WAC-Raja, un derby affligeant
Le 119e derby casablancais a encore débouché sur un nul, cette fois-ci vierge (0-0). Beaucoup d’engagement sur le terrain, notamment au milieu mais aussi aux abords du stade, avant mais surtout après le match.
Un résultat prévisible
Inutile d’être devin pour faire un pronostic avant ce match, il suffisait de voir les statistiques, 20 nuls sur les 43 rencontres disputées depuis 1997.
De plus, depuis 15 ans désormais, beaucoup de derbies se ressemblent, avec un duel qui se limite au milieu de terrain.
Enfin, l’on sait que le classement des deux équipes n’a aucun effet supplémentaire sur la motivation des joueurs, cette partie étant le rendez-vous le plus important de l’année, en comptant également le retour.
L’enjeu a encore primé sur le jeu
Dès le coup d’envoi, les deux équipes étaient bien en place et plutôt accrocheuses. Le Raja tentait de jouer à une touche de balle et de relancer le plus proprement possible. Le WAC attendait son heure et à la 14e minute s’offrit la première véritable occasion du match, Ondama, bien servi en profondeur voyait son tir croisé de l’intérieur du pied droit repoussé par les cuisses du gardien du RCA.
A la suite de cette alerte, les Verts resserrèrent les boulons de leur défense mais commencèrent à perdre de leur sérénité, les arrières rajaouis n’hésitant plus à dégager le ballon alors qu’ils ne semblaient pas véritablement en catastrophe.
La fin de la première mi-temps vit l’arbitre Bouchaib El Ahrach, excellent de fermeté et de pédagogie, sanctionner Osaguona pour une agressivité répréhensible. La puissance de l’attaquant international nigérian lui avait auparavant (34e) permis de passer un défenseur avant de voir sa frappe finir dans le petit filet extérieur.
En deuxième mi-temps, l’entrée en jeu au sortir des vestiaires d’El Haddad changea quelque peu la donne, le virevoltant ailier wydadi se permettant quelques déboulés, la plupart du temps sur le flanc gauche, éliminant à chaque fois plusieurs vis-à-vis.
Sa présence fut néanmoins insuffisante, ses coéquipiers et adversaires semblant plus préoccupés par la peur de perdre qu’envahis par la rage de vaincre. D’où ce score nul, qui mathématiquement n’arrange personne, les Rouges perdant leur place de leader du championnat au profit du FUS, qui a désormais deux points d’avance et les Verts, de végéter dans le ventre mou du classement, alors qu’une victoire leur aurait permis d’accéder à la 4e place.
Le spectacle était ailleurs
On pourrait comprendre la déception des supporters qui ont encore organisé de magnifiques tifos, mais aussi envoyé du papier déroulé sur la pelouse, tout en conservant dans les tribunes leurs fumigènes.
Ce qui par contre est purement scandaleux, c’est l’absence d’un véritable dispositif de sécurité aux alentours du stade, les 3.500 agents obilisés se sont avérés insuffisants. La faute en incombe autant à la ville qui doit mettre en place un nombre suffisant de policiers qu’aux deux clubs censés gérer le déplacement des supporters, même s’il est intra-urbain.
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