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Je veux donner mes organes, voici la marche à suivre

De la famille du donneur qui dit «oui» au médecin, du technicien du laboratoire exécutant les tests à la transplantation. Voici comment fonctionne le processus de don d’organes.

Je veux donner mes organes, voici la marche à suivre
Mohammed Berrahou
Le 24 avril 2015 à 16h43 | Modifié 24 avril 2015 à 16h43

Qui peut donner quoi, jusqu’à quel âge, sous quelles conditions? Le processus de don d’organes n’est pas médiatisé. En attestent les chiffres alarmants avancés par le ministère de la Santé le mois dernier: 20 à 25 greffes seulement sont effectuées annuellement au Maroc. C’est peu, trop peu!

Qui peut donner?

Tout individu peut indiquer son intention de faire un don. Les personnes ayant moins de 18 ans doivent avoir le consentement de leurs parents ou tuteurs. Le prélèvement est possible à tous les âges. Les nouveau-nés ainsi que les personnes âgées sont aussi des donneurs d’organes.

«Le prélèvement d’organes est possible même s’il est vrai qu’au-delà de 60 ans, les organes commencent à vieillir. Disons qu’il n y a pas de limite d’âges pour les prélèvements», nous explique Ramdani Benyounès, néphrologue.

Les personnes de plus de 60 ans, selon M. Benyounès, peuvent être des donneurs d’organes, comme les reins ou le foie, mais c’est rarement le cas pour le cœur. Finalement, ce qui compte c’est l’état de l’organe.

Le prélèvement est également possible pour des donneurs sous traitement médical, ou avec des antécédents médicaux. Les professionnels de la transplantation se chargeront d’évaluer l’état de vos organes afin de voir s’ils conviennent pour un don. Quant aux personnes séropositives, il est impossible, pour le moment, qu’elles fassent un don d’organes, contrairement dans des pays comme l’Allemagne qui l’autorise, à condition que la personne qui en bénéficiera soit également séropositive.

Comment faire un don d’organes?

Tout d’abord, il existe deux types de dons d’organes: La donation de son vivant et la donation après la mort. Pour les deux cas, la première étape consiste à  s’inscrire au registre des acceptations ou des refus du don auprès du président du tribunal de première instance le plus proche de votre lieu d’habitation muni de votre carte d’identité nationale.

Vous recevrez un formulaire dans lequel vous indiquerez si vous acceptez que vos organes soient greffés ou pas. Quel que soit votre choix, la loi donne la possibilité de revenir sur votre décision, à condition de faire la déclaration auprès d’un juge.

Pour la donation de son vivant, il est possible de donner un organe quand on est en vie. Le donneur ne doit pas être seulement en bonne santé, mais doit surtout faire partie de la famille du malade: Les parents, les frères et sœurs, l’oncle, la tante, le cousin germain, la cousine germaine, et le conjoint après, au minimum, un an de mariage. Cette condition a pour objectif d’éviter la vente d’organes.

 Quant à la donation après la mort, le donneur, hormis le consentement dans le registre des acceptations et des refus, doit informer sa famille et ses proches de sa décision. Et si son nom n’est pas inscrit dans le registre, la famille peut malgré cela donner l’autorisation au médecin de greffer la personne concernée. La décision finale revient à la famille quand le donneur n’a pas indiqué son refus dans le registre.

Si la famille accepte, le médecin vérifie la compatibilité du donneur et du receveur. Les facteurs peuvent inclure le type de sang, l’état immunitaire ou encore la distance géographique entre le donneur et le receveur. Le sexe, l’âge ou le niveau du revenu ne sont jamais pris en compte.

Une fois que le receveur est sélectionné, une équipe chirurgicale se déplace à l’hôpital pour greffer l’organe. Et comme dans toute autre opération, la chirurgie a lieu dans une salle d’opération à environnement stérile. L’organe est alors transporté dans un véhicule spécialement équipé dans des conditions d’hygiènes et de traçabilité de températures.

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Mohammed Berrahou
Le 24 avril 2015 à 16h43

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