khan d’architecture pour les logements économiques qu'il a bâtis dans la capitale du Souss.
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