Azzeddine Hachimi Idrissi accroche ses toiles à Rabat
Placé sur le thème "Pont entre deux mondes", le vernissage de l’exposition de l’artiste peintre Azzeddine Hachimi Idrissi se déroule à la galerie Nadira à Rabat.
Les œuvres de Azzeddine Hachimi Idrissi s’installent pendant deux semaines au sein de la galerie Nadira (La découverte), du 26 juin au 7 juillet à Rabat. Ni décoratives ni ornementales, les réalisations artistiques d’Azzeddine Hachimi Idrissi se distinguent par leur abstraction, l’omniprésence des couleurs, des traits, des formes et des volumes.
Avec cet ex-directeur du complexe culturel Moulay Rachid, les toiles partent à la rencontre du patrimoine visuel marocain, de l’esthétique arabo-andalouse et de ses motifs géométriques. Inspirés du zellige, de l’arabesque, de la miniature, de la broderie et des arts visuels du patrimoine, les œuvres de ce mordu de la peinture ne font pas appel à la mémoire visuelle de manière automatique, mais reproduisent ses icones et son vocabulaire visuel, conformément à son imaginaire esthétique propre.
Cette exposition permettra aux R'batis de découvrir dans les toiles de l’artiste les tendances de l’abstraction géométrique, de l’orphisme, avec son recours aux formes circulaires et aux mouvements chromatiques ondulatoires.
Riches en techniques de peinture, les travaux de Hachimi Idrissi offrent plusieurs tendances modernistes, comme le Hard Edge, une technique de peinture américaine étroitement liée à la peinture de l’abstraction, combinant la composition précise de l’abstraction géométrique avec de la couleur intense.
Le peintre recourt également au colorfield, une tendance lancée la fin des années 40, liée à l’expressionnisme abstrait, distincte de l’abstraction gestuelle ou la peinture d’action. Cette technique exploite la puissance expressive de couleurs vives, modulées par des effets de matières ou de demi-tons.
Né en 1953, Azzeddine Hachimi Idrissi est titulaire d’un doctorat en littérature française. Il a enseigné la langue et la littérature française depuis 1984 à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Ben Msik, établissement à forte vocation culturelle. Aujourd’hui, il se consacre pleinement à son jardin secret de toujours: la peinture.
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