Rafik Khalifa condamné à 18 ans de prison
Le principal accusé dans l'affaire Khalifa Bank, Abdelmoumen Rafik Khalifa, a été condamné mardi par un tribunal algérien à une peine de 18 ans de prison pour "corruption et banqueroute frauduleuse".
Le tribunal criminel de Blida, à 50 km au sud-ouest d'Alger, a également condamné l'ancien "golden boy" algérien à une amende d'un million de dinars (107 dinars = un euro) et ordonné la saisie de tous ses biens, au terme d'un nouveau procès qui a duré plus de 40 jours et a été qualifié "du scandale du siècle".
Le prévenu était poursuivi pour notamment "association de malfaiteurs, faux et usage de faux, corruption, et banqueroute frauduleuse".
Le 7 juin, le procureur avait requis contre lui la prison à perpétuité, soit la peine à laquelle il avait été condamné par contumace lors d'un premier procès en 2007.
Le tribunal a acquitté 53 prévenus parmi les 71 accusés poursuivis dans cette affaire, dont 21 sont en détention.
À la fin des années 1990, Rafik Khalifa, propriétaire d'une petite pharmacie, fonde un empire érigé autour d'une banque, d'une compagnie aérienne et de deux chaînes de télévision et employant 20.000 salariés en Algérie et en Europe.
Cependant, le groupe ne tenait debout que grâce aux placements des épargnants nationaux à des taux d'intérêt très attractifs chez Khalifa Bank.
Après la découverte de pratiques jugées "frauduleuses", la Banque d'Algérie va bloquer, en novembre 2002, les transferts vers l'étranger de Khalifa Bank. Cette décision va précipiter le naufrage du groupe, causant à l'État algérien et aux épargnants un préjudice estimé entre 1,5 et 5 milliards de dollars.
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